27.11.04

Où sont passés les flux RSS ? [Internet]
Après la perte de mon agrégateur en ligne, et une pause d'un bon mois dans la lecture de certains weblogs, je me suis décidé à enfin installer un nouvel agrégateur. Qui dit nouvel agrégateur dit liste de flux à reconstruire. Et là, en allant sur L'Oeil de Mouche, je me trouve face à un problème dont j'avais déjà parlé avec l'intéressée au sujet d'un autre weblog (celui de Karl en l'occurence) : je ne trouve pas le lien vers le flux RSS. Je regarde en haut, en bas, dans la colonne de gauche ... et je ne mets toujours pas la main sur ce fameux flux. Il existe pourtant. D'ailleurs, le weblog en question étant géré avec Viabloga, je sais très bien comment trouver son adresse par moi-même (les weblogs d'une même plate-forme d'hébergement ont généralement la même structure - c'est ainsi que j'ai récupéré le flux Atom de certains weblogs gérés sous Blogger alors qu'il n'y avait aucun lien vers le-dit flux). Seulement voilà : comment le visiteur lambda peut-il trouver immédiatement le flux RSS ? En faisant "Afficher la source" et en regardant les balises meta ? Certes. Mais cette solution reste une méthode de geeks.

Parler d'accessibilité, c'est bien. Le mettre en oeuvre par des moyens simples, c'est encore mieux.

24.11.04

Contraste [Société]
Dans le dossier que consacrait hier Libération au thème des transports en commun (l'alourdissement des peines encourues en cas de récidives multiples notamment), une phrase qui illustre parfaitement la différence d'ambiance (à travers la politique sociale qui y est menée) entre la ville où je suis né (Annecy) et celle où je vis avec un plaisir certain depuis plus de trois ans (Nantes) :
"En France, le droit au transport gratuit dépend encore des seules bonnes volontés locales. Un RMiste voyage gratuitement à Nantes, paie 25 % du tarif à Dunkerque, plein pot à Annecy."

07.11.04

Mangajima n°2 [Publications]
Fidèles lecteurs, j'imagine qu'il y en a, parmi vous, qui déplorent le rythme lent qu'a adopté ce weblog ces derniers mois. Qui regrettent les néologismes et autres expressions cultes que je suis capable de produire, à mon insu, en plein milieu d'un argumentaire qui se voudrait le plus sérieux du monde. Oui, je sais, vous vous désolez de voir ce weblog prendre la poussière, vous regrettez mes merveilleuses envolées lyriques dignes d'un Beigbeder (c'est dire le haut niveau auquel je me place). Bref, vous êtes en manque de mes écrits ! Eh bien, rassurez-vous, j'ai une astuce pour que vous puissiez vous faire un fix. Finies les suées d'angoisse quand, mettant en marche votre agrégateur, vous vous demandez si j'ai mis un ligne un nouveau billet.

Pour avoir votre dose de textes écrits de ma main, rien ne vaut un Mangajima ! Le numéro 2 est sorti le 2 novembre en kiosques. Nous avons essayé de tenir compte des remarques de nos lecteurs suite au numéro 1, de sorte que ce nouvel opus jouit d'un degré de finition supérieur. Signalons notamment un changement d'imprimeur : plus de problèmes de couleurs, plus d'agrafes faiblardes, plus de problèmes de bandeaux qui correspondent pas, etc.
En ce qui me concerne, je signe dans ce numéro 2 :
- un article anime consacré à Last Exile ;
- un texte rétrospectif dédié à l'arrivée du manga Sailor Moon en France, en 1995 ;
- un texte rétrospectif dédié à l'arrivée du manga Street Fighter 2 en France, en 1995 ;
- une critique des DVD de Generator Gawl ;
- une critique du premier coffret DVD de Ai Yori Aoshi ;
- une critique du premier volume du manga Tsubasa Reservoir Chronicle ;
- une critique du premier volume du manga Galaxy Express 999 ;
- une critique du premier volume du manga Fushigi Yugi - La Légende de Gembu.
Le sommaire détaillé est en ligne, et ce numéro peut être commandé via la boutique en ligne au cas où vous ne le trouveriez pas chez votre marchand de journaux préféré.

Bref, plus sérieusement et pour conclure : vous aurez compris que si ce weblog semble parfois plongé dans une ambiance léthargique, c'est que ma participation à Mangajima me demande un peu de temps. Et mes neurones carburent à fond pour proposer des textes qui soient à la hauteur des espoirs que nous avons placé dans ce magazine. J'en profite pour remercier tous nos lecteurs, tous ceux qui donnent leur chance à cette initiative de passionnés. Nous essayons de créer quelque chose de neuf et de rafraîchissant, bien décidés que nous sommes de donner corps à nos rêves.
Cutie Honey, l'adaptation live par Hideaki Anno [Cinéma]
Cutie Honey, le légendaire manga de Go Nagai, adapté en film live par Hideaki Anno, le réalisateur d'Evangelion, décoiffe. Une esthétique très respectueuse de l'oeuvre originale, un début de film hilarant (la suite aussi ... disons seulement que les premières minutes sont particulièrement frappantes et entraînantes), une musique qui s'accorde bien à l'action (le fameux générique de Cutie Honey est bien présent), une réalisation dans la droite lignée des délires visuels auxquels Anno nous a habitué (insertion de plans dessinés à certains moments clefs ; stylisation stéréoscopique de certains "coups spéciaux").
Pour ceux qui ne connaitraient pas encore ce monument : Cutie Honey est une androïde qui doit s'empiffrer d'onigiri pour avoir l'énergie nécessaire à sa transformation (le fameux "Honey Flash"). Dès lors, elle est capable de tenir tête aux méchants qui sèment la zizanie à Tôkyô. Et qui, dans le film, convoitent ses pouvoirs.
Au final, c'est un régal pour peu qu'on soit fan de la jolie androïde ou, tout au moins, des films japonais un rien déjantés. D'autres ont été charmés avant moi par ce film. A juste titre.

NB : Cutie Honey était diffusé en avant-première française dans le cadre du festival Utopiales 2004 de Nantes.

04.11.04

Première fois [3615 It\'s My Life]
Ce soir, j'ai reçu mon premier vrai bulletin de paie. Avec cotisations au régime général de la sécu, cotisations pour la retraite, le chômage, etc. Cela fait un petit quelque chose.

C'est pour moi l'occasion de faire un petit résumé pour ceux qui n'auraient pas forcément suivi les épisodes précédents de mes fantastiques aventures : chanceux que je suis, j'ai réussi à obtenir, à l'issue de ma dernière année d'école d'ingénieur, une bourse pour préparer un doctorat au cours des trois prochaines années. J'ai officiellement commencé ma thèse le premier octobre, dans la continuité de mon sujet de DEA. Sans trop rentrer dans les détails, mon sujet porte sur les réseaux de Petri, un des outils permettant la modélisation et la vérification de systèmes temps réel (comprendre par là des systèmes intégrés, par exemple, dans des architectures embarquées telles que les avions ou les fusées). C'est un domaine assez théorique, pour mon plus grand plaisir, avec un peu de manipulations pratiques (une pincée de codage en C/C++). Je suis par ailleurs, pour les trois prochaines années, moniteur au sein du département info-math de l'ECN, ce qui signifie que j'y ferai, chaque année, 64h d'équivalents TD en enseignement (encadrement de TD et de TP). Cela sera aussi l'occasion de suivre, chaque année, un certain nombre de jours de formation ; formations qui sont sensées constituer une introduction au métier d'enseignant-chercheur.

Vous vous demandez peut-être ce que fait un doctorant durant son premier mois de thèse ? Eh bien, en vrac, il termine ses multiples dossiers administratifs d'inscription dans tel et tel établissement, s'arrache les cheveux pour savoir de quel régime de sécurité sociale il relève (où l'on revient toujours au statut "hors-norme" du thésard, étudiant et salarié), il s'installe dans son nouveau bureau (dès qu'il a réussi à obtenir la clef du-dit bureau), range les affaires de son prédécesseur parti en post-doctorat, il continue ses recherches, il prépare très (trop ?) studieusement ses premières interventions en TP, il hérite de la responsabilité des machines à café de la cafétéria du labo ... Et puis, accessoirement, même si cela signifie quelques sacrifices sur le plan financier par rapport à ses petits camarades embauchés dans l'industrie, il se réjouit des contacts qu'il a au quotidien, des grandes discussions sur tel ou tel sujet, et, surtout, d'avoir pu poursuivre dans la voie à laquelle il aspirait.
Le Village, interruptions de service, hacking et cie [Informatique]
Une des motivations qui m'avaient conduit à migrer mon weblog du Village à OVH était les indisponibilités passagères des serveurs du Village. La chose avait finalement été corrigée en début d'année, tant et si bien que j'avais utilisé mon compte là-bas pour héberger le site et le forum de la convention MangaCity de Rennes (réalisé sous Spip, étant donné que plusieurs personnes devaient pouvoir être capables d'y mettre du contenu), mais aussi pour stocker des choses telles que mon agrégateur en ligne ou les maquettes et rapports du projet "weblog" réalisé l'an dernier dans le cadre de mes études.

Mais voilà, en fin de semaine dernière, les serveurs du Village ont commencé à être piratés. Pour un résumé des faits, je vous cite un extrait du mail envoyé à chaque hébergé ce matin :
Jeudi dernier, le 28 octobre, nous avons constaté l'existence d'une faille de sécurité sur nos serveurs web (Apache 1.3.31). Cette faille n'était pas encore documentée et touchait tous les hébergeurs utilisant Apache dans cette version, alors la dernière en date.
Le correctif de cette faille n'a été publiée que le vendredi 29 octobre :
http://www.apache.org/dist/httpd/Announcement.html
et http://www.ciac.org/ciac/bulletins/p-025.shtml (pour la date)

Alors même que nous constations l'existence de cette faille, nous avons reçu les alertes annonçant la corruption de certains sites.
Face au danger représenté par cette faille pour tous nos serveurs d'hébergement, nous avons du prendre une décision rapide et préventive dans l'intérêt de tous les villageois hébergés. Si nous avions laissé nos serveurs en production, cette faille aurait pu être exploitée et utilisée sur tous nos serveurs, compromettant ainsi vos données.
Voilà pourquoi nous avons pris la décision de couper tous nos serveurs pour procéder à un audit de sécurité complet.
Une fois les serveurs arrêtés nous avons pu constater que certains sites avaient malheureusement été endommagés.

Les serveurs étant coupés, nous en avons profité pour effectuer une mise à jour globale de l'architecture :
- nouveau noyau linux
- nouveau système de fichier
- nouvelles versions des logiciels serveurs (Mail, FTP, MySQL, etc.)

N'ayant alors pas encore d'informations sur la faille du serveur web, nous avons décidé de changer de version en passant d'Apache1.3 à Apache2 (il existe deux branches du serveur web Apache : 1.3.x et 2.x). La dernière version d'Apache 2 n'ayant pas de failles connues. Cela nous permettait de remettre les serveurs en production plus rapidement.
Une telle migration a demandé de nombreux travaux d'ajustement et de migration des configurations. Voilà pourquoi vous avez pu constater des dysfonctionnements au niveau des serveurs FTP ou mail, par exemple.
Nos techniciens ont travaillé sans discontinuer de jeudi matin à vendredi soir pour assurer un retour en ligne de vos sites le plus rapide possible. Ils travaillent depuis à des ajustements.

Aujourd'hui la plate-forme est stabilisée et sûre.

Oui, mais au passage, un certain nombre de données ont été perdues. Certes, les bases de données n'ont pas été corrompues. Mais, par exemple, tous les fichiers qui figuraient sur mon compte chez Le Village ont été supprimés lors de cette tentative de piratage.
Mais, vous direz-vous peut-être, Le Village, en tant qu'hébergeur professionnel/payant, avait certainement du faire des backup des sites hébergés sur sa plate-forme ? Sur ce point, je vous laisse déguster la fin du mail adressé ce matin aux abonnés :

----------------------------------------------
Pour remettre votre site en ligne :
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Vous avez peut être constaté certains dysfonctionnements sur votre site : pages disparues ou remplacées par un contenu qui n’est pas le vôtre.
Il vous faut alors effacer le contenu malveillant et remettre votre site en ligne.
Pour ce faire, vous pouvez vous connecter à votre compte en ftp, selon la procédure qui suit :
- téléchargez, si vous n’en avez pas déjà un, le logiciel de ftp gratuit à l'adresse : http://www.smartftp.com/
- entrez dans la partie "hôte" le nom de votre site (www.monsite.com ou monsite.levillage.org)
- dans la partie "login", entrez votre pseudo villageois
- dans la partie "pass", votre pass villageois, validez par entrée
- une fenêtre s'ouvre contenant les dossiers de vos sites, double cliquez dessus pour voir le dossier "www", puis ouvrez le dossier "www" en double-cliquant dessus.
- vous pouvez alors supprimer les pages de votre site, et remettre vos pages de sauvegarde en faisant glisser les pages vers cette fenêtre.

Morale de l'histoire : il serait temps que je fasse des back-up réguliers non plus seulement de mon weblog, mais aussi de tous les sites auxquels je peux participer, notamment les sites collaboratifs (pour le site de la convention sus-citée, je n'avais pas fait de sauvegarde des fichiers texte uploadés par chacun ... bien mal m'en a pris).
Petite leçon personnelle : avec le temps qui passe, j'ai de moins en moins envie de faire ce genre de tâches de maintenance. Je ne dois pas être un véritable informaticien ...

PS : je n'ose même pas évoquer le fait que le client FTP conseillé par Le Village ne marche que sous Windows. Vive l'ouverture sur les autres plate-formes (pour ceux qui ne le sauraient pas, j'ai fini par migrer sur Mac) - c'est si difficile de citer, par exemple, RBrowserLite.

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Les vignettes ci-dessus correspondent à mes coups de coeur du moment. Elles représentent :
  • Nantes : la ville dans laquelle j'étudie depuis plus de deux ans. Un climat et un cadre des plus agréables.
  • K's Choice : c'est au cours de mon séjour en Belgique que j'ai découvert ce groupe de pop-rock belge. K's Choice a percé sur la scène internationale en 1996, avec le tube "I'm not an addict". Pourtant, le talent de Sarah et Gert Bettens ne saurait se résumer à ce seul titre. Une compilation, intitulée "10" et résumant les dix années d'existence du groupe est disponible en CD et en DVD.
  • Keren Ann : elle s'était fait un nom en travaillant avec Benjamin Biolay sur l'album "Vue sur ..." de Salvador. Après une très belle "Disparition", elle nous revient avec un album anglais tout en délicatesse, Not Going Anywhere. Un pur bonheur.
  • Cali : révélation musicale de cette rentrée, Cali a composé un album traitant d'un seul et unique thème : l'amour. Il en parle avec réalisme et humour. A découvrir.
  • Wolf's Rain : série d'animation réalisée par le prolifique et talentueux Studio Bones, Wolf's Rain se situe dans un futur dont les loups auraient disparu. Pourtant, eux seuls connaîtraient le chemin vers l'Eden. Et si des loups solitaires rôdaient encore en ce monde ?
  • Lene Marlin : révélation musicale de la rentrée 1999, la jeune norvégienne nous propose enfin son second album (Another Day). Les textes sont plus mâtures, la voix toujours aussi douce, bien soutenus par une musique efficace.
  • 24 : dans le seconde saison de 24 (renommée 24h Chrono sur Canal +), Jack Bauer et David Palmer, devenu le premier Noir président des Etats-Unis, doivent empêcher qu'une bombe nucléaire n'explose à Los Angeles. Un compte-à-rebours tendu, avec toujours plus de rebondissement, de retournements de situations, de pression.
  • Buffy The Vampire Slayer : la septième et dernière saison de Buffy sera diffusée bientôt en France. 22 derniers épisodes qui concluent en beauté la série, avec un ennemi plus redoutable que jamais. Cette saison, tout sera une question de pouvoir.
  • Witch Hunter Robin : série TV de 26 épisodes produite en 2002 par Sunrise. Une ambiance prenante, un scénario intelligent.

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