22.10.03
Bon point [Belgique]
Un weblog n'étant pas qu'un outil de râlerie, je me devais de saluer le geste commercial de Peugeot à mon égard.
Rappel des faits : le 20 juillet, en Flandre, pendant mon stage, je découvre sous ma voiture une certaine quantité d'huile qui me fait craindre le pire. Une rapide vérification de la jauge d'huile et le verdict tombe : il ne reste plus d'huile dans le moteur, il y a une fuite. Le Garage Peugeot d'Anvers refuse de prendre ma voiture avant une semaine. Je m'oriente finalement vers Midas qui résout le problème en une journée : ils remplacent le filtre à huile qui était cassé. Montant de la facture : 65,77 Euros.
Le seul petit "détail", c'est que la voiture était passée par la case révision complète chez Peugeot deux mois plus tôt, et le filtre à huile avait été changé à cette occasion. Autrement dit : il y a eu comme un petit soucis. Soucis qui aurait pu être d'autant plus grave si je ne m'étais pas rendu compte à temps qu'il y avait un problème d'huile.
Je décide donc d'écrire à Peugeot pour demander le remboursement intégral du montant de la réparation effectuée en Belgique.
Deux mois passent. Et, aujourd'hui, je reçois une lettre de Peugeot, avec quelques mots d'excuse pour le retard pris dans le traitement de mon dossier et un chèque correspondant à la somme que j'avais du débourser auprès du Garage Midas.
Geste normal, mais hautement appréciable.
Rappel des faits : le 20 juillet, en Flandre, pendant mon stage, je découvre sous ma voiture une certaine quantité d'huile qui me fait craindre le pire. Une rapide vérification de la jauge d'huile et le verdict tombe : il ne reste plus d'huile dans le moteur, il y a une fuite. Le Garage Peugeot d'Anvers refuse de prendre ma voiture avant une semaine. Je m'oriente finalement vers Midas qui résout le problème en une journée : ils remplacent le filtre à huile qui était cassé. Montant de la facture : 65,77 Euros.
Le seul petit "détail", c'est que la voiture était passée par la case révision complète chez Peugeot deux mois plus tôt, et le filtre à huile avait été changé à cette occasion. Autrement dit : il y a eu comme un petit soucis. Soucis qui aurait pu être d'autant plus grave si je ne m'étais pas rendu compte à temps qu'il y avait un problème d'huile.
Je décide donc d'écrire à Peugeot pour demander le remboursement intégral du montant de la réparation effectuée en Belgique.
Deux mois passent. Et, aujourd'hui, je reçois une lettre de Peugeot, avec quelques mots d'excuse pour le retard pris dans le traitement de mon dossier et un chèque correspondant à la somme que j'avais du débourser auprès du Garage Midas.
Geste normal, mais hautement appréciable.
26.09.03
Au bout d'un chemin [Belgique]
Encore une fois, me voilà arrivé à la fin d'un chemin et au début d'un nouveau.
Aujourd'hui, mon stage ingénieur se termine. Je retourne en France demain. Et lundi, jour de rentrées.
Début juin, avant de partir, je ne savais vraiment pas ce qui allait m'attendre en Belgique.
Je me demandais où j'allais.
Je pestais contre cette obligation d'aller faire au moins six semaines de stage à l'étranger.
D'un autre côté, au sortir d'une année qui m'avait peu appris par rapport à celle qui avait précédé, j'avais le fol espoir que ce séjour apporterait un brin de piment à des études devenues finalement assez routinières.
Je suis arrivé à Brasschaat le vendredi 13 juin en ne connaissant absolument rien à la Belgique.
J'en repartirai le samedi 27 septembre en étant un peu moins ignorant de ce pays, à la fois si proche et si lointain.
J'avais espéré que ces trois mois de stage en entreprise me confirmeraient certaines de mes hypothèses. Encore une fois, la vie me prend à contre-pied et me plonge dans le doute. Un doute positif car il me permettra de faire un choix, en connaissance de cause. Enfin, je devrai plutôt écrire que je suivrai le feeling du moment. Mais, au moins, ce feeling sera basé sur quelque chose d'un peu plus épais que de simples supputations sur la vie, au quotidien, dans une entreprise privée.
Je sais ce que je veux faire - de l'informatique, plutôt orientée recherche.
Je ne sais "simplement" pas dans quel cadre - en France/à l'étranger ? Dans le privé/dans le public ?
Ces gens, ces rues ont fini par me devenir familiers. C'est encore une partie de moi que je vais laisser derrière.
C'est aussi une région dans laquelle j'aurai des points de repère quand j'y reviendrai - si j'y reviens. Un peu comme Paris, que je ne connais que pour y avoir fait des passages, mais dont les rues sont imprégnées de moments de vie qui me reviennent parfois à l'esprit quand j'y retourne. Comme Lyon. Comme Cannes. Comme Annecy. Comme Nantes. Anvers est la sixième ville où je me sentirai un peu chez moi en y retournant. Une ville, une vie.
J'avais imaginé ce message de bilan grandiose. Trop de choses à dire, si peu de virtuosité pour manipuler les mots.
Même les quelques expériences négatives que j'ai pu avoir, je ne les vois plus que sous leur angle positif. Je ne parviens désormais à percevoir que ce qu'elles m'ont apporté.
Ces trois mois et demi, ce furent :
- la découverte d'un pays que je méconnaissais totalement ;
- des personnes extrêmement accueillantes, sympathiques, des contacts excellents au sein de l'entreprise où j'effectuais mon stage ;
- des visites ici et là, ô combien agréables : à Bruxelles, Anvers, Liège, Genval, Bruges, Gand, De Haan (et son sable), la route qui mène jusqu'à Waterloo (et seulement la route !), Anderlecht (un jour où je me suis perdu sur le ring de Bruxelles pendant une heure et demi), Louvain-la-Neuve, ...
- une maison immense qui fut pour moi tout seul pendant 9 semaines ;
- le Lunch Garden, ma cantine le soir venu ;
- les routes Belges qui font un drôle d'effet aux voitures françaises (avec le filtre à huile qui aura eu le bon goût de casser à 6 jours des vacances, fin juillet ... et un stress imprévu : trouver un garage qui me répare tout ça au plus vite) ;
- un nationalisme parfois beaucoup trop marqué de la part de certains Flamands ;
- trois mois et demi pendant lesquels je fus obligé de lire Le Figaro, et non Libération ou Le Monde. Heureusement qu'il me restait Internet.
- K3, le groupe mythique
- K's Choice n'est donc pas un simple Girls Band à la Destiny's Child ; les chansons "Not an Addict" et "Believe" auront bercé mon mois d'août ;
- la 7e saison de Buffy (mangez-en) ;
- la 2e saison de 24 (mangez-en) ;
- un certain nombre de livres ouverts, parcourus ou lus ; le plaisir de replonger dans Camus ;
- les bus de De Lijn, jamais à l'heure. Le comble étant atteint quand le moteur d'un des bus a refusé de s'allumer, obligeant alors tous les passagers à descendre ;
- des presses avec tous les magazines internationaux ; un choix immense, à se ruiner ;
- la maison de Rubens, un agréable moment ;
- la fête foraine d'Anvers, au sortir d'un dîner avec les deux personnes qui se sont occupées de moi au cours de ce stage ;
- Häagen Dazs ;
- les sandwichs à midi ;
- et tant d'images, tant de souvenirs ...
Aujourd'hui, mon stage ingénieur se termine. Je retourne en France demain. Et lundi, jour de rentrées.
Début juin, avant de partir, je ne savais vraiment pas ce qui allait m'attendre en Belgique.
Je me demandais où j'allais.
Je pestais contre cette obligation d'aller faire au moins six semaines de stage à l'étranger.
D'un autre côté, au sortir d'une année qui m'avait peu appris par rapport à celle qui avait précédé, j'avais le fol espoir que ce séjour apporterait un brin de piment à des études devenues finalement assez routinières.
Je suis arrivé à Brasschaat le vendredi 13 juin en ne connaissant absolument rien à la Belgique.
J'en repartirai le samedi 27 septembre en étant un peu moins ignorant de ce pays, à la fois si proche et si lointain.
J'avais espéré que ces trois mois de stage en entreprise me confirmeraient certaines de mes hypothèses. Encore une fois, la vie me prend à contre-pied et me plonge dans le doute. Un doute positif car il me permettra de faire un choix, en connaissance de cause. Enfin, je devrai plutôt écrire que je suivrai le feeling du moment. Mais, au moins, ce feeling sera basé sur quelque chose d'un peu plus épais que de simples supputations sur la vie, au quotidien, dans une entreprise privée.
Je sais ce que je veux faire - de l'informatique, plutôt orientée recherche.
Je ne sais "simplement" pas dans quel cadre - en France/à l'étranger ? Dans le privé/dans le public ?
Ces gens, ces rues ont fini par me devenir familiers. C'est encore une partie de moi que je vais laisser derrière.
C'est aussi une région dans laquelle j'aurai des points de repère quand j'y reviendrai - si j'y reviens. Un peu comme Paris, que je ne connais que pour y avoir fait des passages, mais dont les rues sont imprégnées de moments de vie qui me reviennent parfois à l'esprit quand j'y retourne. Comme Lyon. Comme Cannes. Comme Annecy. Comme Nantes. Anvers est la sixième ville où je me sentirai un peu chez moi en y retournant. Une ville, une vie.
J'avais imaginé ce message de bilan grandiose. Trop de choses à dire, si peu de virtuosité pour manipuler les mots.
Même les quelques expériences négatives que j'ai pu avoir, je ne les vois plus que sous leur angle positif. Je ne parviens désormais à percevoir que ce qu'elles m'ont apporté.
Ces trois mois et demi, ce furent :
- la découverte d'un pays que je méconnaissais totalement ;
- des personnes extrêmement accueillantes, sympathiques, des contacts excellents au sein de l'entreprise où j'effectuais mon stage ;
- des visites ici et là, ô combien agréables : à Bruxelles, Anvers, Liège, Genval, Bruges, Gand, De Haan (et son sable), la route qui mène jusqu'à Waterloo (et seulement la route !), Anderlecht (un jour où je me suis perdu sur le ring de Bruxelles pendant une heure et demi), Louvain-la-Neuve, ...
- une maison immense qui fut pour moi tout seul pendant 9 semaines ;
- le Lunch Garden, ma cantine le soir venu ;
- les routes Belges qui font un drôle d'effet aux voitures françaises (avec le filtre à huile qui aura eu le bon goût de casser à 6 jours des vacances, fin juillet ... et un stress imprévu : trouver un garage qui me répare tout ça au plus vite) ;
- un nationalisme parfois beaucoup trop marqué de la part de certains Flamands ;
- trois mois et demi pendant lesquels je fus obligé de lire Le Figaro, et non Libération ou Le Monde. Heureusement qu'il me restait Internet.
- K3, le groupe mythique
- K's Choice n'est donc pas un simple Girls Band à la Destiny's Child ; les chansons "Not an Addict" et "Believe" auront bercé mon mois d'août ;
- la 7e saison de Buffy (mangez-en) ;
- la 2e saison de 24 (mangez-en) ;
- un certain nombre de livres ouverts, parcourus ou lus ; le plaisir de replonger dans Camus ;
- les bus de De Lijn, jamais à l'heure. Le comble étant atteint quand le moteur d'un des bus a refusé de s'allumer, obligeant alors tous les passagers à descendre ;
- des presses avec tous les magazines internationaux ; un choix immense, à se ruiner ;
- la maison de Rubens, un agréable moment ;
- la fête foraine d'Anvers, au sortir d'un dîner avec les deux personnes qui se sont occupées de moi au cours de ce stage ;
- Häagen Dazs ;
- les sandwichs à midi ;
- et tant d'images, tant de souvenirs ...
23.09.03
Etat des travaux - Partie II [Belgique]
- Rapport de stage (en anglais) : terminé (63 pages) et relié.
- Résumé, en français, du rapport de stage : terminé (22 pages), et relié.
- Rapport de séjour : terminé et relié. 53 pages.
- Questionnaire de séjour : 95% Complete. Reste à savoir si je toucherai une indemnité de stage ou non.
- Présentation PowerPoint pour la soutenance de stage : terminée (20 diapositives) et testée.
Quand vous saurez que, hormis ces multiples impressions/"reliages", ma journée a été consacrée au rangement de mon bureau, et que j'ai poussé le vice à commencer à préparer mes affaires pour mon retour en France, vous imaginerez l'enrichissement personnel considérable acquis en ce mardi 22 septembre.
Les posts intéressants reviennent bientôt, je vous rassure.
- Résumé, en français, du rapport de stage : terminé (22 pages), et relié.
- Rapport de séjour : terminé et relié. 53 pages.
- Questionnaire de séjour : 95% Complete. Reste à savoir si je toucherai une indemnité de stage ou non.
- Présentation PowerPoint pour la soutenance de stage : terminée (20 diapositives) et testée.
Quand vous saurez que, hormis ces multiples impressions/"reliages", ma journée a été consacrée au rangement de mon bureau, et que j'ai poussé le vice à commencer à préparer mes affaires pour mon retour en France, vous imaginerez l'enrichissement personnel considérable acquis en ce mardi 22 septembre.
Les posts intéressants reviennent bientôt, je vous rassure.
19.09.03
CD [Belgique]
S'il y a bien quelque chose que j'apprécie chez les Flamands, c'est leur habitude de mettre en rayon les nouveautés musicales plusieurs jours avant la date officielle de release.
C'est ainsi que je me retrouve avec le nouvel album de Lene Marlin, Another Day, dans les mains alors que la sortie est prévue pour lundi 22 septembre.
C'est ainsi que je me retrouve avec le nouvel album de Lene Marlin, Another Day, dans les mains alors que la sortie est prévue pour lundi 22 septembre.
15.09.03
Etat des travaux [Belgique]
- Rapport de stage (en anglais) : 75% Complete - Premier jet terminé (63 pages). Doit maintenant passer la cruciale phase de relecture. Et être imprimé.
- Résumé, en français, du rapport de stage : 75% Complete - Premier jet terminé (27 pages). Relecture et impression restent à faire.
- Rapport de séjour : 95% Complete. 52 pages. Une dernière petite relecture et il sera fin prêt.
- Questionnaire de séjour : 90% Complete. Sur les douze pages de ce questionnaire, il m'en reste une à remplir.
- Présentation PowerPoint pour la soutenance de stage : 85% Complete - Premier jet et relecture terminés (20 diapositives). Vérification du timing indispensable.
Mon séjour en Belgique touche déjà à sa fin. Dans douze jours, je serai de retour à Nantes. Certainement avec un petit pincement au coeur, comme à chaque fois qu'on quitte un lieu, des gens qu'on a apprécié. Douze jours à déguster.
- Résumé, en français, du rapport de stage : 75% Complete - Premier jet terminé (27 pages). Relecture et impression restent à faire.
- Rapport de séjour : 95% Complete. 52 pages. Une dernière petite relecture et il sera fin prêt.
- Questionnaire de séjour : 90% Complete. Sur les douze pages de ce questionnaire, il m'en reste une à remplir.
- Présentation PowerPoint pour la soutenance de stage : 85% Complete - Premier jet et relecture terminés (20 diapositives). Vérification du timing indispensable.
Mon séjour en Belgique touche déjà à sa fin. Dans douze jours, je serai de retour à Nantes. Certainement avec un petit pincement au coeur, comme à chaque fois qu'on quitte un lieu, des gens qu'on a apprécié. Douze jours à déguster.
01.08.03
Vacances - Retour en France [Belgique]
C'est en cette belle fin d'après-midi d'août, que commencent mes vacances. Au programme : visite de quelques coins de la Belgique, petit détour par Paris avant de passer quelques jours dans ma famille.
Peu de chances que je poste avant d'être arrivé dans ma Haute-Savoie natale. Vous devriez donc ne me retrouver fidèle au poste qu'à partir de jeudi !
Vous pouvez toujours passer sur mon Moblog d'ici là. Il est fortement envisageable qu'il subisse une ou deux petites mises-à-jour (ah, c'est fou ce que nous permet de faire la technique !).
Peu de chances que je poste avant d'être arrivé dans ma Haute-Savoie natale. Vous devriez donc ne me retrouver fidèle au poste qu'à partir de jeudi !
Vous pouvez toujours passer sur mon Moblog d'ici là. Il est fortement envisageable qu'il subisse une ou deux petites mises-à-jour (ah, c'est fou ce que nous permet de faire la technique !).
31.07.03
Recette pour composer votre Girls Band [Belgique]
J'ai longtemps hésité avant de choisir la catégorie dans laquelle classer se post. Musique ? Belgique ? J'ai finalement opté pour la seconde solution, tant les K3 sont un épiphénomène typiquement Flamand.
Prenez trois jolies jeunes filles, correspondant à l'image typique que vous, chers Français, vous vous faites des Flamandes (j'imagine que les Belges ont depuis longtemps zappé ce post, étant donné le sujet qui y est traité).
Habillez-les avec les vêtements les plus kitsch que vous avez pu apercevoir dans les pires magazines de mode.
Contactez alors votre meilleur(e) ami(e) (mais pas Lorie ... elle, on n'est pas encore sûr qu'elle puisse égaler Lagaf'), celui/celle qui rêve d'écrire un jour des compositions du niveau de celles de Lagaf' (auteur des légendaires Zoubida et autre Beau, le Lavabo).
Dites-lui que le jour de devenir célèbre est arrivé, et que vous avez absolument besoin d'un texte et d'une mélodie qui révolutionnent le monde de la chanson.
Une fois ceci fait, invitez chez vous les trois jeunes filles que vous avez coachés avec passion ... Non pas pour faire quelques folies, bande de pervers, mais simplement pour enregistrer sur votre PC la merveilleuse chanson mitonnée avec amour par votre ami(e).
La chanson est prête ? Lancez-la sur un logiciel peer-to-peer à l'instar de Kazaa, créez un site Web coloré qui s'adresse aux jeunes filles de 10-15 ans (n'oubliez pas de mettre un article sur le rouge à lèvre à choisir en cette période estivale), et attendez. Au bout de quelques jours, une maison de disque aura forcément repéré ce tube en puissance dont vous êtes à l'origine.
Avec cette recette magique, vous devriez pouvoir faire un malheur, quand on voit le succès du Girls Band K3 en Flandre.
K3, vous l'aurez compris, ce sont trois filles (Kathleen, Kristel et Karen) qui feraient passer Las Ketchup pour un groupe d'intellectuelles notoires, qui s'adressent aux jeunes filles de 10 à 15 ans ... et qui font un vrai malheur. Les produits dérivés sont légions. Elles sont même les héroïnes de moults bandes-dessinées.
Leur tube du moment, Oya Lélé (tout un programme !), figure parmi les trois meilleures ventes du Plat Pays. Je ne résiste pas au plaisir incommensurable de vous faire partager les paroles de ce chef d'oeuvre à côté trop de Français vont passer. Remerciements à Nocturnal Azure pour la traduction, pour l'image et pour les innombrables renseignements sur ce groupe mythique.
Attention les yeux !
Prenez trois jolies jeunes filles, correspondant à l'image typique que vous, chers Français, vous vous faites des Flamandes (j'imagine que les Belges ont depuis longtemps zappé ce post, étant donné le sujet qui y est traité). Habillez-les avec les vêtements les plus kitsch que vous avez pu apercevoir dans les pires magazines de mode.
Contactez alors votre meilleur(e) ami(e) (mais pas Lorie ... elle, on n'est pas encore sûr qu'elle puisse égaler Lagaf'), celui/celle qui rêve d'écrire un jour des compositions du niveau de celles de Lagaf' (auteur des légendaires Zoubida et autre Beau, le Lavabo).
Dites-lui que le jour de devenir célèbre est arrivé, et que vous avez absolument besoin d'un texte et d'une mélodie qui révolutionnent le monde de la chanson.
Une fois ceci fait, invitez chez vous les trois jeunes filles que vous avez coachés avec passion ... Non pas pour faire quelques folies, bande de pervers, mais simplement pour enregistrer sur votre PC la merveilleuse chanson mitonnée avec amour par votre ami(e).
La chanson est prête ? Lancez-la sur un logiciel peer-to-peer à l'instar de Kazaa, créez un site Web coloré qui s'adresse aux jeunes filles de 10-15 ans (n'oubliez pas de mettre un article sur le rouge à lèvre à choisir en cette période estivale), et attendez. Au bout de quelques jours, une maison de disque aura forcément repéré ce tube en puissance dont vous êtes à l'origine.
Avec cette recette magique, vous devriez pouvoir faire un malheur, quand on voit le succès du Girls Band K3 en Flandre.
K3, vous l'aurez compris, ce sont trois filles (Kathleen, Kristel et Karen) qui feraient passer Las Ketchup pour un groupe d'intellectuelles notoires, qui s'adressent aux jeunes filles de 10 à 15 ans ... et qui font un vrai malheur. Les produits dérivés sont légions. Elles sont même les héroïnes de moults bandes-dessinées.
Leur tube du moment, Oya Lélé (tout un programme !), figure parmi les trois meilleures ventes du Plat Pays. Je ne résiste pas au plaisir incommensurable de vous faire partager les paroles de ce chef d'oeuvre à côté trop de Français vont passer. Remerciements à Nocturnal Azure pour la traduction, pour l'image et pour les innombrables renseignements sur ce groupe mythique.
Attention les yeux !
L'été est là
Ce que tu fais n'a pas d'importance
Jeunes et vieux dansent dans les rues
L'été est là
Tout le monde se sent bien
Alors que le soleil sort par les vêtements
Oh Yeah Oya lélé !
Je te fais un bisou en secret
Oh yeah oya lélé !
Et personne ne remarque ce qu'on fait
Oya lélé, je me sens soudain à nouveau si oya lélé
Fais le encore une fois de façon si oya lélé
Chante avec nous
Oh oui !
Oh yeah !
Vivre, c'est une fête
Chaque jour est une nouvelle aventure quand tu es avec moi
La vie est une fête
Et mon coeur est tout feu tout flamme quand tu me cajoles
Oya lélé
Ce que tu fais n'a pas d'importance
Jeunes et vieux dansent dans les rues
L'été est là
Tout le monde se sent bien
Alors que le soleil sort par les vêtements
Oh Yeah Oya lélé !
Je te fais un bisou en secret
Oh yeah oya lélé !
Et personne ne remarque ce qu'on fait
Oya lélé, je me sens soudain à nouveau si oya lélé
Fais le encore une fois de façon si oya lélé
Chante avec nous
Oh oui !
Oh yeah !
Vivre, c'est une fête
Chaque jour est une nouvelle aventure quand tu es avec moi
La vie est une fête
Et mon coeur est tout feu tout flamme quand tu me cajoles
Oya lélé
25.07.03
Un aperçu de Gand [Belgique]
En Belgique, le 21 juillet est le jour de la fête nationale. C'est donc un jour férié. Il eut été dommage de ne pas profiter d'un week-end de trois jours pour faire un peu de tourisme. Je ne reviendrai ici que sur ma journée de dimanche, consacrée à la découverte de Gand (ou Gent, en flamand dans le texte).
Pourquoi Gand ? Tout simplement parce qu'on m'en avait dit beaucoup de bien et parce que cette ville n'est pas très loin d'Anvers (50 minutes en train). J'embarque donc dans un train Intercity vers 13h, et débarque au coeur de la ville aux alentours de 14h. Enfin, pas tout à fait "au coeur de la ville". En effet, il y a deux gares, et je ne sais pas trop à laquelle m'arrêter. J'opte finalement pour Gand-Dampoort qui, je le découvrirai plus tard, est en fait située à 20 minutes à pied du centre-ville.
Par chance, il fait beau.
A mesure que je pénètre dans le centre-ville, je me rends compte que l'atmosphère est bien festive : beaucoup de monde dans les rues, des podiums sont dressés un peu partout, des concerts et autres animations sont organisés. En voyant certaines banderolles, je comprends vite le pourquoi d'une telle agitation : nous sommes en plein pendant les fameuses Fêtes de Gand !
L'ambiance est fantastique. Rien que pour cela, je ne regrette pas d'être allé y faire un tour.
Pour ceux qui n'auraient jamais entendu parler des Fêtes de Gand, il faut savoir que ce sont quatre festivals internationaux, se déroulant en parallèle : le Blue Note Festival (jazz), le Festival International de Théâtre de Rue, le Festival International du Spectacle de Marionnettes et 10 Days Off (musique électronique allant de la house au disco). De multiples podiums, proposant des spectacles tout aussi diversifiés que surprenant.
Gand est une très belle ville. En voici un aperçu en photos :
Un podium sur l'eau

Le Château des Comtes de Flandre

La Place St-Bavon (St.-Baafsplein)

Le Beffroi

L'église St-Nicolas (St-Niklaaskerk)

A découvrir !
Pourquoi Gand ? Tout simplement parce qu'on m'en avait dit beaucoup de bien et parce que cette ville n'est pas très loin d'Anvers (50 minutes en train). J'embarque donc dans un train Intercity vers 13h, et débarque au coeur de la ville aux alentours de 14h. Enfin, pas tout à fait "au coeur de la ville". En effet, il y a deux gares, et je ne sais pas trop à laquelle m'arrêter. J'opte finalement pour Gand-Dampoort qui, je le découvrirai plus tard, est en fait située à 20 minutes à pied du centre-ville.
Par chance, il fait beau.
A mesure que je pénètre dans le centre-ville, je me rends compte que l'atmosphère est bien festive : beaucoup de monde dans les rues, des podiums sont dressés un peu partout, des concerts et autres animations sont organisés. En voyant certaines banderolles, je comprends vite le pourquoi d'une telle agitation : nous sommes en plein pendant les fameuses Fêtes de Gand !
L'ambiance est fantastique. Rien que pour cela, je ne regrette pas d'être allé y faire un tour.
Pour ceux qui n'auraient jamais entendu parler des Fêtes de Gand, il faut savoir que ce sont quatre festivals internationaux, se déroulant en parallèle : le Blue Note Festival (jazz), le Festival International de Théâtre de Rue, le Festival International du Spectacle de Marionnettes et 10 Days Off (musique électronique allant de la house au disco). De multiples podiums, proposant des spectacles tout aussi diversifiés que surprenant.
Gand est une très belle ville. En voici un aperçu en photos :
Un podium sur l'eau

Le Château des Comtes de Flandre

La Place St-Bavon (St.-Baafsplein)

Le Beffroi

L'église St-Nicolas (St-Niklaaskerk)

A découvrir !
19.07.03
La Frite [Belgique]
Exceptionnellement, je vais satisfaire les demandes de mes nombreux lecteurs fans (cf. les commentaires du post du 17/07/2003), et vous proposer un post uniquement dédié à ... la Frite (avec une majuscules, s'il vous plait !).
Sachez que le très sympathique et fort riche Frites.be pourra apporter des réponses à toutes vos interrogations concernant la Frite. Comme moi, vous y apprendrez peut-être que le signe UNAFRI ne désigne pas seulement l'Institut Africain des Nations Unies pour la Prévention du Crime et le Traitement des Délinquants (United Nations African Institute for the Prevention of Crime et the Treatment of Offenders), mais aussi l'Union Nationale des Frituristes.
Vous y découvrirez les réponses aux questions les plus existentielles que vous pourriez vous poser sur cet aliment :
- la frite est-elle wallonne ou flamande ? La réponse semblerait venir de ... Wallonnie.
- avec quelle sauce manger ses frites ? Là encore, des différences régionales se feraient sentir, les Flamands préférant la mayonnaise aux oeufs ou à l'huile d'olive tandis que les Wallons dévoreraient leurs frites avec de la mayonnaise citron et des sauces plus épicées.
- pourquoi les frites sont appelées "french fries" ? Il faudrait remonter à la première guerre mondiale pour retrouver l'origine de cette dénomination : les troupes anglaises, anglaises et canadiennes auraient découvert la frite en arrivant en Flandre, où elle leur aurait été présentée en français, puisque cette langue était la seule en cours dans l'armée à l'époque. D'autres expliquent que "french" viendrait, en fait, d'un terme d'argot américain signifiant "couper en bâtonnets".
Ce site est aussi une bonne occasion pour apprendre comment réaliser de vraies frites belges (mais un Français peut-il véritablement cuisiner de telles frites, en dépit de tous les bons conseils qu'on lui aura prodigués ?), de voir de multiples photos de barraques à frites, et encore bien d'autres choses ...
Pour ma part, les frites belges, je les aime bien.
Sachez que le très sympathique et fort riche Frites.be pourra apporter des réponses à toutes vos interrogations concernant la Frite. Comme moi, vous y apprendrez peut-être que le signe UNAFRI ne désigne pas seulement l'Institut Africain des Nations Unies pour la Prévention du Crime et le Traitement des Délinquants (United Nations African Institute for the Prevention of Crime et the Treatment of Offenders), mais aussi l'Union Nationale des Frituristes.
Vous y découvrirez les réponses aux questions les plus existentielles que vous pourriez vous poser sur cet aliment :
- la frite est-elle wallonne ou flamande ? La réponse semblerait venir de ... Wallonnie.
- avec quelle sauce manger ses frites ? Là encore, des différences régionales se feraient sentir, les Flamands préférant la mayonnaise aux oeufs ou à l'huile d'olive tandis que les Wallons dévoreraient leurs frites avec de la mayonnaise citron et des sauces plus épicées.
- pourquoi les frites sont appelées "french fries" ? Il faudrait remonter à la première guerre mondiale pour retrouver l'origine de cette dénomination : les troupes anglaises, anglaises et canadiennes auraient découvert la frite en arrivant en Flandre, où elle leur aurait été présentée en français, puisque cette langue était la seule en cours dans l'armée à l'époque. D'autres expliquent que "french" viendrait, en fait, d'un terme d'argot américain signifiant "couper en bâtonnets".
Ce site est aussi une bonne occasion pour apprendre comment réaliser de vraies frites belges (mais un Français peut-il véritablement cuisiner de telles frites, en dépit de tous les bons conseils qu'on lui aura prodigués ?), de voir de multiples photos de barraques à frites, et encore bien d'autres choses ...
Pour ma part, les frites belges, je les aime bien.
08.07.03
Choix [Belgique]
Vaut-il mieux envoyer trois SMS ou passer une minute au téléphone ? (cela revient au même tarif)
Une minute de vive voix a-t-elle la meme valeur que trois messages télégraphiques ?
Voila le genre de dilemme auquel on se retrouve confronté quand on est à l'étranger, payant 1 Euro la minute de communication.
Une minute de vive voix a-t-elle la meme valeur que trois messages télégraphiques ?
Voila le genre de dilemme auquel on se retrouve confronté quand on est à l'étranger, payant 1 Euro la minute de communication.
07.07.03
Mise au point [Belgique]
Réponse aux commentaires engendré par mon précédent texte
Je me doutais que j'aurais un jour une réaction de Geradon au sujet de mes posts sur la Belgique, étant donné ce que j'avais lu ici et là.
J'avais déjà eu des retours similaires. Je tiens à préciser qu'un certain nombre d'amis Belges me lisent, et me font part de leurs remarques au sujet de ce que j'écris.
Le seul "problème", c'est que je n'édite pas mes messages (je précise une relecture pour éliminer fautes de frappes ou les erreurs de syntaxes flagrantes) ; c'est volontaire au sens où je veux pour le moment garder ce côté "premières impressions". Quitte à renforcer l'image du Franĉais purement franchouillard. Mais pourquoi travestir cette réalité ? Les réactions auxquelles j'ai eu droit, en France, quand j'expliquais que je partais faire un stage en Belgique, étaient révélatrices : effectivement, les Français ne connaissent pas du tout les Belges. Effectivement, les Français restent enfermés dans leurs clichés, et ne vont souvent mème pas voir de l'autre côté de leurs frontière ce qui s'y passe.
J'ai bien conscience que certaines de mes remarques ne sont pas toujours judicieuses (et peuvent même froisser certaines personnes). Mais si je les mets sur Internet, c'est justement pour avoir un retour, pour voir les points sur lesquels je me fourvoie, et les thèmes sur lesquels je suis plus pertinent. Histoire d'écrire, à la fin de mon séjour, un rapport qui ne soit pas bourré d'inepties. Toutes les remarques qui me sont faites influenceront le contenu final de ce compte-rendu. Cela le rendra, je l'espère, plus pertinent, que si j'étais resté dans mon coin, avec pour seul "compagnon", mon (très) limité point de vue personnel.
Je me doutais que j'aurais un jour une réaction de Geradon au sujet de mes posts sur la Belgique, étant donné ce que j'avais lu ici et là.
J'avais déjà eu des retours similaires. Je tiens à préciser qu'un certain nombre d'amis Belges me lisent, et me font part de leurs remarques au sujet de ce que j'écris.
Le seul "problème", c'est que je n'édite pas mes messages (je précise une relecture pour éliminer fautes de frappes ou les erreurs de syntaxes flagrantes) ; c'est volontaire au sens où je veux pour le moment garder ce côté "premières impressions". Quitte à renforcer l'image du Franĉais purement franchouillard. Mais pourquoi travestir cette réalité ? Les réactions auxquelles j'ai eu droit, en France, quand j'expliquais que je partais faire un stage en Belgique, étaient révélatrices : effectivement, les Français ne connaissent pas du tout les Belges. Effectivement, les Français restent enfermés dans leurs clichés, et ne vont souvent mème pas voir de l'autre côté de leurs frontière ce qui s'y passe.
J'ai bien conscience que certaines de mes remarques ne sont pas toujours judicieuses (et peuvent même froisser certaines personnes). Mais si je les mets sur Internet, c'est justement pour avoir un retour, pour voir les points sur lesquels je me fourvoie, et les thèmes sur lesquels je suis plus pertinent. Histoire d'écrire, à la fin de mon séjour, un rapport qui ne soit pas bourré d'inepties. Toutes les remarques qui me sont faites influenceront le contenu final de ce compte-rendu. Cela le rendra, je l'espère, plus pertinent, que si j'étais resté dans mon coin, avec pour seul "compagnon", mon (très) limité point de vue personnel.
04.07.03
Samedi 28 Juin - Bruxelles [Belgique]
Après avoir passé deux semaines dans la région d’Anvers, il était temps pour moi d’aller découvrir un peu le reste de la Belgique. En commençant par Bruxelles, la capitale du pays, voire de l’Europe.
Mais avant de mettre les pieds dans cette ville phare du cosmopolitisme, il me fallait prendre le train Intercity, qui relie les agglomérations belges. Grosse surprise à la gare : où est donc cette satanée machine à composter ? Vous savez, ces bornes dans lesquels vous mettez votre billet avant de monter dans le train, et qui vous le poinçonnent en bonne et due forme. Après une rapide recherche à droite et à gauche, je dus me rendre à l’évidence : point de compostage des billets en Belgique, simplement un contrôle des billets dans le train. Des trains qui roulent à gauche. En fait, l’Europe se partage à peu près équitablement entre les pays où les trains roulent à gauche et ceux où ils roulent à droite. A vrai dire, pour le voyageur, cela ne fait pas une grosse différence.
Dans le train, les messages annoncés au haut-parleur sont en néerlandais uniquement jusqu’au moment où l’on arrive dans l’agglomération bruxelloise. A partir de ce moment-là, le speaker délivre les informations d’arrivées dans les gares dans les deux langues : néerlandais puis français.
Une fois arrivé à Bruxelles, je retrouve la bande de joyeux lurons avec lesquels je dois visiter la ville. Certains, tellement émus de me revoir, se cachent derrière des piliers pour qu’on ne les voit pas pleurer ;D
Pour commencer, direction la Grand-Place de Bruxelles, lieu incontournable et hautement touristique. Vous avez pu en avoir un aperçu dans mon post du dimanche 29 juin. C’est beau (sincèrement), mais pas immense. On y découvre la statue d’un saint (ou quelque chose du genre), qui a ensuite défilé dans les rues de la ville pendant l’après-midi. Seul hic : aucun de mes amis Belges présents n’était capable de me dire à quoi se référait cette procession. Continuant notre chemin, nous arrivons devant le mythique Manneken Pis. Paris a sa Tour Eiffel ; Londres son Big Ben ; Bruxelles son Manneken Pis. Je m’attendais à quelque chose d’assez imposant. C’est finalement une statue de taille relativement modeste.
Toute la journée fut consacrée à une marche dans Bruxelles, un passage devant les lieux phares de la ville : la Bourse, la Place du Sablon, le Palais Royal, sans oublier les rues commerçantes, assiégées à cause du début des soldes. A Bruxelles, il y a des statues de vaches à tous les coins de rue. C’est un choix esthétique pour le moins surprenant. Des vaches réalisées avec des billes, des vaches aux couleurs du champagne, des vaches multicolores …
Difficile de s’arrêter sur un point précis de Bruxelles. Nous avons parcouru les rues dans tous les sens. Cela m’a permis de me faire une bonne idée de l’esprit qui habite la capitale Belge. Un lieu de mixité, où le Flamand et le Wallon se côtoient. Une ville dynamique, qui m’a fait une excellente impression. Peut-être simplement parce qu’elle se rapproche plus des villes françaises qu’Anvers ?
C’est décidé : je reviendrai à Bruxelles avant mon départ de Belgique, dans trois mois. Histoire de visiter la ville plus en profondeur, de m’en imprégner plus fortement.
En tout cas, ce fut une excellente journée, et je remercie tous ceux qui m’ont accompagné dans cette découverte de la ville.
Sur ce, je prends un WE bien mérité ... A lundi !
Mais avant de mettre les pieds dans cette ville phare du cosmopolitisme, il me fallait prendre le train Intercity, qui relie les agglomérations belges. Grosse surprise à la gare : où est donc cette satanée machine à composter ? Vous savez, ces bornes dans lesquels vous mettez votre billet avant de monter dans le train, et qui vous le poinçonnent en bonne et due forme. Après une rapide recherche à droite et à gauche, je dus me rendre à l’évidence : point de compostage des billets en Belgique, simplement un contrôle des billets dans le train. Des trains qui roulent à gauche. En fait, l’Europe se partage à peu près équitablement entre les pays où les trains roulent à gauche et ceux où ils roulent à droite. A vrai dire, pour le voyageur, cela ne fait pas une grosse différence.
Dans le train, les messages annoncés au haut-parleur sont en néerlandais uniquement jusqu’au moment où l’on arrive dans l’agglomération bruxelloise. A partir de ce moment-là, le speaker délivre les informations d’arrivées dans les gares dans les deux langues : néerlandais puis français.
Une fois arrivé à Bruxelles, je retrouve la bande de joyeux lurons avec lesquels je dois visiter la ville. Certains, tellement émus de me revoir, se cachent derrière des piliers pour qu’on ne les voit pas pleurer ;D
Pour commencer, direction la Grand-Place de Bruxelles, lieu incontournable et hautement touristique. Vous avez pu en avoir un aperçu dans mon post du dimanche 29 juin. C’est beau (sincèrement), mais pas immense. On y découvre la statue d’un saint (ou quelque chose du genre), qui a ensuite défilé dans les rues de la ville pendant l’après-midi. Seul hic : aucun de mes amis Belges présents n’était capable de me dire à quoi se référait cette procession. Continuant notre chemin, nous arrivons devant le mythique Manneken Pis. Paris a sa Tour Eiffel ; Londres son Big Ben ; Bruxelles son Manneken Pis. Je m’attendais à quelque chose d’assez imposant. C’est finalement une statue de taille relativement modeste.
Toute la journée fut consacrée à une marche dans Bruxelles, un passage devant les lieux phares de la ville : la Bourse, la Place du Sablon, le Palais Royal, sans oublier les rues commerçantes, assiégées à cause du début des soldes. A Bruxelles, il y a des statues de vaches à tous les coins de rue. C’est un choix esthétique pour le moins surprenant. Des vaches réalisées avec des billes, des vaches aux couleurs du champagne, des vaches multicolores …
Difficile de s’arrêter sur un point précis de Bruxelles. Nous avons parcouru les rues dans tous les sens. Cela m’a permis de me faire une bonne idée de l’esprit qui habite la capitale Belge. Un lieu de mixité, où le Flamand et le Wallon se côtoient. Une ville dynamique, qui m’a fait une excellente impression. Peut-être simplement parce qu’elle se rapproche plus des villes françaises qu’Anvers ?
C’est décidé : je reviendrai à Bruxelles avant mon départ de Belgique, dans trois mois. Histoire de visiter la ville plus en profondeur, de m’en imprégner plus fortement.
En tout cas, ce fut une excellente journée, et je remercie tous ceux qui m’ont accompagné dans cette découverte de la ville.
Sur ce, je prends un WE bien mérité ... A lundi !
02.07.03
Lundi 23/Mardi 24/Mercredi 25/Jeudi 26/Vendredi 27 Juin - Routine [Belgique]
Déjà deux semaines de travail derrière moi. Et à mesure que le temps passe, je m’installe dans une certaine routine. Si le stage en lui-même est source de nouveautés, ce n’est pas le cas de la vie au quotidien. La cause en est certainement l’heure tardive à laquelle je sors mon nez des bureaux ; 18h30 en Flandre, c’est tard. Il y a bien encore quelques hypermarchés d’ouvert. Mais il ne faut pas compter trouver une librairie ou une boulangerie encore ouverte. Du lundi au vendredi, mes journées se ressemblent étrangement. Peu à peu, je mémorise le vocabulaire de base (formules de politesse, mots concernant la nourriture). Il me faudrait un peu de motivation pour me plonger totalement dans une méthode de langue pour apprendre le néerlandais. Ce n’est pas évident quand on a déjà une bonne journée de boulot dans les pattes.
Tous les Flamands arrivent à lire l’allemand (sans le parler), m’a-t-on expliqué. Un peu comme les Français et l’italien. Il est vrai qu’il y a un certain nombre de similitudes entre l’allemand et le néerlandais (c’est ce qui me sauve, d’ailleurs, le midi, pour comprendre les blagues de mes collègues). A l’oral, ce ne doit pas vraiment être le cas. Le flamand et le néerlandais sont déjà assez éloignés au niveau de la prononciation et de quelques termes ; à ce propos, on m’a raconté la mésaventure d’un Néerlandais récemment embauché à l’entreprise, et à qui ses supérieurs flamands avaient donné rendez-vous à midi. Il n’est venu que l’après-midi, car le terme utilisé par les Flamands n’a pas exactement le même sens. Délicat.
En discutant à droite et à gauche, j’ai pu en apprendre plus sur la perception qu’ont les Flamands de leurs voisins Wallons et Néerlandais. Les Wallons sont généralement considérés comme peu travailleurs. Ils vivent plus au Sud, ce qui permet un jeu de mot douteux à leur propos quand on parle en anglais : « they come from low Belgium ».
Les Flamands n’apprécient pas plus les Néerlandais les Wallons. Il leur est reproché d’être grossiers et sans-gêne. Ainsi, les Anversois méprisent ces Hollandais qui débarquent, le samedi soir dans la ville afin de fêter des enterrements de vies de garçons ou de jeunes filles en faisant le plus de bruit possible, en se faisant remarquer, en buvant jusqu’au coma éthylique, …
Pour finir cette courte chronique, je vais répondre aux interrogations de ceux qui ont la gentillesse de s’inquiéter pour mon petit confort : je n’ai pas encore d’eau chaude, mais cela ne devrait plus tarder. En fait, il n’y avait pas de fuite dans la cuve de fioul, comme cela avait été dit au départ. C’est que, tout simplement, la cuve n’a pas été remplie !
Un oubli pour le moins cocasse. Au bout de 18 jours en Belgique, je devrais enfin pouvoir accéder à l’eau chaude. Il était temps.
Tous les Flamands arrivent à lire l’allemand (sans le parler), m’a-t-on expliqué. Un peu comme les Français et l’italien. Il est vrai qu’il y a un certain nombre de similitudes entre l’allemand et le néerlandais (c’est ce qui me sauve, d’ailleurs, le midi, pour comprendre les blagues de mes collègues). A l’oral, ce ne doit pas vraiment être le cas. Le flamand et le néerlandais sont déjà assez éloignés au niveau de la prononciation et de quelques termes ; à ce propos, on m’a raconté la mésaventure d’un Néerlandais récemment embauché à l’entreprise, et à qui ses supérieurs flamands avaient donné rendez-vous à midi. Il n’est venu que l’après-midi, car le terme utilisé par les Flamands n’a pas exactement le même sens. Délicat.
En discutant à droite et à gauche, j’ai pu en apprendre plus sur la perception qu’ont les Flamands de leurs voisins Wallons et Néerlandais. Les Wallons sont généralement considérés comme peu travailleurs. Ils vivent plus au Sud, ce qui permet un jeu de mot douteux à leur propos quand on parle en anglais : « they come from low Belgium ».
Les Flamands n’apprécient pas plus les Néerlandais les Wallons. Il leur est reproché d’être grossiers et sans-gêne. Ainsi, les Anversois méprisent ces Hollandais qui débarquent, le samedi soir dans la ville afin de fêter des enterrements de vies de garçons ou de jeunes filles en faisant le plus de bruit possible, en se faisant remarquer, en buvant jusqu’au coma éthylique, …
Pour finir cette courte chronique, je vais répondre aux interrogations de ceux qui ont la gentillesse de s’inquiéter pour mon petit confort : je n’ai pas encore d’eau chaude, mais cela ne devrait plus tarder. En fait, il n’y avait pas de fuite dans la cuve de fioul, comme cela avait été dit au départ. C’est que, tout simplement, la cuve n’a pas été remplie !
Un oubli pour le moins cocasse. Au bout de 18 jours en Belgique, je devrais enfin pouvoir accéder à l’eau chaude. Il était temps.
29.06.03
Un aperçu de Bruxelles [Belgique]
La Place Centrale, sympathique lieu cosmopolite :

Le légendaire Manneken Pis. Bien plus petit que ce que je m'imaginais.

Le Palais Royal, dans lequel le Roi reçoit des invités prestigieux, mais où il ne loge pas.

Bruxelles, capitale de la bande-dessinée (peinture murale en hommage à Broussaille, le héros de Frank)

Et, enfin, un aperçu du très diététique régime des jeunes filles belges (bonbons et autres choses gélatineuses qu'on peut trouver dans des superettes chinoises).


Le légendaire Manneken Pis. Bien plus petit que ce que je m'imaginais.

Le Palais Royal, dans lequel le Roi reçoit des invités prestigieux, mais où il ne loge pas.

Bruxelles, capitale de la bande-dessinée (peinture murale en hommage à Broussaille, le héros de Frank)

Et, enfin, un aperçu du très diététique régime des jeunes filles belges (bonbons et autres choses gélatineuses qu'on peut trouver dans des superettes chinoises).

27.06.03
Samedi 21/Dimanche 22 Juin - Contrastes [Belgique]
Il y a des avantages certains à résider près d’une grande ville quand on fait un stage. Surtout quand c’est le tome 5 des aventures d’Harry Potter qui sort en version anglaise. Au moins, vous êtes sûrs de pouvoir le trouver le jour même.
Vous l’aurez compris : j’ai pu mettre la main sur le très attendu Harry Potter and the Order of the Phoenix dès le 21 juin à la FNAC d’Anvers. Il y avait des piles impressionnantes de ce livre à l’entrée, et il semblait très bien se vendre (dans la queue à la caisse, les personnes juste avant moi et juste après l’avaient toutes deux dans les mains). Sept-cent soixante-six pages de bonheur, que je vais déguster petit à petit le soir, avant de dormir. En lisant la saga de J.K. ROWLING, je retrouve un peu les sensations que j’avais en parcourant les oeuvres de Road DAHL quand j’étais jeune. Et, au vu des premières pages de ce nouvel opus d’Harry Potter, il n’y a qu’une chose à dire : J.K. ROWLING mérite vraiment le succès qui est le sien.
Contrastes. Voilà le terme qui résume au mieux ma première semaine en Belgique.
L’accueil au sein de l’entreprise où je fais mon stage a été excellent. Les deux personnes qui sont chargées de m’encadrer (mon maître de stage et un de ses collègues, avec lequel je vais travailler sur le sujet de mon stage) prennent leur charge avec sérieux, sont sympathiques et ouverts. Toutes les personnes travaillant dans cette boite ont tous été très gentils, ont eu un petit mot pour faire en sorte que je me sente bien tout de suite, viennent discuter avec moi de temps en temps pour connaître mes impressions. Une anecdote à ce propos : vendredi soir, alors que je comatais en attendant l’addition dans une pizzeria, des gens entrent. Une jeune femme me dit alors « Bonjour ». Stupeur. Je me demande si je rêve, comment il se fait que cette personne sache que je suis français, pourquoi elle m’adresse la parole. Peut-être est-ce mon charme naturel qui fait effet ;-) ? D’un autre côté, se faire draguer dans une pizzeria Belge, ce serait cocasse. Peut-être est-ce simplement les étrangères qui sont plus sensibles à mon charisme ;-) (j’ai généralement beaucoup de succès auprès des Canadiennes qui viennent au Festival International du Film d’Animation d’Annecy … allez savoir pourquoi O_o) ? Passé cette phase de délires de ma part, je comprends que cette jeune femme travaille dans l’entreprise de mon stage. Ce qui explique qu’elle m’ait salué en entrant. Elle me demande comment ça se passe, et m’invite à me joindre à leur table pour manger. J’avais fini de manger, mais c’est le genre d’attention qui fait plaisir. Il n’empêche que je suis resté coi un certain temps car je ne me souvenais vraiment pas l’avoir déjà vue (et je n’arrive toujours pas à me rappeler quand). Il faut dire que quatre-vingt personnes travaillent là où je fais ce stage, et que je suis très peu physionomiste !
L’hospitalité des Anversois en général, dans la rue, dans les commerces, laisse beaucoup plus à désirer. Que ce soit à la presse, à la FNAC, ou dans une librairie de BD, personne ne paraît disposé à parler français. C’est même pire : une fois que les gens ont compris que vous étiez français (ou francophones), ils deviennent antipathiques au possible, ne disent pas « au revoir ».
J’ai précédemment parlé de l’épuration qu’Anvers m’avait paru avoir subi. En fait, la situation est beaucoup plus perverse. La ville paraît coupé en deux, la zone de démarcation se situant aux alentours de la gare d’Antwerpen Centraal. Si vous prenez à droite en sortant de la gare, vous arriverez sur ce que les Anversois vous présentent comme le quartier « unsecure » de la ville, sous prétexte qu’il y a beaucoup d’étrangers. Moi, quand on me fait une telle description d’un quartier, je n’ai qu’une envie : aller y jeter un oeil. Ce n’est pas que je sois inconscient, que j’aime prendre des risques, mais je connais trop bien ce genre de raisonnements qui fait dire à certaines personnes qu’un coin est infréquentable sous prétexte qu’il y vit beaucoup d’immigrés. Et je m’étais dit : « si ce quartier s'avère vraiment dangereux, je rebrousserai vite chemin ». Je suis donc allé voir de mes propres yeux. Qu’y ai-je vu ? Un quartier beaucoup plus métissé que le coeur d’Anvers : des noirs, des arabes, des blancs, quelques rares marginaux, des cybercafés à la pelle (quand je pense que j’en avais cherché désespérément un lors de mon premier week-end en Belgique, et que je n’avais trouvé qu’au bout d’heures et d’heures de recherche). Pas de quoi fouetter un chat ! Je connais des rues, dans des villes françaises, qui sont des millions de fois plus dangereuses.
En fait, la description qui m’a été faite de ce coin me paraît révélatrice de la peur de l’autre. Les gens ont peur, ils vivent dans la crainte de la différence.
J’ai été frappé par un autre contraste. Dans le cœur d’Anvers, là où se promènent les gens « biens » le samedi, il y a des affiches pour le Vlaams Blok, le parti d’extrême droite Belge. Dans le quartier soi-disant « unsecure » de la ville, il y a des affiches appelant à résister au fascisme. Il y a des signes qui ne trompent pas.
Quelques-unes des surprises auxquelles est confronté un Français qui vient pour la première fois en Belgique :
- on ne peut réserver des places pour les lignes de train intérieures au pays que dans un délai de 5 jours avant le départ. En France, c’est dans un délai de deux mois qu’on peut prendre son billet pour un Train Express Régional (TER) ou un Train Corail. Cela me rappelle aussi la surprise que j’avais eu quand on m’avait expliqué qu’il fallait réserver ses places dans le Thalys (le train reliant Paris, Bruxelles, Anvers, et quelques villes allemandes) au moins trois mois avant ! En France, impossible de réserver ses billets de TGV plus de deux mois à l’avance.
- en France, lorsque vous effectuez un paiement par carte bancaire, vous devez taper votre code secret. En Belgique, il suffit de signer le ticket que le commerçant vous donne une fois que vous lui avez remis votre carte.
- les pistes cyclables sont autrement plus nombreuses qu’en France ! Les trottoirs sont souvent découpés en deux : une partie pour les piétons, une autre pour les vélos. A Anvers, les vélos ont même droits à des feux de circulation qui leur sont propres, qui leur indiquent quand ils peuvent traverser une voie, et quand ils ne le doivent pas. Ces mesures permettent d’assurer une certaine sécurité aux cyclistes, la France devrait s’en inspirer.
Que faire un dimanche ? Aller au cinéma bien sûr ! J’étais curieux de voir les pubs diffusées avant le film, et surtout de découvrir comment étaient présentés les films. En jetant un œil au programme du cinéma, j’ai été rassuré en constatant que les films ne sont quasiment jamais doublés en flamand (le doublage coûterait certainement trop chers). J’avais vu sur ce même programme que les films étaient sous-titrés. Ce à quoi je ne m’attendais pas, c’est qu’ils ne sont pas seulement sous-titrés en néerlandais, mais aussi en français ! Ainsi, il y a deux bandes de sous-titres à l’écran : la première consacrée au script français, la seconde au script néerlandais. Je pense que traducteurs et adaptateurs doivent s’arracher les cheveux pour faire en sorte que les phrases ne soient pas trop longues et tiennent sur une ligne. Un sacré travail. Le reste (la taille des salles, le confort) est similaire à ce que l’on a l’habitude de trouver en France … A une petite exception près : la Dame Pipi qui attend patiemment devant la porte des toilettes à chaque étage du cinéma !
Vous l’aurez compris : j’ai pu mettre la main sur le très attendu Harry Potter and the Order of the Phoenix dès le 21 juin à la FNAC d’Anvers. Il y avait des piles impressionnantes de ce livre à l’entrée, et il semblait très bien se vendre (dans la queue à la caisse, les personnes juste avant moi et juste après l’avaient toutes deux dans les mains). Sept-cent soixante-six pages de bonheur, que je vais déguster petit à petit le soir, avant de dormir. En lisant la saga de J.K. ROWLING, je retrouve un peu les sensations que j’avais en parcourant les oeuvres de Road DAHL quand j’étais jeune. Et, au vu des premières pages de ce nouvel opus d’Harry Potter, il n’y a qu’une chose à dire : J.K. ROWLING mérite vraiment le succès qui est le sien.
Contrastes. Voilà le terme qui résume au mieux ma première semaine en Belgique.
L’accueil au sein de l’entreprise où je fais mon stage a été excellent. Les deux personnes qui sont chargées de m’encadrer (mon maître de stage et un de ses collègues, avec lequel je vais travailler sur le sujet de mon stage) prennent leur charge avec sérieux, sont sympathiques et ouverts. Toutes les personnes travaillant dans cette boite ont tous été très gentils, ont eu un petit mot pour faire en sorte que je me sente bien tout de suite, viennent discuter avec moi de temps en temps pour connaître mes impressions. Une anecdote à ce propos : vendredi soir, alors que je comatais en attendant l’addition dans une pizzeria, des gens entrent. Une jeune femme me dit alors « Bonjour ». Stupeur. Je me demande si je rêve, comment il se fait que cette personne sache que je suis français, pourquoi elle m’adresse la parole. Peut-être est-ce mon charme naturel qui fait effet ;-) ? D’un autre côté, se faire draguer dans une pizzeria Belge, ce serait cocasse. Peut-être est-ce simplement les étrangères qui sont plus sensibles à mon charisme ;-) (j’ai généralement beaucoup de succès auprès des Canadiennes qui viennent au Festival International du Film d’Animation d’Annecy … allez savoir pourquoi O_o) ? Passé cette phase de délires de ma part, je comprends que cette jeune femme travaille dans l’entreprise de mon stage. Ce qui explique qu’elle m’ait salué en entrant. Elle me demande comment ça se passe, et m’invite à me joindre à leur table pour manger. J’avais fini de manger, mais c’est le genre d’attention qui fait plaisir. Il n’empêche que je suis resté coi un certain temps car je ne me souvenais vraiment pas l’avoir déjà vue (et je n’arrive toujours pas à me rappeler quand). Il faut dire que quatre-vingt personnes travaillent là où je fais ce stage, et que je suis très peu physionomiste !
L’hospitalité des Anversois en général, dans la rue, dans les commerces, laisse beaucoup plus à désirer. Que ce soit à la presse, à la FNAC, ou dans une librairie de BD, personne ne paraît disposé à parler français. C’est même pire : une fois que les gens ont compris que vous étiez français (ou francophones), ils deviennent antipathiques au possible, ne disent pas « au revoir ».
J’ai précédemment parlé de l’épuration qu’Anvers m’avait paru avoir subi. En fait, la situation est beaucoup plus perverse. La ville paraît coupé en deux, la zone de démarcation se situant aux alentours de la gare d’Antwerpen Centraal. Si vous prenez à droite en sortant de la gare, vous arriverez sur ce que les Anversois vous présentent comme le quartier « unsecure » de la ville, sous prétexte qu’il y a beaucoup d’étrangers. Moi, quand on me fait une telle description d’un quartier, je n’ai qu’une envie : aller y jeter un oeil. Ce n’est pas que je sois inconscient, que j’aime prendre des risques, mais je connais trop bien ce genre de raisonnements qui fait dire à certaines personnes qu’un coin est infréquentable sous prétexte qu’il y vit beaucoup d’immigrés. Et je m’étais dit : « si ce quartier s'avère vraiment dangereux, je rebrousserai vite chemin ». Je suis donc allé voir de mes propres yeux. Qu’y ai-je vu ? Un quartier beaucoup plus métissé que le coeur d’Anvers : des noirs, des arabes, des blancs, quelques rares marginaux, des cybercafés à la pelle (quand je pense que j’en avais cherché désespérément un lors de mon premier week-end en Belgique, et que je n’avais trouvé qu’au bout d’heures et d’heures de recherche). Pas de quoi fouetter un chat ! Je connais des rues, dans des villes françaises, qui sont des millions de fois plus dangereuses.
En fait, la description qui m’a été faite de ce coin me paraît révélatrice de la peur de l’autre. Les gens ont peur, ils vivent dans la crainte de la différence.
J’ai été frappé par un autre contraste. Dans le cœur d’Anvers, là où se promènent les gens « biens » le samedi, il y a des affiches pour le Vlaams Blok, le parti d’extrême droite Belge. Dans le quartier soi-disant « unsecure » de la ville, il y a des affiches appelant à résister au fascisme. Il y a des signes qui ne trompent pas.
Quelques-unes des surprises auxquelles est confronté un Français qui vient pour la première fois en Belgique :
- on ne peut réserver des places pour les lignes de train intérieures au pays que dans un délai de 5 jours avant le départ. En France, c’est dans un délai de deux mois qu’on peut prendre son billet pour un Train Express Régional (TER) ou un Train Corail. Cela me rappelle aussi la surprise que j’avais eu quand on m’avait expliqué qu’il fallait réserver ses places dans le Thalys (le train reliant Paris, Bruxelles, Anvers, et quelques villes allemandes) au moins trois mois avant ! En France, impossible de réserver ses billets de TGV plus de deux mois à l’avance.
- en France, lorsque vous effectuez un paiement par carte bancaire, vous devez taper votre code secret. En Belgique, il suffit de signer le ticket que le commerçant vous donne une fois que vous lui avez remis votre carte.
- les pistes cyclables sont autrement plus nombreuses qu’en France ! Les trottoirs sont souvent découpés en deux : une partie pour les piétons, une autre pour les vélos. A Anvers, les vélos ont même droits à des feux de circulation qui leur sont propres, qui leur indiquent quand ils peuvent traverser une voie, et quand ils ne le doivent pas. Ces mesures permettent d’assurer une certaine sécurité aux cyclistes, la France devrait s’en inspirer.
Que faire un dimanche ? Aller au cinéma bien sûr ! J’étais curieux de voir les pubs diffusées avant le film, et surtout de découvrir comment étaient présentés les films. En jetant un œil au programme du cinéma, j’ai été rassuré en constatant que les films ne sont quasiment jamais doublés en flamand (le doublage coûterait certainement trop chers). J’avais vu sur ce même programme que les films étaient sous-titrés. Ce à quoi je ne m’attendais pas, c’est qu’ils ne sont pas seulement sous-titrés en néerlandais, mais aussi en français ! Ainsi, il y a deux bandes de sous-titres à l’écran : la première consacrée au script français, la seconde au script néerlandais. Je pense que traducteurs et adaptateurs doivent s’arracher les cheveux pour faire en sorte que les phrases ne soient pas trop longues et tiennent sur une ligne. Un sacré travail. Le reste (la taille des salles, le confort) est similaire à ce que l’on a l’habitude de trouver en France … A une petite exception près : la Dame Pipi qui attend patiemment devant la porte des toilettes à chaque étage du cinéma !
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Les vignettes ci-dessus correspondent à mes coups de coeur du moment. Elles représentent :
- Nantes : la ville dans laquelle j'étudie depuis plus de deux ans. Un climat et un cadre des plus agréables.
- K's Choice : c'est au cours de mon séjour en Belgique que j'ai découvert ce groupe de pop-rock belge. K's Choice a percé sur la scène internationale en 1996, avec le tube "I'm not an addict". Pourtant, le talent de Sarah et Gert Bettens ne saurait se résumer à ce seul titre. Une compilation, intitulée "10" et résumant les dix années d'existence du groupe est disponible en CD et en DVD.
- Keren Ann : elle s'était fait un nom en travaillant avec Benjamin Biolay sur l'album "Vue sur ..." de Salvador. Après une très belle "Disparition", elle nous revient avec un album anglais tout en délicatesse, Not Going Anywhere. Un pur bonheur.
- Cali : révélation musicale de cette rentrée, Cali a composé un album traitant d'un seul et unique thème : l'amour. Il en parle avec réalisme et humour. A découvrir.
- Wolf's Rain : série d'animation réalisée par le prolifique et talentueux Studio Bones, Wolf's Rain se situe dans un futur dont les loups auraient disparu. Pourtant, eux seuls connaîtraient le chemin vers l'Eden. Et si des loups solitaires rôdaient encore en ce monde ?
- Lene Marlin : révélation musicale de la rentrée 1999, la jeune norvégienne nous propose enfin son second album (Another Day). Les textes sont plus mâtures, la voix toujours aussi douce, bien soutenus par une musique efficace.
- 24 : dans le seconde saison de 24 (renommée 24h Chrono sur Canal +), Jack Bauer et David Palmer, devenu le premier Noir président des Etats-Unis, doivent empêcher qu'une bombe nucléaire n'explose à Los Angeles. Un compte-à-rebours tendu, avec toujours plus de rebondissement, de retournements de situations, de pression.
- Buffy The Vampire Slayer : la septième et dernière saison de Buffy sera diffusée bientôt en France. 22 derniers épisodes qui concluent en beauté la série, avec un ennemi plus redoutable que jamais. Cette saison, tout sera une question de pouvoir.
- Witch Hunter Robin : série TV de 26 épisodes produite en 2002 par Sunrise. Une ambiance prenante, un scénario intelligent.
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Hemisphair est né en juin 2003. Il constitue mon second weblog après une expérience menée de décembre 2001 à novembre 2002.Hemisphair est géré à l'aide de l'outil b2evolution ; son design est adapté d'un modèle de mise en page proposé par François Planque.
L'ancienne version, réalisée avec b2, reste consultable ici.
