06.01.05

XVIII [Citations]
Dans l'épisode 9 de la saison 1 de Six Feet Under.

En version originale :
Nate: You know, sometimes I wish I could be this completely selfish asshole that didn't give a shit about anything and I could just work at some mindless job that paid me a fuckload of money.

Brenda: (laughs) No, you don't.

Nate: It would make my life a lot easier.

Brenda: You don't want your life to be easier.
En français :
Nate : Si je pouvais être comme ce type égoiste qui se fout de tout ... qui ferait n'importe quoi pourvu que ça rapporte !

Brenda (rires) : Tu pourrais pas.

Nate : Ma vie serait plus facile.

Brenda: T'as pas envie d'une vie plus facile.

01.08.04

XVII [Citations]
De Jean-François Kahn, dans l'édito de Marianne, daté du 31 juillet 2004 :
"Peut-on encore changer le monde ?
De toute façon, y renoncer ne l'empêchera pas de changer, mais reviendrait à laisser à d'autres, en particulier aux forces de regression, le soin de déterminer la nature de ce changement.
Le monde change et changera, en effet, malgré nos démissions, mais dans le sens désiré par ceux qui y investiront, eux, le plus de volonté, de fanatisme ou de rage.
N'est-ce pas ce qui se passe aujourd'hui ? Chaque jour nous reculons d'un nouveau cran. Chaque jour, nous défaisons un nouveau pan de ce que construisirent ceux qui, justement, voulaient changer le monde. [...]

La question n'est finalement pas : "Peut-on changer encore ce monde-là ?" car les malheurs qu'il génère ne sont contrebalancés que par la désespérance qu'il encourage ou les fureurs qu'il suscite. Mais : "Qui le changera ? Et dans quelles perspectives ?"
Dit autrement, renoncer aux révolutions pour le meilleur, c'est laisser le champ libre aux révolutions pour le pire.[...]
"

16.04.04

XVI [Citations]
De Magyd Cherfi, s'interrogeant notamment sur ces footballeurs sans aucun engagement citoyen (on cherche toujours un Zidane défendant le droit de vote des immigrés), dans un texte intitulé Le Foot à Droite, in Livret de Famille :
"Qui a dit que la France était métisse ? Dans un rêve socialiste, peut-être. La France, elle est métisse en rien. Demandez donc à un quelconque quidam de couleur s'il se sent chez lui dans cet hexagone. Idem dans l'équipe de France. Dans ce team tricolore, il n'y a pas plus de Beurs que de Kanaks ou de Blacks, mais des mercenaires de la thune.

Ces joueurs-là, la France métisse, ils s'en battent les couilles, comment leur en vouloir. On leur demande rien d'autre que de taquiner le cuir, c'est ce qu'ils font. S'ils sont là, c'est parce que ce sont des joueurs d'exception, pas le fruit d'un travail supposé d'intégration des minorités ethniques. Sur ce point-là, c'est au nombre qu'on évolue la valeur d'un principe.

La France aime Zizou, pas les Arabes ; la France aime Khaled, pas les Algériens ; la France aime Zebda, pas les Beurs ... Ca fait la différence. [...]
"

22.03.04

De Alain Rémond, dans sa chronique "Le chroniqueur adore les élections" (in Marianne n°361) :
"Et s'il faut vraiment mettre les points sur les i, il y a une chose qui énerve le chroniqueur (parmi les milliards de choses qui l'énervent), c'est d'entendre et de lire, depuis des semaines et des semaines, que les élections régionales n'intéressent personne. Il est peut-être anormal, le chroniqueur, mais les élections régionales le passionnent, comme toutes les élections. Il en a marre d'entendre, de lire que tout le monde s'en fout. Comme il en a marre d'entendre, de lire que la politique ne sert plus à rien, que personne n'y croit plus. Que de toute façon, tout est du pareil au même et vice versa. Il est peut-être paléolithique, le chroniqueur, mammouth fossile, mais il ne se refera pas : il adore la politique, il adore les élections, il adore le résultat des élections. Que trop d'hommes politiques ne fassent rien pour faire aimer la politique, ça l'énerve encore plus. Mais le choix du peuple, ce moment où le peuple décide à quoi il veut ressembler, comment il se voit, où il veut aller, c'est un événement qu'il vit à chaque fois comme une aventure.
Qui sommes-nous vraiment ? Que pensons-nous vraiment ? Voilà ce que disent les élections, toutes les élections. Et le chroniqueur a toujours le frisson d'avant 20 heures, le dimanche soir, quand vont apparaître les chiffres, les projections, les pourcentages. Il fait de la tachycardie politique, il fait exploser le thermomètre par fièvre électorale.[...]
"

15.03.04

XIV [Citations]
De Mathieu Lindon, dans sa chronique de la semaine pour Libération (daté du 13 mars 2004) :
"Ce n'est pas parce que l'opposition est lamentable que le gouvernement ne l'est pas. Sur ce point, il y a union sacrée. On a le sentiment que le Premier ministre et son équipe sont mus par une stricte volonté d'élimination. Nicolas Sarkozy supprime les méchants, Jean-François Mattei les vieux, Luc Ferry les chercheurs, Dominique Perben les innocents (qui ne sont pas au gouvernement) et Jean-Pierre Raffarin les opinions favorables. On se demande aussi si ce n'est pas par jalousie, pour éviter toute concurrence loyale, que Jean-Jacques Aillagon s'attache à liquider les festivals tant il est un festival à lui tout seul. Et qui sait si la vraie raison de notre opposition à la guerre en Irak n'est pas que ç'aurait été Michèle Alliot-Marie, en tant que ministre de la Défense, qui aurait dû s'en occuper ? On a préféré ne pas prendre le risque. Ce gouvernement est une bande inorganisée où chacun souhaite en finir avec son secteur de son côté. Il faudra faire attention à l'abstention, dans les élections qui s'annoncent, que Jean-Pierre Raffarin n'en prenne pas prétexte pour supprimer les élections, puisque ça n'intéresse personne.[...]"

17.02.04

XIII [Citations]
De Loubna Méliane dans Vivre libre :
"Militer, contester les règles injustes est pour moi une manière d'avancer, et de ne pas passer mon temps à me regarder le nombril. Je porte comme d'autres, depuis l'enfance, des choses lourdes, mais je suis certaine que rester tourné vers le passé empêche d'avancer dans la vie. Faire avancer les autres me fait avancer moi aussi. J'ai toujours été comme ça. Je me suis toujours occupée des autres et très peu de moi.[...]

De même, quand je milite, je ne pense pas à moi, mais à ceux qui arrivent derrière, la génération de mes petits frères et soeurs. Pour moi, les choses n'ont pas été simples, alors si je peux les changer pour eux ... C'est plus facile de parler des autres que de soi-même, plus facile d'auder les autres que de s'aider soi-même. Et en même temps, les autres nous donnent de vraies leçons de vie en nous permettant de mieux nous accepter tel que l'on est, avec nos conflits intérieurs, nos échecs, nos réussites provisoires, nos rêves et nos cauchemars, nos enthousiasmes et nos déceptions.
"

15.02.04

XII [Citations]
De Jennifer, 17 ans, la fille de Patrice Jondreville (via Le Journal du Dimanche) :
"Dans ces quelques pages, je vais vous raconter comment la vie heureuse et amoureuse d'un couple peut passer du mot "bonheur" au mot "malheur". Un couple d'homosexuels, ce genre de couple qui est aussi appelé "gay". Ici, nous parlerons de deux hommes, des êtres humaines, en chair et en os, qui ont un coeur et savent s'en servir comme tout être humaine s'en servirait.[...]

Après quatorze ans de vie commune, Patrice a une seule et unique peur maintenant : perdre Sébastien. Patrice et Sébastien s'aiment. Ils ont tout affronté. Et ceux qui font ça sont des monstres. Car cette fois Sébastien n'a pas été victime d'une agression mais d'une tentative d'assinat, d'un acte homophobe qui aurait pu arriver à n'importe quelle personne homosexuelle.[...]

Comment peut-on traiter un homme de cette manière ? Comme peut-on briser la vie d'un homme qui ne demande rien à personne ? Un homme martyrisé par une bande de jeunes qui ne supportent pas les homosexuels. Mais où va-t-on dans ce monde de dingue. Faut-il tuer tous les hommes que l'on méprise ? Qui a le droit de juger une personne ou de lui faire du mal quand bon lui semble ? Personne ! [...] Une vie, on n'en a qu'une. Et celui qui veut gâcher la sienne en a le droit, mais pas celui de gâcher celle des autres.
"

Sébastien, le compagnon de Patrice Jondreville, a été immolé par des inconnus le 16 janvier dernier. Le couple était harcelé depuis son installation à Lens, en 2001 : des actes d'homophobie révoltants et inexcusables. Suite à ce drame, le ministre de la Justice a annoncé qu'il ferait dans les prochaines semaines des propositions pour que le dispositif législatif soit doté de mesures pour lutter contre l'homophobie. Jean-Jacques Aillagon, ministre de la Culture et lui-même homosexuel, a garanti qu'il veillerait à ce que soit mise en place une initiative législative en la matière, expliquant qu'"il est très important que l'homophobie soit désormais désignée comme un comportement délictueux."

11.01.04

Dans Lost In Translation :
Charlotte : I'm stuck. I just don't know what I'm supposed to be.
Bob Harris: You'll figure that out. The more you know who you are, and what you want, the less you let things upset you.


Charlotte : Je ne sais pas quoi faire.
Bob Harris : Vous trouverez. Plus on sait qui on est et ce qu'on veut, moins on se laisse atteindre par les choses.


Bob Harris (Bill Murray) et Charlotte (Scarlett Johansson)

09.01.04

Extrait de l'étude sur "la place du travail dans l'identité" des actifs publiée mercredi par le ministère du Travail [via Libération] :
"Les actifs immigrés accordent plus d'importance au travail que les Français non directement issus de l'immigration."

17.12.03

De Benjamin Biolay, dans le portrait que lui a consacré Libération le mercredi 17 décembre 2003 :
« C'est plus risqué aujourd'hui, plus révolutionnaire de dire : "Je suis avec le PS" que de dire : "Je suis altermondialiste", ça, c'est le kit qui va avec tout album du moment. »

Et, enchaîne en expliquant les raisons qui le poussent à s'intéresser à la vie politique (espérons que sa "prédiction" s'avérera fausse) :
« Ma passion pour la chose politique me ramène sur terre. Je peux être dans ma musique, avoir peur du téléphone, manger n'importe quoi, et puis je vois Sarko à la télé et ça fait pschitt. Sarkoland, c'est flippant, on va y passer, ça me dérange, moi, de ne pas connaître ses idées.»

12.12.03

VIII [Citations]
To be single or not to be ?
De Merriadoc :
Achetez vous tout ce que vous désirez. Appréciez votre tranquillité. Soyez fier d'avoir réussi par vous même et de ne devoir rien à personne. Gardez jalousement votre indépendance. Criez votre joie d'avoir tout encaissé sans broncher.
Il vous manquera toujours un être pour vous offrir un regard différent, vous tendre une main amie, donner de l'éclat à vos souvenirs.

11.12.03

VII [Citations]
De Valérie Lagrange,le 01/02/2003, dans le livret qui accompagne son dernier album Fleuve Congo :
Si, au lieu de croire en un hypothétique Dieu, les hommes avaient cru en eux-mêmes et s'étaient respectés, beaucoup de morts, de larmes et de souffrances leur auraient été épargnées.
Je ne crois pas en un Dieu, je crois en l'homme, en son incroyable plusion de vie qui l'a projeté en si peu de temps si l'on considère les milliards d'années d'existence de la terre, des arbres où il vivait en se nourrissant de baies sauvages jusqu'aux lointaines planètes qu'il explore maintenant régulièrement.
Rien ne lui a été donné. Son combat pour la survie dans une nature hostile et cruelle où la loi de base est "tue pour ne pas être tué" a été âpre et douloureux.
Il faut lui pardonner sa barbarie et toutes ses erreurs. Il fait ce qu'il peut. Il est en devenir. Il s'améliore tout doucement.
On ne voit bien la montagne que lorsqu'on s'en éloigne.
Il faut apprendre le pardon.
Le pardon, c'est notre grandeur, notre humanité, notre altitude, notre dignité, sans lui nous ne sommes que "naturels" donc cruels.

20.11.03

Sur And She Said ... :
"[...] Les mots ne me viennent plus. Vous savez, comme les vieux quand ils veulent vous raconter quelque chose et qu'ils finissent le regard perdu dans leurs souvenirs. De toute façon, on ne peut pas passer son temps à utiliser les mots. Il y a des choses qu'il vaut mieux vivre, et vivre pleinement. C'est à ce stade que je me trouve. Un moment où tous ces traits sur le papier ne paraissent soudain être... que des traits sur du papier.
Reste la sensation qu'il y a un monde à ressentir derrière."

06.10.03

De Bénabar, dans le portrait que lui consacre Libération :
"Je préfère [faire la fiche chanson de Télépoche] que les Inrocks. J'en ai marre de ce discours débile sur la chanson commerciale. Le but, c'est quand même de faire des chansons qui parlent à un maximum de gens."

19.09.03

De l'attrait de la discrétion, chez Nacara :

Dans cette nouvelle ère ou chacun passe son temps à attirer l'attention vers lui et être attractif au maximum, je suis plus que jamais intéressé par les gens discrets et dont j'entends jamais parler....

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Les vignettes ci-dessus correspondent à mes coups de coeur du moment. Elles représentent :
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  • Keren Ann : elle s'était fait un nom en travaillant avec Benjamin Biolay sur l'album "Vue sur ..." de Salvador. Après une très belle "Disparition", elle nous revient avec un album anglais tout en délicatesse, Not Going Anywhere. Un pur bonheur.
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  • Lene Marlin : révélation musicale de la rentrée 1999, la jeune norvégienne nous propose enfin son second album (Another Day). Les textes sont plus mâtures, la voix toujours aussi douce, bien soutenus par une musique efficace.
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  • Buffy The Vampire Slayer : la septième et dernière saison de Buffy sera diffusée bientôt en France. 22 derniers épisodes qui concluent en beauté la série, avec un ennemi plus redoutable que jamais. Cette saison, tout sera une question de pouvoir.
  • Witch Hunter Robin : série TV de 26 épisodes produite en 2002 par Sunrise. Une ambiance prenante, un scénario intelligent.

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