18.08.04
Gonzo est partout [Animation]
Lu sur DVDAnime.net :
Soupir ...
Le studio Gonzo a annoncé son intention de produire une série animée de 26 épisodes basée sur la série américaine Witchblade, en remplaçant le personnage principal, l'agent de police newyorkais Sara Pezzini, par une femme policier japonaise, histoire de faire couleur locale.Rien ne les arrête décidément !
Soupir ...
29.07.04
Animation japonaise : l'âge d'or ? [Animation]
Il paraîtrait qu'on vit une époque formidable. Ainsi, certains s'extasient, en expliquant que "ces dernières années, la Japanime prend un malin plaisir à se surpasser et à réécrire les règles à grands coups de Wolf's Rain, Last EXILE, Read or Die et autres". Dommage, je ne m'en étais pas rendu compte.
Car je suis loin de partager le même enthousiasme délirant - surtout au vu des séries suscitées. Certes, l'animation japonaise ne vit pas une période de déchéance, au contraire. Chaque année voit émerger plusieurs bonnes séries, divertissantes. Mais, à bien y regarder, rien de réellement révolutionnaire. On est plutôt dans une douce évolution qui se traduit notamment par des progrès techniques indéniables : de l'intégration des CG qui se fait de plus en plus "naturelle" (voir l'évolution de Blue Submarine No.6 à Last Exile, tous deux réalisés à quelques années d'intervalle par le prolifique studio Gonzo) au travail sur le raffinement du chara-design (cf. des séries comme Witch Hunter Robin ou Rahxephon où les personnages sont beaucoup plus expressifs que dans les oeuvres du milieu des années 90 et ce, même en considérant un grand canon comme Evangelion), les dessins animés qui sont sortis des studios nippons ces dernières années marquent un progrès très perceptible. Seulement, au niveau des scenarii et de la mise en scène, peu de séries TV innovent véritablement par rapport aux standards
mis en place entre 1975 et 1995 (la donne est un peu différente au niveau des longs métrages). L'intrigue de Rahxephon rappelle (non sans quelques nuances) celle d'Evangelion ; le Silvana (Last Exile) a des petits airs de Nautilus (Fushigi no umi no Nadia) ; ne parlons même pas des séries qui en sont à leur troisième ou quatrième saison (Saiyuki en tête) ...
Il y a bien quelques OVNI tels Serial Experiments Lain ou Shôjô Kakumei Utena (pour son aspect multi-référencé) mais rien qui ne constitue une oeuvre universellement reconnue, qui apporte une avancée significative dont on sait qu'elle sera certainement copiée par la suite. Les réalisateurs misent plutôt sur des valeurs sûres évitant ainsi de dérouter le spectateur. Peut-être que certains ratages à la Brain Powerd ont eu raison des vélléités d'innovation de certains. Voilà comment certains grands classiques ressortent ou se voient enfin adaptés en anime, d'Astro à Saint Seiya en passant par Monster.
Finalement, les productions se suivent sans réelle surprise pour le spectateur. Ne faisons pas la fine bouche : le niveau est bon (voire très bon), on voit passer beaucoup de séries agréables tant pour l'oeil que pour les méninges (Ghost In The Shell Stand Alone Complex, Juuni Kokki, ainsi que des séries moins connues mais qui sont souvent les plus intéressantes à l'instar de Now and Then, Here and There, Boogiepop Phantom ou Kino no tabi). Mais de là à dire que la japanime se surpasse continuellement, il y a un pas que je ne franchirai pas ...
Car je suis loin de partager le même enthousiasme délirant - surtout au vu des séries suscitées. Certes, l'animation japonaise ne vit pas une période de déchéance, au contraire. Chaque année voit émerger plusieurs bonnes séries, divertissantes. Mais, à bien y regarder, rien de réellement révolutionnaire. On est plutôt dans une douce évolution qui se traduit notamment par des progrès techniques indéniables : de l'intégration des CG qui se fait de plus en plus "naturelle" (voir l'évolution de Blue Submarine No.6 à Last Exile, tous deux réalisés à quelques années d'intervalle par le prolifique studio Gonzo) au travail sur le raffinement du chara-design (cf. des séries comme Witch Hunter Robin ou Rahxephon où les personnages sont beaucoup plus expressifs que dans les oeuvres du milieu des années 90 et ce, même en considérant un grand canon comme Evangelion), les dessins animés qui sont sortis des studios nippons ces dernières années marquent un progrès très perceptible. Seulement, au niveau des scenarii et de la mise en scène, peu de séries TV innovent véritablement par rapport aux standards
mis en place entre 1975 et 1995 (la donne est un peu différente au niveau des longs métrages). L'intrigue de Rahxephon rappelle (non sans quelques nuances) celle d'Evangelion ; le Silvana (Last Exile) a des petits airs de Nautilus (Fushigi no umi no Nadia) ; ne parlons même pas des séries qui en sont à leur troisième ou quatrième saison (Saiyuki en tête) ...
Il y a bien quelques OVNI tels Serial Experiments Lain ou Shôjô Kakumei Utena (pour son aspect multi-référencé) mais rien qui ne constitue une oeuvre universellement reconnue, qui apporte une avancée significative dont on sait qu'elle sera certainement copiée par la suite. Les réalisateurs misent plutôt sur des valeurs sûres évitant ainsi de dérouter le spectateur. Peut-être que certains ratages à la Brain Powerd ont eu raison des vélléités d'innovation de certains. Voilà comment certains grands classiques ressortent ou se voient enfin adaptés en anime, d'Astro à Saint Seiya en passant par Monster.
Finalement, les productions se suivent sans réelle surprise pour le spectateur. Ne faisons pas la fine bouche : le niveau est bon (voire très bon), on voit passer beaucoup de séries agréables tant pour l'oeil que pour les méninges (Ghost In The Shell Stand Alone Complex, Juuni Kokki, ainsi que des séries moins connues mais qui sont souvent les plus intéressantes à l'instar de Now and Then, Here and There, Boogiepop Phantom ou Kino no tabi). Mais de là à dire que la japanime se surpasse continuellement, il y a un pas que je ne franchirai pas ...
30.03.04
Kiki la petite Sorcière, de MIYAZAKI Hayao [Animation]
C'est demain que sort au cinéma Majo no Takkyubin / Kiki la petite Sorcière, film réalisé par MIYAZAKI Hayao (Princesse Mononoke, Le Voyage de Chihiro, Le Château dans le Ciel) à la fin des années 80.Kiki est une jeune sorcière qui vient de fêter ses 13 ans. Pour respecter la tradition, elle doit désormais quitter le foyer familial et partir effectuer un apprentissage d'un an. Elle doit trouver une ville où s'installer pour exercer sa magie et s'établir en tant que vraie sorcière. Kiki part avec la radio de son père, le balai de sa mère, et Jiji, son fidèle chat noir. Après avoir survolé plusieurs régions, elle va finalement s'arrêter dans une petite ville côtière. Si les débuts de cette vie citadine seront difficiles (des modes de vie nouveaux, des codes différents), Kiki va faire des rencontres qui l'aideront à grandir.
MIYAZAKI Hayao a attaqué Kiki la petite Sorcière après avoir terminé Tonari no Totoro / Mon Voisin Totoro. Le film est sorti en 1989 au Japon. Il n'est généralement pas considéré comme l'un des meilleurs long-métrages du maître. Pourtant, quinze ans après sa première sortie, Kiki la petite Sorcière est toujours aussi enthousiasmant, poétique, charmeur.
Peut-être que certains critiques furent déçus de découvrir un film de MIYAZAKI qui ne soit pas une épopée à la Nausicäa ? Il n'en reste pas moins que cette oeuvre est un long-métrage rafraichissant, qui reprend nombre des thèmes chers à MIYAZAKI (la magie quotidienne, le passage à l'âge adulte, mais aussi les influences européennes). Techniquement, le film est d'une qualité encore impressionnante : on pourra ainsi s'extasier sur l'animation de la foule au moment où Kiki arrive dans sa nouvelle ville. Seuls Ghibli et quelques rares studios de par le monde sont capables d'un tel niveau de qualité : il y a parfois une bonne cinquantaine de personnages à l'écran, tous animés. Les musiques de HISAISHI Joe sont elles aussi au rendez-vous et contribuent à la magie du film. Un film à voir absolument, une bouffée d'air frais pour passer un moment un peu magique.
Et, initiative originale assez rare pour être soulignée, les Parisiens et autres personnes habitant l'Ile-De-France pourront, dès demain, aller goûter le délicieux gâteau au chocolat de Kiki dans les boulangeries Paul.
18.02.04
Un conception fluctuante des droits d'auteur [Animation]
Le marché français de l'animation japonaise et du manga, dont l'essor date des années 90, est, encore aujourd'hui, complètement immature.
Je pourrais évoquer la surproduction actuelle, tant en livres qu'en DVDs. Je pourrais parler des éditeurs qui refusent à des chaînes de librairies de leur faire bénéficier d'un quelconque service de presse.
Je me contenterais ici de prendre deux exemples en rapport avec le respect du droit d'auteur.
Que penser d'un éditeur qui copie/colle sur les jaquettes de ses DVD des résumés tirés d'un site Web, sans autorisation préalable de son auteur ? Surtout quand, dans une première réponse, les responsables du-dit éditeur justifient leur démarche en expliquant :
Comme par hasard, après que l'auteur originel de ces "simples" chapeaux a fait un peu de bruit sur des forums Internet, l'éditeur concerné lui a finalement proposé "de rédiger des résumés et un dossier pour les prochains coffrets, ainsi que 20 euros (!) pour les résumés précédents."
Que penser d'une chaîne de magasins dont le webmaster affirme, sûr de lui (les fautes d'orthographe sont d'origine) :
Je vais m'arrêter là, mais les exemples de violation des droits d'auteur foisonnent. Avec des personnes qui sont souvent d'une exécrable mauvaise foi ou qui ont une méconnaissance totale tant de la législation en la matière que de la bienséance la plus élémentaire.
Ce n'est pas comme cela que le manga et les anime se départiront de leur (très) mauvaise image.
Je pourrais évoquer la surproduction actuelle, tant en livres qu'en DVDs. Je pourrais parler des éditeurs qui refusent à des chaînes de librairies de leur faire bénéficier d'un quelconque service de presse.
Je me contenterais ici de prendre deux exemples en rapport avec le respect du droit d'auteur.
Que penser d'un éditeur qui copie/colle sur les jaquettes de ses DVD des résumés tirés d'un site Web, sans autorisation préalable de son auteur ? Surtout quand, dans une première réponse, les responsables du-dit éditeur justifient leur démarche en expliquant :
"notre infographiste s'est donc inspiré d'une source pour le coffret Mask, cependant, je la trouve très "faible", car cette source ne propose ni résumés ni dossier, juste un "chapeau" dans le jargon de rédacteur.
Combien de caractères pour ce chapeau ? peu, très peu, et bien trop peu pour revendiquer une appartenance à un site précis et traitant de la série concernée[...]"
Comme par hasard, après que l'auteur originel de ces "simples" chapeaux a fait un peu de bruit sur des forums Internet, l'éditeur concerné lui a finalement proposé "de rédiger des résumés et un dossier pour les prochains coffrets, ainsi que 20 euros (!) pour les résumés précédents."
Que penser d'une chaîne de magasins dont le webmaster affirme, sûr de lui (les fautes d'orthographe sont d'origine) :
"une image sur le net apartient a tout le monde imagine si les mec qui fesai des site perso de eva ou de star war se fesait engeuler lol"
Je vais m'arrêter là, mais les exemples de violation des droits d'auteur foisonnent. Avec des personnes qui sont souvent d'une exécrable mauvaise foi ou qui ont une méconnaissance totale tant de la législation en la matière que de la bienséance la plus élémentaire.
Ce n'est pas comme cela que le manga et les anime se départiront de leur (très) mauvaise image.
11.02.04
OPE de Comcast sur Disney [Animation]
Ce n'est pas nouveau : l'année 2004 est cruciale pour Disney.
Après que la rupture des négociations entre Pixar et Disney pour la reconduction du contrat de diffusion qui liait les deux entreprises, nous avons appris avant-hier que Disney avait signé un partenariat exclusif avec Microsoft. Les deux entreprises se sont engagées à "améliorer la qualité, la sécurité et l'accessibilité des contenus numériques", que ceux-ci soient proposés en ligne ou non. Si les termes exacts du contrat ne sont pour le moment connus que dans les grandes lignes, on sait toutefois que Disney utilisera désormais le logiciel Windows Media pour la distribution de ses dessins animés et ses films via Internet. Microsoft, de son côté, fera de Disney l'un de ses tout premiers fournisseurs de contenu lorsqu'il sortira le Portable Media Center, son nouvel appareil vidéo, 100% numérique (prévu pour la fin de l'année). C'est la crainte du piratage qui a poussé Disney à prendre une telle décision (de très nombreuses copies illégales du Monde de Nemo ont circulé sur Internet avant même la sortie du film).
Aujourd'hui, Comcast, le premier câblo-opérateur des Etats-Unis (21 millions d'abonnés avec ABC, ESPN, etc.), a annoncé vouloir racheter Disney pour 66 milliards de dollars. Ce n'est pas véritablement une surprise au sens où Comcast figurait, depuis plusieurs mois, sur la liste de plus sérieux prétendants au rachat éventuel de la maison mère de Mickey. L'annonce de Comcast fait suite au refus de Michael Eisner, le PDG de Disney, de négocier un quelconque rapprochement. Brian Roberts, le PDG de Comcast, a déclaré : "C’est une opportunité unique pour les actionnaires de Comcast et de Disney de créer un nouveau leader du monde du divertissement".
Comcast propose une offre publique d'échange sur la base de 0,78 actions pour chaque action Disney, soit une prime de 10% sur le cours de clôture de mardi soir. Si l'opération réussit, les actionnaires de Disney détiendraient 42% de la nouvelle société.
Ce nouveau rebondissement risque bien de marquer la fin du règne de Michael Eisner à la tête du Conseil d'Administration de Disney.
Après que la rupture des négociations entre Pixar et Disney pour la reconduction du contrat de diffusion qui liait les deux entreprises, nous avons appris avant-hier que Disney avait signé un partenariat exclusif avec Microsoft. Les deux entreprises se sont engagées à "améliorer la qualité, la sécurité et l'accessibilité des contenus numériques", que ceux-ci soient proposés en ligne ou non. Si les termes exacts du contrat ne sont pour le moment connus que dans les grandes lignes, on sait toutefois que Disney utilisera désormais le logiciel Windows Media pour la distribution de ses dessins animés et ses films via Internet. Microsoft, de son côté, fera de Disney l'un de ses tout premiers fournisseurs de contenu lorsqu'il sortira le Portable Media Center, son nouvel appareil vidéo, 100% numérique (prévu pour la fin de l'année). C'est la crainte du piratage qui a poussé Disney à prendre une telle décision (de très nombreuses copies illégales du Monde de Nemo ont circulé sur Internet avant même la sortie du film).
Aujourd'hui, Comcast, le premier câblo-opérateur des Etats-Unis (21 millions d'abonnés avec ABC, ESPN, etc.), a annoncé vouloir racheter Disney pour 66 milliards de dollars. Ce n'est pas véritablement une surprise au sens où Comcast figurait, depuis plusieurs mois, sur la liste de plus sérieux prétendants au rachat éventuel de la maison mère de Mickey. L'annonce de Comcast fait suite au refus de Michael Eisner, le PDG de Disney, de négocier un quelconque rapprochement. Brian Roberts, le PDG de Comcast, a déclaré : "C’est une opportunité unique pour les actionnaires de Comcast et de Disney de créer un nouveau leader du monde du divertissement".
Comcast propose une offre publique d'échange sur la base de 0,78 actions pour chaque action Disney, soit une prime de 10% sur le cours de clôture de mardi soir. Si l'opération réussit, les actionnaires de Disney détiendraient 42% de la nouvelle société.
Ce nouveau rebondissement risque bien de marquer la fin du règne de Michael Eisner à la tête du Conseil d'Administration de Disney.
05.02.04
Horus, Prince du Soleil de TAKAHATA Isao [Animation]
C'est aujourd'hui qu'est sorti dans les salles françaises Horus, Prince du Soleil / Taiyo no ôji, Horusu no daiboken, le premier film que réalisa TAKAHATA Isao en 1968 (Le Tombeau des Lucioles, Pompoko, Mes Voisins les Yamadas). Le film conte les aventures d'Horus, un jeune garçon qui, un jour, reçoit l'épée du Soleil des mains de Moog, un géant de pierre. Quand Horus revient chez lui, il retrouve son père mourrant. Avant de pousser son dernier souflle, ce dernier demande à son fils de retourner auprès des autres êtres humains. Horus part sur son bateau ; en chemin, il se retrouve face à face avec le seigneur des loups, le cruel Grundwald, qui met à feu et à sang tous les villages qu'il rencontre. Grundwald demande à Horus de devenir son "petit-frère" ; bien sûr, le jeune garçon décline cette proposition. Grundwald l'affronte alors et Horus se retrouve vite projeté dans un fleuve. Il dérive jusque dans un village où il est recueilli. Mais ce village est touché par la famine car un monstrueux brochet mange tous les poissons que les villageois essaient de pêcher. Horus va tenter de tuer le brochet, et va bientôt retrouver face à lui les sbires de Grundwald. Il ne pourra faire face à son ennemi que le jour où il aura compris comment forger l'épée du Soleil ...
Si, techniquement, ce long-métrage de TAKAHATA a vieilli, il n'en est pas moins révélateurs des thèmes qui feront le succès de ce réalisateur plusieurs années plus tard. Le développement de l'action est très rapide, les scènes mettant en place les personnages sont très courtes et manient l'art de l'ellipse de manière bien plus prononcée que sur les films d'animation actuellement produits au Japon. Horus, Prince du Soleil comporte toutefois un certain nombre de qualités scénaristiques ; le personnage d'Hilda, qu'Horus rencontre à la moitié du film, en est un bon exemple. Hilda est une jeune fille déchirée, ambivalente, qui est un contre-poids intéressant au héros idealement positif qu'est Horus.
En bref, Horus, Prince du Soleil est une oeuvre maîtresse qui portait déjà en germe tout ce qui fit le succès de TAKAHATA par la suite, un film à découvrir pour mieux comprendre la manière dont ce réalisateur conçoit le cinéma d'animation.
30.01.04
Rupture des négociations entre Disney et Pixar [Animation]
La crise qui couvait chez Disney risque de devenir une réalité maintenant que négociations entre la maison-mère de Mickey et Pixar ont connu un coup d'arrêt brutal.
Rappelons qu'était en jeu la distribution des prochains films de Pixar, une fois que The Incredibles (2004) et Cars (2005) seront sortis.
Rappelons qu'était en jeu la distribution des prochains films de Pixar, une fois que The Incredibles (2004) et Cars (2005) seront sortis.
31.12.03
Une bonne introduction au manga et à l'animation japonaise [Animation]
La collection Librio (livres d'une centaine de pages vendus au petit prix de 2 Euros) vient de s'enrichir d'un ouvrage très intéressant, intitulé Génération Manga - Petit guide du manga et de l'animation japonaise, écrit par Jérôme Schmidt.Ce guide retrace l'histoire du manga et de l'animation au Japon, les différents genres, la manière dont ils ont percé en France. Il se clôt par des portraits de créateurs (TEZUKA, OTOMO, OSHII, MIYAZAKI et MIZUNO) et la présentation de douze oeuvres considérées comme incontournables (Kenshin, Dragon Ball, Escaflowne, Evangelion, City Hunter, Gunnm, Card Captor Sakura, Lain, Robotech, Pokemon, Captain Tsubasa, GTO).
Ce petit livre, préfacé par Jean-Pierre Dionnet, est voué à devenir une référence, tant pour les connaisseurs que les néophytes. Et c'est là sa force : très documenté, il contient des informations qui devraient satisfaire les lecteurs les plus exigeants ; quant aux personnes qui méconnaissent la "culture manga", elles devraient trouver dans cet ouvrage tous les renseignements nécessaires pour aborder cet univers avec un angle d'approche différent.
Voici le texte figurant en quatrième de couverture :
"Goldorak, Akira, Le voyage de Chihiro, Ghost in the Shell, Dragon Ball Z, Sailor Moon : le monde du manga et de l'animation japonaise s'est imposé, au fil des ans, comme une expression artistique à la fois populaire et extraordinairement contrastée. Longtemps qualifiés de violents ou de vulgaires, le manga et la japanimation ont souffert d'un ostracisme obstiné, à la mesure de la fascination qu'ils inspirent.Génération manga - Petit guide du manga et de l'animation japonaise par Jérôme Schmidt
Retraçant l'histoire du manga au Japon et de son développement en France, ce guide propose le tour d'horizon d'un art aux multiples facettes. Néophyte ou amateur averti, vous y trouverez des informations et des références utiles, puisées dans tous les genres de mangas, des shojo aux hentaï. Des portraits de créateurs, une présentation illustrées de douze séries cultes et un lexique viennent compléter l'ensemble.
Préfacé par Jean-Pierre Dionnet, spécialiste et pionnier du domaine, voici un aperçu original, clair et complet de l'univers fascinant du manga et de l'animation japonaise."
Edition Librio, collection Repères
Prix : 2 Euros
NB : Billet co-publié sur MJ.
27.12.03
Des affres du sous-traitement en animation [Animation]
L'un des objectifs initiaux de La Cour des Arcanes, long-métrage d'animation basé sur les aventures de Corto Maltese, était de servir de vitrine pour la série télévisée tirée des oeuvres d'Hugo Pratt. Ce que n'avaient pas prévu les producteurs de ce projet ambitieux, ce sont les immenses difficultés qu'ils rencontreraient avec leurs sous-traitants asiatiques.
Rappelons rapidement la génèse du film : alors que le travail préparatoire et la post-production se déroulaient en France, l'animation avait été confiée aux deux nouveaux studios d'Akagawa et Toita. Ces deux personnes avaient précédemment travaillé au studio français de la DIC, ce qui avait semblé être un gage de sérieux suffisant. Mais alors qu'en France, tout était prêt, l'animation tardait à arriver. En fait, le studio japonais avait revendu les droits à un studio coréen. Et quand les français découvrirent les "merveilles" réalisées par les Coréens, ils tombèrent des nues : la qualité était très loin d'être satisfaisante.
De plus, il restait alors (en 1999) 400 plans à faire. C'est alors qu'Ellipsanime tenta le tout pour le tout : produire ces plans en France. Finalement, ce sont plus de 1000 plans qui furent entièrement retravaillés. Le résultat fut à la hauteur des attentes du public et Corto Maltese - La Cour des Arcanes connut un succès honorable.
La série télévisée, longtemps annoncée, a fait son apparition en catimini sur Canal +, cet automne, diffusée en plein milieu de la nuit. Deux DVD sont sortis à la vente en novembre, deux histoires de 90 minutes : La Ballade de la Mer Salée et Sous le Signe du Capricorne. Deux occasions de retrouver Corto, Raspoutine (et leurs excellents doubleurs, Richard Berry et Patrick Bouchitey) et la poésie d'Hugo Pratt. Je tâcherai de revenir plus précisément sur ces aventures dans un prochain billet car elles valent assurément le coup d'oeil, en dépit de leurs défauts techniques.
Défauts techniques car ces deux aventures prouvent malheureusement combien le travail réalisé par les animateurs coréens fut baclé. En effet, la série télévisée n'a pu bénéficié du même traitement que le film dont les plans bénéficièrent d'un complet lifting. Autrement dit : la qualité de la série est très fluctuante.
En voici un exemple sur trois plans successifs tirés de La Ballade de la Mer Salée ; le contraste entre les deux plans sur le visage de Raspoutine est saisissant.

Il est dommage que le sous-traitement ait été si mauvais car, du point de vue de l'esthétisme global et du rythme, ces adaptations animées sont fidèles à l'esprit d'Hugo Pratt et vraiment agréables à visionner. Finalement, l'expérience vécue par Ellipsanime à cette occasion n'est pas sans rappeler les mésaventures de Guy Delisle (narrées dans l'excellent Shenzen, chez l'Association) lorsqu'il travaillait sur le dessin animé Papyrus.
Rappelons rapidement la génèse du film : alors que le travail préparatoire et la post-production se déroulaient en France, l'animation avait été confiée aux deux nouveaux studios d'Akagawa et Toita. Ces deux personnes avaient précédemment travaillé au studio français de la DIC, ce qui avait semblé être un gage de sérieux suffisant. Mais alors qu'en France, tout était prêt, l'animation tardait à arriver. En fait, le studio japonais avait revendu les droits à un studio coréen. Et quand les français découvrirent les "merveilles" réalisées par les Coréens, ils tombèrent des nues : la qualité était très loin d'être satisfaisante.
De plus, il restait alors (en 1999) 400 plans à faire. C'est alors qu'Ellipsanime tenta le tout pour le tout : produire ces plans en France. Finalement, ce sont plus de 1000 plans qui furent entièrement retravaillés. Le résultat fut à la hauteur des attentes du public et Corto Maltese - La Cour des Arcanes connut un succès honorable.
La série télévisée, longtemps annoncée, a fait son apparition en catimini sur Canal +, cet automne, diffusée en plein milieu de la nuit. Deux DVD sont sortis à la vente en novembre, deux histoires de 90 minutes : La Ballade de la Mer Salée et Sous le Signe du Capricorne. Deux occasions de retrouver Corto, Raspoutine (et leurs excellents doubleurs, Richard Berry et Patrick Bouchitey) et la poésie d'Hugo Pratt. Je tâcherai de revenir plus précisément sur ces aventures dans un prochain billet car elles valent assurément le coup d'oeil, en dépit de leurs défauts techniques.
Défauts techniques car ces deux aventures prouvent malheureusement combien le travail réalisé par les animateurs coréens fut baclé. En effet, la série télévisée n'a pu bénéficié du même traitement que le film dont les plans bénéficièrent d'un complet lifting. Autrement dit : la qualité de la série est très fluctuante.
En voici un exemple sur trois plans successifs tirés de La Ballade de la Mer Salée ; le contraste entre les deux plans sur le visage de Raspoutine est saisissant.

Il est dommage que le sous-traitement ait été si mauvais car, du point de vue de l'esthétisme global et du rythme, ces adaptations animées sont fidèles à l'esprit d'Hugo Pratt et vraiment agréables à visionner. Finalement, l'expérience vécue par Ellipsanime à cette occasion n'est pas sans rappeler les mésaventures de Guy Delisle (narrées dans l'excellent Shenzen, chez l'Association) lorsqu'il travaillait sur le dessin animé Papyrus.
12.12.03
Disney : la crise ? [Animation]
Après la crise dans les années 80, la renaissance dans les années 90 (avec des films comme La Belle et la Bête, Aladdin et Le Roi Lion), la compagnie Disney sombrera-t-elle de nouveau ?
Début décembre, Roy Disney, le neveu de Walt, a démissionné de ses postes de vice-président de Disney et de Responsable du Département d’Animation. Il a été suivi par Stanley Gold, un de ses principaux alliés au sein du comité directeur de l'entreprise.
Pourquoi une telle décision ? Voilà maintenant des années que Roy Disney et Stanley Gold essaient de se débarasser de l'homme qui est à la tête de la compagnie depuis bientôt 20 ans, Michael Eisner. Récemment, ils avaient tenté de convaincre M. Eisner de se retirer lors de cette date anniversaire ; un plan qui a échoué, et Roy Disney a préféré quitter son poste de lui-même plutôt que d'y être forcé sachant que l'âge de la retraite n'allait plus tarder pour lui.
Roy Disney a avancé sept raisons pour lesquelles Michael Eisner aurait du abandonner ses fonctions. Certains arguments sont particulièrement pertinents.
Ainsi Roy Disney explique que Michael Eisner a été incapable de stopper les pertes d'argent engendrées par le groupe de télévision ABC dont Disney est responsable.
Plus grave encore, Roy Disney reproche à M. Eisner de ne pas avoir su établir une relation constructive avec Pixar. C'est d'ailleurs là l'un des points cruciaux pour l'avenir de Michael Eisner à la tête de Disney.
Revenons à ce propos très rapidement sur le partenariat entre Pixar et Disney.
Tout commence en 1985 quand la branche informatique de Lucas Film (alors déficitaire) est racheté par Steve Jobs, le co-fondateur d'Apple. C'est alors que débute véritablement l'histoire de Pixar. En 1991, Disney propose au studio la co-production d'un long-métrage : Toy Story.
C'est un succès et Steve Jobs négocie alors un nouveau contrat : Disney s'engage alors à co-produire, à hauteur de 50%, les cinq prochains films de Pixar (les suites comme Toy Story 2 étaient exclues du-dit contrat) et à en assurer la distribution, Pixar touchant alors 50% des bénéfices après une partie d'amortissement des frais de distribution (contre 15% seulement pour le premier Toy Story).
Or ce contrat arrive à échéance puisque les cinq films en question auront bientôt tous été terminés : 1001 Pattes (1998), Monstres et Compagnie (2001), Le Monde de Nemo (2003), The Incredibles (prévu pour 2004) et Cars (2005).
Le temps d'une renégociation est donc arrivé, et Pixar a toutes les bonnes cartes en main pour imposer ses conditions :
- Toy Story, 1001 Pattes, Toy Story 2, Monstres et Compagnie font partie des huit longs-métrages américains d’animation qui ont rapporté le plus d’argent ;
- Le Monde de Némo détient le record au box-office américain 2003 et sa mise en vente en DVD aux Etats-Unis est déjà un franc succès ;
- ces dernières années, Disney a été incapable de réaliser un film d'animation dont le succès soit équivalent aux oeuvres de Pixar.
Au moment d'aborder ces discussions, Steve Jobs est dans une position extrêmement favorable ; ce qu'il exige désormais, c'est un contrat qui offrirait à Pixar 100% des recettes en salles.
Si la compagnie Disney veut garder Pixar dans son giron, elle devra faire des concessions. Si elle s'y refusait, Steve Jobs irait voir ailleurs, tout courtisé qu'il est par Warner Bros et Sony Entertainment. Mais une telle issue ouvrirait à coup sûr une nouvelle et longue période de crise au sein de Disney.
Pire encore, le risque qu'encourt Michael Eisner est celui d'une OPA hostile sur Disney, devenue vulnérable. Les plus sérieux prétendants à l'acquisition de Disney sont Comcast, Yahoo et InterActiveCorp.
Entre les renégociations avec Pixar et le risque d'une OPA, l'année 2004 sera déterminante pour Disney.
Sources :
- The Economist du 24 juillet 2003 et du 6 décembre 2003
- Le dessin animé, un trésor disputé sur Challenges.fr
Début décembre, Roy Disney, le neveu de Walt, a démissionné de ses postes de vice-président de Disney et de Responsable du Département d’Animation. Il a été suivi par Stanley Gold, un de ses principaux alliés au sein du comité directeur de l'entreprise.
Pourquoi une telle décision ? Voilà maintenant des années que Roy Disney et Stanley Gold essaient de se débarasser de l'homme qui est à la tête de la compagnie depuis bientôt 20 ans, Michael Eisner. Récemment, ils avaient tenté de convaincre M. Eisner de se retirer lors de cette date anniversaire ; un plan qui a échoué, et Roy Disney a préféré quitter son poste de lui-même plutôt que d'y être forcé sachant que l'âge de la retraite n'allait plus tarder pour lui.
Roy Disney a avancé sept raisons pour lesquelles Michael Eisner aurait du abandonner ses fonctions. Certains arguments sont particulièrement pertinents.
Ainsi Roy Disney explique que Michael Eisner a été incapable de stopper les pertes d'argent engendrées par le groupe de télévision ABC dont Disney est responsable.
Plus grave encore, Roy Disney reproche à M. Eisner de ne pas avoir su établir une relation constructive avec Pixar. C'est d'ailleurs là l'un des points cruciaux pour l'avenir de Michael Eisner à la tête de Disney.
Revenons à ce propos très rapidement sur le partenariat entre Pixar et Disney.
Tout commence en 1985 quand la branche informatique de Lucas Film (alors déficitaire) est racheté par Steve Jobs, le co-fondateur d'Apple. C'est alors que débute véritablement l'histoire de Pixar. En 1991, Disney propose au studio la co-production d'un long-métrage : Toy Story.
C'est un succès et Steve Jobs négocie alors un nouveau contrat : Disney s'engage alors à co-produire, à hauteur de 50%, les cinq prochains films de Pixar (les suites comme Toy Story 2 étaient exclues du-dit contrat) et à en assurer la distribution, Pixar touchant alors 50% des bénéfices après une partie d'amortissement des frais de distribution (contre 15% seulement pour le premier Toy Story).
Or ce contrat arrive à échéance puisque les cinq films en question auront bientôt tous été terminés : 1001 Pattes (1998), Monstres et Compagnie (2001), Le Monde de Nemo (2003), The Incredibles (prévu pour 2004) et Cars (2005).
Le temps d'une renégociation est donc arrivé, et Pixar a toutes les bonnes cartes en main pour imposer ses conditions :
- Toy Story, 1001 Pattes, Toy Story 2, Monstres et Compagnie font partie des huit longs-métrages américains d’animation qui ont rapporté le plus d’argent ;
- Le Monde de Némo détient le record au box-office américain 2003 et sa mise en vente en DVD aux Etats-Unis est déjà un franc succès ;
- ces dernières années, Disney a été incapable de réaliser un film d'animation dont le succès soit équivalent aux oeuvres de Pixar.
Au moment d'aborder ces discussions, Steve Jobs est dans une position extrêmement favorable ; ce qu'il exige désormais, c'est un contrat qui offrirait à Pixar 100% des recettes en salles.
Si la compagnie Disney veut garder Pixar dans son giron, elle devra faire des concessions. Si elle s'y refusait, Steve Jobs irait voir ailleurs, tout courtisé qu'il est par Warner Bros et Sony Entertainment. Mais une telle issue ouvrirait à coup sûr une nouvelle et longue période de crise au sein de Disney.
Pire encore, le risque qu'encourt Michael Eisner est celui d'une OPA hostile sur Disney, devenue vulnérable. Les plus sérieux prétendants à l'acquisition de Disney sont Comcast, Yahoo et InterActiveCorp.
Entre les renégociations avec Pixar et le risque d'une OPA, l'année 2004 sera déterminante pour Disney.
Sources :
- The Economist du 24 juillet 2003 et du 6 décembre 2003
- Le dessin animé, un trésor disputé sur Challenges.fr
03.12.03
La Prophétie des Grenouilles [Animation]
C'est en ce mercredi 3 décembre 2003 que sort en salles La Prophétie des Grenouilles, long-métrage français d'animation.
Réalisé par Jacques-Rémy GIRERD, La Prophétie des Grenouilles est le premier long-métrage de Folimage (connu pour ses courts-métrages, à l'instar du Moine et le Poisson de Michel Dudok de Wit). La production de cette oeuvre a duré 6 ans : 2 ans d'écriture, 3 ans de production "concrète", 1 an de finalisation.
L'histoire de ce film, la voici : Tom est un garçon qui vit à la campagne avec ses parents adoptifs, un ancien marin bourru et une jeune femme noire. Leurs voisins qui tiennent un zoo peuplé de toutes sortes d'animaux (lions, éléphants, loups, ...), décident de partir en Afrique pour y capturer des crocodiles. Tom et ses parents se chargent de prendre soin des animaux durant leur absence.
Pendant ce temps, les grenouilles sonnent l'alerte : les prévisions des batraciens de chaque étang concordent pour affirmer qu'un nouveau déluge va commencer lors de la prochaine pleine lune. Il pleuvra 40 jours et 40 nuits. Les grenouilles décident de faire la seule chose qui est en leur pouvoir : prévenir Tom. Mais il est déjà trop tard, et des trombes d'eau s'abattent sur le paysage ...
J'avais vu les vingt premières minutes de La Prophétie des Grenouilles en avant-première, lors du Festival Internation du Film d'Animation d'Annecy en juin dernier. Et j'étais rapidement tombé sous le charme de cette belle histoire qui, si elle s'adresse avant tout aux enfants, séduira aussi les "jamais trop grand" (pour reprendre l'expression de Télérama).
En sortant une semaine seulement après Le Monde de Némo, La Prophétie des Grenouilles se retrouve en concurrence directe avec un mastodonte. Un sacré défi. Une raison de plus de se précipiter dans les salles soutenir cette belle production française.
A l'occasion de la sortie de La Prophétie des Grenouilles, Télérama consacre un dossier au cinéma d'animation français, et s'interroge quant à l'avenir de celui-ci : "La profession doute. Le temps des artistes serait-il révolu ?"
Réalisé par Jacques-Rémy GIRERD, La Prophétie des Grenouilles est le premier long-métrage de Folimage (connu pour ses courts-métrages, à l'instar du Moine et le Poisson de Michel Dudok de Wit). La production de cette oeuvre a duré 6 ans : 2 ans d'écriture, 3 ans de production "concrète", 1 an de finalisation.
L'histoire de ce film, la voici : Tom est un garçon qui vit à la campagne avec ses parents adoptifs, un ancien marin bourru et une jeune femme noire. Leurs voisins qui tiennent un zoo peuplé de toutes sortes d'animaux (lions, éléphants, loups, ...), décident de partir en Afrique pour y capturer des crocodiles. Tom et ses parents se chargent de prendre soin des animaux durant leur absence.
Pendant ce temps, les grenouilles sonnent l'alerte : les prévisions des batraciens de chaque étang concordent pour affirmer qu'un nouveau déluge va commencer lors de la prochaine pleine lune. Il pleuvra 40 jours et 40 nuits. Les grenouilles décident de faire la seule chose qui est en leur pouvoir : prévenir Tom. Mais il est déjà trop tard, et des trombes d'eau s'abattent sur le paysage ...
J'avais vu les vingt premières minutes de La Prophétie des Grenouilles en avant-première, lors du Festival Internation du Film d'Animation d'Annecy en juin dernier. Et j'étais rapidement tombé sous le charme de cette belle histoire qui, si elle s'adresse avant tout aux enfants, séduira aussi les "jamais trop grand" (pour reprendre l'expression de Télérama).
En sortant une semaine seulement après Le Monde de Némo, La Prophétie des Grenouilles se retrouve en concurrence directe avec un mastodonte. Un sacré défi. Une raison de plus de se précipiter dans les salles soutenir cette belle production française.
A l'occasion de la sortie de La Prophétie des Grenouilles, Télérama consacre un dossier au cinéma d'animation français, et s'interroge quant à l'avenir de celui-ci : "La profession doute. Le temps des artistes serait-il révolu ?"
24.06.03
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Les vignettes ci-dessus correspondent à mes coups de coeur du moment. Elles représentent :
- Nantes : la ville dans laquelle j'étudie depuis plus de deux ans. Un climat et un cadre des plus agréables.
- K's Choice : c'est au cours de mon séjour en Belgique que j'ai découvert ce groupe de pop-rock belge. K's Choice a percé sur la scène internationale en 1996, avec le tube "I'm not an addict". Pourtant, le talent de Sarah et Gert Bettens ne saurait se résumer à ce seul titre. Une compilation, intitulée "10" et résumant les dix années d'existence du groupe est disponible en CD et en DVD.
- Keren Ann : elle s'était fait un nom en travaillant avec Benjamin Biolay sur l'album "Vue sur ..." de Salvador. Après une très belle "Disparition", elle nous revient avec un album anglais tout en délicatesse, Not Going Anywhere. Un pur bonheur.
- Cali : révélation musicale de cette rentrée, Cali a composé un album traitant d'un seul et unique thème : l'amour. Il en parle avec réalisme et humour. A découvrir.
- Wolf's Rain : série d'animation réalisée par le prolifique et talentueux Studio Bones, Wolf's Rain se situe dans un futur dont les loups auraient disparu. Pourtant, eux seuls connaîtraient le chemin vers l'Eden. Et si des loups solitaires rôdaient encore en ce monde ?
- Lene Marlin : révélation musicale de la rentrée 1999, la jeune norvégienne nous propose enfin son second album (Another Day). Les textes sont plus mâtures, la voix toujours aussi douce, bien soutenus par une musique efficace.
- 24 : dans le seconde saison de 24 (renommée 24h Chrono sur Canal +), Jack Bauer et David Palmer, devenu le premier Noir président des Etats-Unis, doivent empêcher qu'une bombe nucléaire n'explose à Los Angeles. Un compte-à-rebours tendu, avec toujours plus de rebondissement, de retournements de situations, de pression.
- Buffy The Vampire Slayer : la septième et dernière saison de Buffy sera diffusée bientôt en France. 22 derniers épisodes qui concluent en beauté la série, avec un ennemi plus redoutable que jamais. Cette saison, tout sera une question de pouvoir.
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