10.01.05
Bloc-notes : chiffre surprenant [Thèse]
Je viens de réaliser que, dans mon labo (d'un point de vue "localisation physique" - en pratique, le laboratoire s'étend sur trois sites), parmi les 27 doctorants en Sciences et Technologies de l'Information et des Matériaux, 23 sont ingénieurs.
02.01.05
Bloc-note : étude concernant les moniteurs [Thèse]
Une intéressante étude datant de 2001 sur les moniteurs (via Emmanuel Zarpas sur HotDocs).
Pour rappel, le monitorat est une activité que peuvent faire les doctorants, en complément de leurs recherches. Il s'agit de donner annuellement 64 heures de travaux dirigés ou 96 heures de travaux pratiques dans l'enseignement supérieur. Cette activité s'accompagne d'une formation à l'enseignement (dix jours de formation chaque année).
Extraits :
Pour rappel, le monitorat est une activité que peuvent faire les doctorants, en complément de leurs recherches. Il s'agit de donner annuellement 64 heures de travaux dirigés ou 96 heures de travaux pratiques dans l'enseignement supérieur. Cette activité s'accompagne d'une formation à l'enseignement (dix jours de formation chaque année).
Extraits :
La présence des femmes dans la population des moniteurs varie considérablement selon les disciplines. Les femmes sont beaucoup plus nombreuses dans les disciplines non scientifiques (50 à 60 %) et en sciences de la Vie et santé (50 %), comparé aux disciplines scientifiques traditionnellement très « masculines » (de 20 % en mathématiques-informatique à 39 % en chimie).
[...]
Au collège, plus de trois moniteurs sur quatre (77 %) ont étudié le latin et/ou le grec, contre seulement 27 % au niveau national. Au lycée, l’écart relatif est encore plus important : 45 % des moniteurs ont fait du latin et/ou du grec, contre 8 % au niveau national.
[...]
Une nouvelle fois, l’origine sociale s’avère constituer un facteur déterminant dans le devenir des élèves et étudiants. Comparés à l’ensemble des étudiants inscrits en troisième cycle universitaire, les moniteurs sont nettement moins issus de familles socialement « défavorisées ». Le fait le plus marquant est la sur-représentation des parents enseignants et appartenant à des professions scientifiques.
[...]
La profession des parents est également à associer à leur niveau d’études : 57 % des pères et 51 % des mères ont fait des études supérieures. La part des parents ayant atteint le niveau du troisième cycle universitaire s’élève à 29% pour les pères et à 13% pour les mères.
[...]
– plus de la moitié de la population (53 %) a eu un parcours exclusivement universitaire ;
– 27 % des moniteurs ont suivi une CPGE et ont été admis dans une grande école ;
– 11 % sont passés par une CPGE avant d’intégrer l’université ;
–enfin, le dernier groupe (9 %) est constitué par des étudiants qui ont commencé leurs études soit à l’université (6 %), soit dans un autre établissement (3 %, IUT, BTS, études à l’étranger), et qui réussissent à entrer ensuite dans une grande école.
27.12.04
La recherche, c'est quoi ? [Thèse]
Les gens écarquillent souvent les yeux quand je leur dis que je fais de la recherche. Soit ils ne comprennent pas qu'il y ait des recherches à mener en informatique (sic), soit ils ont en tête l'image d'Epinal du scientifique en blouse blanche avec ses tubes à essai. Essayons donc de lever un peu le voile.
L'activité de recherche se compose généralement de trois activités indissociables :
- les études bibliographiques : la hantise de tout doctorant, c'est de voir, le jour de la soutenance de thèse, un membre du jury annoncer qu'un autre avait déjà obtenu les mêmes résultats trente ans auparavant. Pour éviter que ce cauchemar ne devienne réalité, il est indispensable de prendre connaissance des résultats auxquels sont parvenus les chercheurs ayant étudié le domaine auparavant. Pour ce faire, différentes possibilités : les livres, les conférences/écoles d'été qui se déroulent régulièrement à travers le monde et les articles publiés dans des revues scientifiques spécialisées. Internet simplifie considérablement la tâche. Grâce à des moteurs de recherche spécialisés tel que Citeseer, il est aisé de trouver des publications sur des thèmes pointus. Il convient enfin de faire la synthèse des informations recueillies.
- les recherches personnelles à proprement parler : là, il faut faire preuve d'imagination, savoir établir des passerelles entre des domaines connexes, développer de nouveaux formalismes, de nouvelles modélisations, de nouvelles expériences. Prendre un crayon et faire marcher la matière grise. Mais rien n'assure, a priori, que nous parviendrons à des résultats intéressants. La recherche est faite d'incertitudes, il faut l'accepter. C'est l'une des principales difficultés de ce métier, j'y reviendrai certainement dans les prochains mois.
- la transmission des résultats auxquels nos recherches nous ont conduit. Chercher dans son coin, c'est bien ; faire connaître ses (éventuels) résultats au monde, c'est mieux. Pour ce faire, il faut publier dans des revues (et/ou dans les actes de conférences), présenter ses travaux dans des conférences ou au cours de séminaires. Pour qu'un article soit accepté, il doit passer entre les mains de reviewers qui donnent, ou non, leur aval (comprendre aussi leur caution scientifique) à la publication/présentation en conférence. La publication est une activité critique car elle constitue une validation du travail effectué : ainsi un maître de conférences est considéré comme actif au regard des critères du CNRS s'il a publié deux fois en revue au cours des quatre dernières années. De même, pour être autorisé à soutenir son doctorat, un thésard doit avoir publié en conférence ou en revue. Bien évidemment plus une conférence/revue est renommée, plus la sélectivité "à l'entrée" est élevée.
L'activité de recherche se compose généralement de trois activités indissociables :
- les études bibliographiques : la hantise de tout doctorant, c'est de voir, le jour de la soutenance de thèse, un membre du jury annoncer qu'un autre avait déjà obtenu les mêmes résultats trente ans auparavant. Pour éviter que ce cauchemar ne devienne réalité, il est indispensable de prendre connaissance des résultats auxquels sont parvenus les chercheurs ayant étudié le domaine auparavant. Pour ce faire, différentes possibilités : les livres, les conférences/écoles d'été qui se déroulent régulièrement à travers le monde et les articles publiés dans des revues scientifiques spécialisées. Internet simplifie considérablement la tâche. Grâce à des moteurs de recherche spécialisés tel que Citeseer, il est aisé de trouver des publications sur des thèmes pointus. Il convient enfin de faire la synthèse des informations recueillies.
- les recherches personnelles à proprement parler : là, il faut faire preuve d'imagination, savoir établir des passerelles entre des domaines connexes, développer de nouveaux formalismes, de nouvelles modélisations, de nouvelles expériences. Prendre un crayon et faire marcher la matière grise. Mais rien n'assure, a priori, que nous parviendrons à des résultats intéressants. La recherche est faite d'incertitudes, il faut l'accepter. C'est l'une des principales difficultés de ce métier, j'y reviendrai certainement dans les prochains mois.
- la transmission des résultats auxquels nos recherches nous ont conduit. Chercher dans son coin, c'est bien ; faire connaître ses (éventuels) résultats au monde, c'est mieux. Pour ce faire, il faut publier dans des revues (et/ou dans les actes de conférences), présenter ses travaux dans des conférences ou au cours de séminaires. Pour qu'un article soit accepté, il doit passer entre les mains de reviewers qui donnent, ou non, leur aval (comprendre aussi leur caution scientifique) à la publication/présentation en conférence. La publication est une activité critique car elle constitue une validation du travail effectué : ainsi un maître de conférences est considéré comme actif au regard des critères du CNRS s'il a publié deux fois en revue au cours des quatre dernières années. De même, pour être autorisé à soutenir son doctorat, un thésard doit avoir publié en conférence ou en revue. Bien évidemment plus une conférence/revue est renommée, plus la sélectivité "à l'entrée" est élevée.
11.12.04
La thèse, une communion d'esprit [Thèse]
Récemment, Saki revenait, de manière très juste, sur un aspect (caractérisque) du doctorat :
La préparation d'une thèse, ce n'est pas seulement le chemin (semé d'embûches) vers un diplôme supplémentaire. C'est beaucoup plus que cela : certaines convictions, un certain mode de vie, une certaine passion (pour l'occasion, le terme peut revêtir tout son sens étymologique), plein de points communs (et aussi de codes) basés sur des expériences qui, singulières soient-elles, se ressemblent furieusement. D'ailleurs, les thésards vont jusqu'à se bâtir une pop-culture à eux. Et c'est hilarant (en tout cas, pour le thésard que je suis).
"Je savais déjà qu'entre thésards, il existe une communion d'esprit qu'il est difficile d'expliquer au reste du monde. Une connexion. Un lien. On se reconnait dans la rue, quoi. On est membre de la même secte cruelle. On flignotte quand on se croise en congrès. On est irresistiblement attiré les uns vers les autres tels d'anciens combattants d'une guerre obscure et éternelle."
La préparation d'une thèse, ce n'est pas seulement le chemin (semé d'embûches) vers un diplôme supplémentaire. C'est beaucoup plus que cela : certaines convictions, un certain mode de vie, une certaine passion (pour l'occasion, le terme peut revêtir tout son sens étymologique), plein de points communs (et aussi de codes) basés sur des expériences qui, singulières soient-elles, se ressemblent furieusement. D'ailleurs, les thésards vont jusqu'à se bâtir une pop-culture à eux. Et c'est hilarant (en tout cas, pour le thésard que je suis).
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Les vignettes ci-dessus correspondent à mes coups de coeur du moment. Elles représentent :
- Nantes : la ville dans laquelle j'étudie depuis plus de deux ans. Un climat et un cadre des plus agréables.
- K's Choice : c'est au cours de mon séjour en Belgique que j'ai découvert ce groupe de pop-rock belge. K's Choice a percé sur la scène internationale en 1996, avec le tube "I'm not an addict". Pourtant, le talent de Sarah et Gert Bettens ne saurait se résumer à ce seul titre. Une compilation, intitulée "10" et résumant les dix années d'existence du groupe est disponible en CD et en DVD.
- Keren Ann : elle s'était fait un nom en travaillant avec Benjamin Biolay sur l'album "Vue sur ..." de Salvador. Après une très belle "Disparition", elle nous revient avec un album anglais tout en délicatesse, Not Going Anywhere. Un pur bonheur.
- Cali : révélation musicale de cette rentrée, Cali a composé un album traitant d'un seul et unique thème : l'amour. Il en parle avec réalisme et humour. A découvrir.
- Wolf's Rain : série d'animation réalisée par le prolifique et talentueux Studio Bones, Wolf's Rain se situe dans un futur dont les loups auraient disparu. Pourtant, eux seuls connaîtraient le chemin vers l'Eden. Et si des loups solitaires rôdaient encore en ce monde ?
- Lene Marlin : révélation musicale de la rentrée 1999, la jeune norvégienne nous propose enfin son second album (Another Day). Les textes sont plus mâtures, la voix toujours aussi douce, bien soutenus par une musique efficace.
- 24 : dans le seconde saison de 24 (renommée 24h Chrono sur Canal +), Jack Bauer et David Palmer, devenu le premier Noir président des Etats-Unis, doivent empêcher qu'une bombe nucléaire n'explose à Los Angeles. Un compte-à-rebours tendu, avec toujours plus de rebondissement, de retournements de situations, de pression.
- Buffy The Vampire Slayer : la septième et dernière saison de Buffy sera diffusée bientôt en France. 22 derniers épisodes qui concluent en beauté la série, avec un ennemi plus redoutable que jamais. Cette saison, tout sera une question de pouvoir.
- Witch Hunter Robin : série TV de 26 épisodes produite en 2002 par Sunrise. Une ambiance prenante, un scénario intelligent.
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