08.02.04
Les agrégateurs : une avancée dans la garantie de non-répudiation d'un texte par son auteur ? [Weblog]
Les agrégateurs en ligne permettent de suivre très facilement les mises à jour des weblogs disposant d'un fil RSS. Mais une conséquence rarement évoquée de ces agrégateurs est que tout - ou presque - est archivé. Autrement dit, si l'auteur d'un des weblogs agrégés corrige ou efface un de ses textes, le contenu du message peut très bien rester accessible ailleurs, sur une page qui a sauvegardé le contenu initial du billet.
C'est le cas avec les agrégateurs basés sur Feed on feeds, tel celui dont je me sers pour mon usage personnel ou l'Actu-Blogs de Houssein. On peut en avoir une illustration avec un billet que Loïc a récemment modifié alors que le texte initial reste affichable sur mon agrégateur à la date du 6 février. Un bon moyen de comparer les deux versions.
Avec la multiplication des agrégateurs en ligne, on se rend bien compte qu'il deviendra de plus en plus difficile de contrôler exactement la diffusion de ses propres textes. C'est pourquoi il conviendra d'être vigilent sur ce qu'on écrit, et ce, dès la première mise en ligne. Cela n'a pas que des inconvénients et devrait aussi favoriser la transparence (impossible de nier, a posteriori, d'avoir tenu certains propos) et éviter les corrections ou effacements abusifs de billets.
C'est le cas avec les agrégateurs basés sur Feed on feeds, tel celui dont je me sers pour mon usage personnel ou l'Actu-Blogs de Houssein. On peut en avoir une illustration avec un billet que Loïc a récemment modifié alors que le texte initial reste affichable sur mon agrégateur à la date du 6 février. Un bon moyen de comparer les deux versions.
Avec la multiplication des agrégateurs en ligne, on se rend bien compte qu'il deviendra de plus en plus difficile de contrôler exactement la diffusion de ses propres textes. C'est pourquoi il conviendra d'être vigilent sur ce qu'on écrit, et ce, dès la première mise en ligne. Cela n'a pas que des inconvénients et devrait aussi favoriser la transparence (impossible de nier, a posteriori, d'avoir tenu certains propos) et éviter les corrections ou effacements abusifs de billets.
04.02.04
Weblogs et poltique [Weblog]
Loïc Le Meur annonce qu'il prépare le lancement du weblog de, je cite, "un présidentiable français de premier plan avec son équipe fort sympathique."
Dans les commentaires de ce billet, Loïc ajoute :
Si je suis convaincu par les avantages des weblogs que ce soit dans le domaine professionnel (par exemple, pour donner de la visibilité à des projets au sein d'écoles ou d'entreprises) ou personnel (notamment pour tous les gens qui aiment écrire et qui trouvent dans les weblogs un outil simple d'accès pour diffuser leurs écrits), je suis en revanche très sceptique devant les propos de Loïc, associant derechef weblog et transparence. Par exemple, je n'ai pas été particulièrement séduit par les weblogs des candidats américains à la présidentielle. Je n'ai trouvé, dans ces weblogs, rien qui ne témoigne de plus de transparence qu'une interview dans un journal.
Ma principale crainte est que le weblog ne devienne qu'un gadget numérique de plus dans la panoplie de l'homme politique. Est-ce véritablement de cela dont la politique a le plus besoin à l'heure actuelle ? Si les weblogs sont effectivement un bon outil pour remettre la politique au coeur du quotidien (cf. les nombreux blogs qui évoquent ce sujet au milieu de billets consacrés à la vie culturelle, à la programmation, etc.), les weblogs d'hommes politiques sont-ils vraiment un des besoins prioritaires pour renouer le lien démocratique entre les citoyens et leurs représentants ?
J'en doute.
Dans les commentaires de ce billet, Loïc ajoute :
"la démocratie a BESOIN des blogs et de leur transparence, quel que soit le parti. Ma pierre à moi à la transparence politique en France..."Les weblogs constituent certainement un très bon outil de débat. Ils permettent une confrontation des idées et, s'ils débouchent de temps en temps sur de stériles guerres de tranchées, ils conduisent parfois à d'enrichissantes discussions.
Si je suis convaincu par les avantages des weblogs que ce soit dans le domaine professionnel (par exemple, pour donner de la visibilité à des projets au sein d'écoles ou d'entreprises) ou personnel (notamment pour tous les gens qui aiment écrire et qui trouvent dans les weblogs un outil simple d'accès pour diffuser leurs écrits), je suis en revanche très sceptique devant les propos de Loïc, associant derechef weblog et transparence. Par exemple, je n'ai pas été particulièrement séduit par les weblogs des candidats américains à la présidentielle. Je n'ai trouvé, dans ces weblogs, rien qui ne témoigne de plus de transparence qu'une interview dans un journal.
Ma principale crainte est que le weblog ne devienne qu'un gadget numérique de plus dans la panoplie de l'homme politique. Est-ce véritablement de cela dont la politique a le plus besoin à l'heure actuelle ? Si les weblogs sont effectivement un bon outil pour remettre la politique au coeur du quotidien (cf. les nombreux blogs qui évoquent ce sujet au milieu de billets consacrés à la vie culturelle, à la programmation, etc.), les weblogs d'hommes politiques sont-ils vraiment un des besoins prioritaires pour renouer le lien démocratique entre les citoyens et leurs représentants ?
J'en doute.
06.01.04
Un an de weblog sur Mixiblog [Weblog]
Sympathique bilan d'un an de blog sur Mixiblog (billet daté du mardi 6 janvier 2004) :
1 an déjà O_°
'vache, ça passe à une vitesse, j'hallucine complètement.
Si je devais tirer un bilan de tout ça, il serait positif, très même pour le coup, pour ne pas dire supercalifragilistic.
Ce blog ne ressemble absolument pas à ce que je souhaitais en faire au départ (tant au niveau du contenu que du ton) mais le résultat est là et il me plaît. je ne me force pas pour écrire, je prends ça comme un bon signe ^_^
L'autre bilan, c'est vous, vous qui nous lisez au fil du temps et vous que je lis au fil du temps (mais un autre). Vous que j'ai rencontré au fil de l'année et avec qui s'est nouée une relation spéciale et étrange, fruit d'une alchimie complexe à expliquer.
Ce qui fait aussi que nous existons encore aujourd'hui, c'est la qualité du "secret" qui entoure ce blog pour mon entourage. Sans ce secret (je serais tenter de dire "petit jardin secret"), je n'aurais pas continuer. Je croise les doigts pour que cela continue tout en remerciant vivement ceux qui tiennent leur langue tout les jours.[...]
31.12.03
Le weblog comme un théâtre [Weblog]
Alors que Mouche s'interroge sur l'influence des lecteurs sur les webloggers, une amie me faisait récemment remarquer qu'Hemisphair avait changé depuis ses débuts, qu'on n'y trouverait plus de remarques du style "je n'ai pas trouvé de confiture Bonne Maman au supermarché".
Effectivement, ce weblog a connu, au cours de ces six derniers mois, une évolution, qui est toutefois restée assez légère.
Quand j'ai lancé Hemisphair en juin dernier, j'avais en tête l'échec plus ou moins patent de mon précédent weblog. De décembre 2001 à novembre 2002, je m'étais avéré incapable d'insuffler une véritable âme au site sur lequel je publiais des billets. J'avais des idées, mais je n'osais pas les mettre en pratique.
Je m'étais retrouvé avec un media très puissant dans les mains sans arriver à me dépatouiller avec.
Je n'ai pas débuté Hemisphair sur un coup de tête ; je savais globalement ce que je souhaitais faire. Le retour de la part des lecteurs me donne des indications sur la manière dont ma démarche est perçue ; néanmoins, cela ne constitue pas la ligne directrice de ce weblog.
Hemisphair est avant tout un joyeux patchwork de billets, sur des sujets qui peuvent aller de la crise au Proche-Orient au temps qu'il fait à Nantes.
Au moment de publier (et même avant d'écrire) un texte, je me pose deux principales questions :
1- Est-ce que j'estime ce sujet vraiment intéressant ? Est-ce que j'ai véritablement quelque chose à dire dessus ? Aurait-il été l'objet d'une annotation dans un de mes carnets si je n'avais pas eu ce weblog ?
2- Est-ce que j'accepte l'idée que quiconque - ami, ennemi, vague connaissance, inconnu - le lise, l'interprète, l'intégre dans la perception qu'il a de moi ?
Je dois toutefois concéder avoir ressenti une pointe d'inquiétude quand, en novembre dernier, je me suis rendu compte que, certains jours, plus de 200 personnes parcouraient ces pages. Bien sûr, il est extrêmement valorisant de se savoir lu. Pourtant, ce peut aussi être angoissant de savoir que tant de personnes se penchent sur votre prose, surtout lorsqu'elle se prête à quelques expérimentations.
J'ai déjà publié des articles sur des sites à la fréquentation plus de dix fois supérieure à celle de ce weblog, et cela ne m'a jamais gêné. Car ces textes prennent place dans un cadre plus "strict", plus "conventionnel" que sur Hemisphair. Les billets laissés ici constituent parfois des prises de risque (certes contrôlées).
Alors, en sentant plus de lecteurs dans mon dos, j'ai craint un instant de perdre en spontanéité, en sincérité. Pour le moment, j'ai réussi à mettre de côté le "poids" de ce lectorat. Mais je ne suis pas sûr d'être pressé de voir mon nombre de visiteurs à nouveau multiplié par deux.
J'ai ouvert ce weblog avec le souhait (plus ou moins secret) qu'il soit lu par mes principales connaissances. Je souhaitais me faire plaisir en abordant des sujets qui me tenaient à coeur ; et j'espérais aussi que chacun puisse y trouver un intérêt.
A cette époque, dans le théâtre qu'est mon weblog, je voyais très bien les personnes aux premiers rangs. Des visages qui m'étaient familiers. Puis, au fur et à mesure, d'autres curieux sont entrés, pour mon plus grand plaisir (il est plus valorisant de faire salle comble que de se retrouver devant des sièges désespérement vides). Je les vois moins bien. Je sens leur présence. J'ai le trac, mais cela ne doit pas m'empêcher de suivre mes envies du moment et de faire mon "spectacle" du mieux que je le peux.
PS : récemment, je m'interrogeais sur la manière dont on doit considérer son weblog : comme un espace privé ou un lieu public ?
Il se trouve que, la semaine dernière, mon père est tombé sur mon weblog, prouvant une fois de plus que l'anonymat est vraiment une notion amenée à disparaître sur Internet (d'ailleurs, Papa, si tu lis ces lignes, n'oublie pas que tu dois recommencer ton régime le 2 janvier !).
Effectivement, ce weblog a connu, au cours de ces six derniers mois, une évolution, qui est toutefois restée assez légère.
Quand j'ai lancé Hemisphair en juin dernier, j'avais en tête l'échec plus ou moins patent de mon précédent weblog. De décembre 2001 à novembre 2002, je m'étais avéré incapable d'insuffler une véritable âme au site sur lequel je publiais des billets. J'avais des idées, mais je n'osais pas les mettre en pratique.
Je m'étais retrouvé avec un media très puissant dans les mains sans arriver à me dépatouiller avec.
Je n'ai pas débuté Hemisphair sur un coup de tête ; je savais globalement ce que je souhaitais faire. Le retour de la part des lecteurs me donne des indications sur la manière dont ma démarche est perçue ; néanmoins, cela ne constitue pas la ligne directrice de ce weblog.
Hemisphair est avant tout un joyeux patchwork de billets, sur des sujets qui peuvent aller de la crise au Proche-Orient au temps qu'il fait à Nantes.
Au moment de publier (et même avant d'écrire) un texte, je me pose deux principales questions :
1- Est-ce que j'estime ce sujet vraiment intéressant ? Est-ce que j'ai véritablement quelque chose à dire dessus ? Aurait-il été l'objet d'une annotation dans un de mes carnets si je n'avais pas eu ce weblog ?
2- Est-ce que j'accepte l'idée que quiconque - ami, ennemi, vague connaissance, inconnu - le lise, l'interprète, l'intégre dans la perception qu'il a de moi ?
Je dois toutefois concéder avoir ressenti une pointe d'inquiétude quand, en novembre dernier, je me suis rendu compte que, certains jours, plus de 200 personnes parcouraient ces pages. Bien sûr, il est extrêmement valorisant de se savoir lu. Pourtant, ce peut aussi être angoissant de savoir que tant de personnes se penchent sur votre prose, surtout lorsqu'elle se prête à quelques expérimentations.
J'ai déjà publié des articles sur des sites à la fréquentation plus de dix fois supérieure à celle de ce weblog, et cela ne m'a jamais gêné. Car ces textes prennent place dans un cadre plus "strict", plus "conventionnel" que sur Hemisphair. Les billets laissés ici constituent parfois des prises de risque (certes contrôlées).
Alors, en sentant plus de lecteurs dans mon dos, j'ai craint un instant de perdre en spontanéité, en sincérité. Pour le moment, j'ai réussi à mettre de côté le "poids" de ce lectorat. Mais je ne suis pas sûr d'être pressé de voir mon nombre de visiteurs à nouveau multiplié par deux.
J'ai ouvert ce weblog avec le souhait (plus ou moins secret) qu'il soit lu par mes principales connaissances. Je souhaitais me faire plaisir en abordant des sujets qui me tenaient à coeur ; et j'espérais aussi que chacun puisse y trouver un intérêt.
A cette époque, dans le théâtre qu'est mon weblog, je voyais très bien les personnes aux premiers rangs. Des visages qui m'étaient familiers. Puis, au fur et à mesure, d'autres curieux sont entrés, pour mon plus grand plaisir (il est plus valorisant de faire salle comble que de se retrouver devant des sièges désespérement vides). Je les vois moins bien. Je sens leur présence. J'ai le trac, mais cela ne doit pas m'empêcher de suivre mes envies du moment et de faire mon "spectacle" du mieux que je le peux.
PS : récemment, je m'interrogeais sur la manière dont on doit considérer son weblog : comme un espace privé ou un lieu public ?
Il se trouve que, la semaine dernière, mon père est tombé sur mon weblog, prouvant une fois de plus que l'anonymat est vraiment une notion amenée à disparaître sur Internet (d'ailleurs, Papa, si tu lis ces lignes, n'oublie pas que tu dois recommencer ton régime le 2 janvier !).
16.12.03
Le weblog, espace privé ou lieu public ? [Weblog]
S'il est une question qui m'a toujours plus ou moins tarabiscoté, c'est bien celle de l'identité que je devais afficher lors de participation sur des groupes de discussions, des forums, des sites Internet ... et, plus encore, sur mon weblog.
A l'heure où le Googling (l'art de taper l'identité d'une personne dans le moteur Google et d'étudier en détails les résultats, ce qui donne lieu à de singulières découvertes : votre prof de maths pantouflard était, dans sa jeunesse, un aventurier qui parcourait le monde ; votre patron colérique aime écrire de poèmes qu'il offre aux Internautes, etc.) perce en Europe, il est légitime de déterminer la part de soi qu'on accepte de rendre accessible aux yeux de chacuns, amis comme ennemis, connaissances (passées, présentes ou à venir) comme vulgaires inconnus.
Pendant longtemps, j'ai souhaité (essayer de) garder un certain anonymat. C'est pourquoi la plupart de mes participations sur le Web étaient signée d'un pseudo assez répandu pour que le curieux faisant des recherches sur un moteur de recherche soit découragé par le nombre de pages retournées.
Seulement, je suis toujours resté convaincu que cet anonymat est tout relatif. Il est semblable en fait à un mécanisme de mot de passe. Il suffit que votre mot de passe soit dévoilé pour qu'un esprit malveillant ait accès à toutes vos données ; il suffit que votre adresse soit donnée à une personne peu discrête pour que le site que vous souhaitiez tenir secret soit découvert par toutes vos connaissances.
C'est pourquoi je n'ai jamais tenu de site Web sur lequel je me serais permis de tenir des propos que je ne serais pas capable de dire en face de la personne concernée (autrement dit : je trouve les weblogs "journaux intimes" dans lesquels certaines personnes règlent leurs comptes sous couvert d'anonymat particulièrement "dangereux" ; l'éternel débat autour du VraiNom ...).
De plus en plus, j'utilise mon vrai nom sur les sites Web/weblogs/Wiki auxquels je participe. Il subsiste toujours, au fond de moi, des questions bien légitimes (que pensera un employeur possible qui arriverait sur tel texte ? Sur un billet connoté politiquement ? Ou bien une personne de ma famille d'un message plus personnel ? Etc.).
Je me souviens de billets de webloggeurs expliquant qu'ils ne donneraient jamais l'adresse de leur weblog à leurs parents. Je me rappelle de weblogs sur lesquels les auteurs se confiaient sur leurs moindres sentiments, weblogs qui furent finalement découverts par des indélicats et fermés en catastrophe.
Ma "politique", depuis bientôt un an, c'est de ne mettre en ligne que des textes que je juge "lisibles" par quiconque : lecteur anonyme ou vieille connaissance, personne m'appréciant ou qui pourrait chercher à se servir de mes écrits pour me nuire.
Dans ces conditions, laisser mon vrai nom sur un article ne me pose plus (trop) de soucis.
Si j'estime qu'un texte reflète mes pensées, mon avis, mon analyse, si je ressens le besoin de le publier et de l'offrir à un public, je devrais bien être capable de l'assumer, quelque soit la personne qui le lit, que ce soit un professeur, un ami, un ennemi, un directeur des ressources humaines, etc.
A l'heure où le Googling (l'art de taper l'identité d'une personne dans le moteur Google et d'étudier en détails les résultats, ce qui donne lieu à de singulières découvertes : votre prof de maths pantouflard était, dans sa jeunesse, un aventurier qui parcourait le monde ; votre patron colérique aime écrire de poèmes qu'il offre aux Internautes, etc.) perce en Europe, il est légitime de déterminer la part de soi qu'on accepte de rendre accessible aux yeux de chacuns, amis comme ennemis, connaissances (passées, présentes ou à venir) comme vulgaires inconnus.
Pendant longtemps, j'ai souhaité (essayer de) garder un certain anonymat. C'est pourquoi la plupart de mes participations sur le Web étaient signée d'un pseudo assez répandu pour que le curieux faisant des recherches sur un moteur de recherche soit découragé par le nombre de pages retournées.
Seulement, je suis toujours resté convaincu que cet anonymat est tout relatif. Il est semblable en fait à un mécanisme de mot de passe. Il suffit que votre mot de passe soit dévoilé pour qu'un esprit malveillant ait accès à toutes vos données ; il suffit que votre adresse soit donnée à une personne peu discrête pour que le site que vous souhaitiez tenir secret soit découvert par toutes vos connaissances.
C'est pourquoi je n'ai jamais tenu de site Web sur lequel je me serais permis de tenir des propos que je ne serais pas capable de dire en face de la personne concernée (autrement dit : je trouve les weblogs "journaux intimes" dans lesquels certaines personnes règlent leurs comptes sous couvert d'anonymat particulièrement "dangereux" ; l'éternel débat autour du VraiNom ...).
De plus en plus, j'utilise mon vrai nom sur les sites Web/weblogs/Wiki auxquels je participe. Il subsiste toujours, au fond de moi, des questions bien légitimes (que pensera un employeur possible qui arriverait sur tel texte ? Sur un billet connoté politiquement ? Ou bien une personne de ma famille d'un message plus personnel ? Etc.).
Je me souviens de billets de webloggeurs expliquant qu'ils ne donneraient jamais l'adresse de leur weblog à leurs parents. Je me rappelle de weblogs sur lesquels les auteurs se confiaient sur leurs moindres sentiments, weblogs qui furent finalement découverts par des indélicats et fermés en catastrophe.
Ma "politique", depuis bientôt un an, c'est de ne mettre en ligne que des textes que je juge "lisibles" par quiconque : lecteur anonyme ou vieille connaissance, personne m'appréciant ou qui pourrait chercher à se servir de mes écrits pour me nuire.
Dans ces conditions, laisser mon vrai nom sur un article ne me pose plus (trop) de soucis.
Si j'estime qu'un texte reflète mes pensées, mon avis, mon analyse, si je ressens le besoin de le publier et de l'offrir à un public, je devrais bien être capable de l'assumer, quelque soit la personne qui le lit, que ce soit un professeur, un ami, un ennemi, un directeur des ressources humaines, etc.
09.12.03
Pensée [Weblog]
Finalement, à voir tous ces arrêts, une vague impression se profile : et si, derrière tous ces écrits, tous ses fichiers, il n'y avait rien d'autre qu'une quête de l'amour.
Certains cherchent, dans l'écriture, dans leur weblog, dans leurs lecteurs un peu plus d'estime de soi.
D'autres essaient d'y bâtir quelque chose de neuf, pour se remettre d'une rupture, d'une déception, d'une frustration.
La blogosphère est pleine de ces cris d'amour.
Heileen, Maia, Laurent, Thomas ou tous les autres ... Malgré les différences, une certaine ressemblance.
Certains cherchent, dans l'écriture, dans leur weblog, dans leurs lecteurs un peu plus d'estime de soi.
D'autres essaient d'y bâtir quelque chose de neuf, pour se remettre d'une rupture, d'une déception, d'une frustration.
La blogosphère est pleine de ces cris d'amour.
Heileen, Maia, Laurent, Thomas ou tous les autres ... Malgré les différences, une certaine ressemblance.
05.12.03
Pourquoi un weblog ? [Weblog]
Lu sur Saishû Heiki Kareshi (message du 03/12/2003, intitulé "A propos des blogs" - pas de permalien) :
Cette analyse, qui porte avant tout sur les carnets personnels, plus que sur les weblogs en général, suggère les limites de ce media.
Je ne crois pas que les vagues de fermetures observées ici ou là puissent permettre de tenir des propos tels que "les weblogs étaient/sont un phénomène de mode".
L'étude que Christina et moi-même avons menée nous a démontré l'extraordinaire vitalité de ce monde. Sans aller jusqu'à suggérer que "le phénomène des blogs est aussi important que la révolution de l'imprimerie" (cf. le weblog de Loïc Le Meur), force est de reconnaître que les potentialités des weblogs (et des technologies qui y sont désormais associées telle la syndication) sont étourdissantes.
Que ce soit à des fins professionnelles (le weblog comme outil de veille technologique par exemple), journalistiques, éducatives (à la manière de l'initiative mené par Mario Asselin au sein de l'Institut St Joseph) ou personnelles, les weblogs ont de l'avenir.
A mon sens, le blog-blues observé actuellement n'est pas un signe d'essouflement des weblogs ; il relève plutôt d'un questionnement autour d'une forme d'écrit qui constitue le degré ultime de l'égo et qui peut s'avérer, au bout du compte, assez vain tant pour le lecteur que le bloggeur.
Mais les interrogations, c'est aussi ce qui fait avancer, progresser. Voir par exemple l'intéressante tentative de Laurent pour rompre avec la mise en page classique des weblogs.
Pourquoi les gens ouvrent-ils un blog ?
Il va sans dire que ce phénomène a subit les conséquences d'un énorme phénomêne de mode... Maintenant, les blogs commencent à dépérir, à fermer. Les gens de prennent plus le temps de les actualiser, de changer les layouts... Alors finalement, tout ceci n'était-il que futilité ?
J'en doute. [...]
Le blog serait donc une méthode d'expression pour les autistes incapables de communiquer autrement ? Il y a sûrement un fond de vérité là dedans, et j'ai moi-même tendance à renvoyer les gens sur mon blog quand ils me posent une question et que la réponse s'y trouve. Il faut le dire, c'est bien pratique : ça évite de radoter.
De manière évidente donc, le blog tend à tous nous renfermer sur nous-mêmes. Mais de tels propos seraient bien trop excessifs ! De mon point de vue, mon blog n'est qu'une porte ouverte, une clé de compréhension pour les gens qui m'entourent. Chaque post me reflète et en mettant tout bout à bout, on a plus d'éléments pour comprendre le Bruno. Plus d'éléments, mais certainement pas tous ! J'ouvre la brêche, et c'est aux autres de la saisir.
Et dans ce cas, mon blog ne s'adresse qu'aux gens que je connais... Oui, c'est vrai je l'avoue. Et je ne vois pas de toute façon comment ma vie pourrait intéresser des gens à qui je suis complètement étranger.[...]
Cette analyse, qui porte avant tout sur les carnets personnels, plus que sur les weblogs en général, suggère les limites de ce media.
Je ne crois pas que les vagues de fermetures observées ici ou là puissent permettre de tenir des propos tels que "les weblogs étaient/sont un phénomène de mode".
L'étude que Christina et moi-même avons menée nous a démontré l'extraordinaire vitalité de ce monde. Sans aller jusqu'à suggérer que "le phénomène des blogs est aussi important que la révolution de l'imprimerie" (cf. le weblog de Loïc Le Meur), force est de reconnaître que les potentialités des weblogs (et des technologies qui y sont désormais associées telle la syndication) sont étourdissantes.
Que ce soit à des fins professionnelles (le weblog comme outil de veille technologique par exemple), journalistiques, éducatives (à la manière de l'initiative mené par Mario Asselin au sein de l'Institut St Joseph) ou personnelles, les weblogs ont de l'avenir.
A mon sens, le blog-blues observé actuellement n'est pas un signe d'essouflement des weblogs ; il relève plutôt d'un questionnement autour d'une forme d'écrit qui constitue le degré ultime de l'égo et qui peut s'avérer, au bout du compte, assez vain tant pour le lecteur que le bloggeur.
Mais les interrogations, c'est aussi ce qui fait avancer, progresser. Voir par exemple l'intéressante tentative de Laurent pour rompre avec la mise en page classique des weblogs.
25.11.03
Spleen blogosophérique (suite) [Weblog]
Devant la vague de webloggeurs qui s'arrêtent (Nacara, Neige, Laurent et Kicou) et l'atmosphère morose régnant actuellement dans la Blogosophère, une question me titille : en adviendra-t-il de même pour les weblogs techniques ou se focalisant sur des sujets très pointus ?
Après tout, Les fermetures observées actuellement concernent avant tout des weblogs que l'on pourrait qualifiés de "personnels" ou de "généralistes".
Voici mon impression : les weblogs personnels sont en plein essor, et cela va certainement continuer. Seulement, j'ai la sensation que leur durée de vie reste relativement restreinte.
Les weblogs plus professionnels s'imposent peu à peu. En ce qu'ils peuvent constituer une "vitrine" ou un outil de veille technologique, je suis d'avis qu'ils se développeront. Et perdureront, ce qui risque de ne pas être le cas pour une majorité de weblogs personnels. En cela, je rejoins un peu l'avis que Loïc Le Meur a exprimé dans Le Journal du Net :
Après tout, Les fermetures observées actuellement concernent avant tout des weblogs que l'on pourrait qualifiés de "personnels" ou de "généralistes".
Voici mon impression : les weblogs personnels sont en plein essor, et cela va certainement continuer. Seulement, j'ai la sensation que leur durée de vie reste relativement restreinte.
Les weblogs plus professionnels s'imposent peu à peu. En ce qu'ils peuvent constituer une "vitrine" ou un outil de veille technologique, je suis d'avis qu'ils se développeront. Et perdureront, ce qui risque de ne pas être le cas pour une majorité de weblogs personnels. En cela, je rejoins un peu l'avis que Loïc Le Meur a exprimé dans Le Journal du Net :
On voit de moins en moins de journaux intimes, tandis que de plus en plus les professionnels de l'information et les politiques vont adopter ce média, car il permet une transparence totale.
23.11.03
Spleen blogosophérique [Weblog]
Le récent billet dans lequel Laurent exprime une lassitude vis-à-vis du blogging m'incite à faire le point sur cette activité que j'ai reprise il y a bientôt six mois.
Dans la grande majorité des cas, un weblog n'a qu'un seul et unique tenancier. Il en résulte une personnalité très marquée du lieu. Mais à force d'évoluer dans ce milieu, la vanité de la démarche nous devient parfois difficile à supporter. Une impression de tourner en rond.
Nous suivons toujours plus de weblogs, mais sans conviction. Nous devenons des blogovoraces, qui enchaînons les lectures, qui accumulons des dizaines, voire des centaines de billets lus par jour. Et à un moment, le trop-plein.
Je me demande si on ne peut faire que du blogging. Pour ma part, le weblog est une activité secondaire, tant du point de vue de la lecture que de l'écriture. La blogosophère est une sphère dans laquelle j'évolue, mais pas la seule.
J'ai besoin d'évoluer dans des sphères différentes. De diversifier les approches du monde. De sortir d'une sphère, de rentrer dans une autre. Fréquenter des personnes différentes, s'intéresser à des sujets radicalement opposés. De la même manière que je passe de Star Academy à France Europe Express, des films d'art et d'essai à Harry Potter, de Natasha St Pier à Stina Nordenstam, de The Economist à VSD ...
Mon weblog, je le conçois comme un bloc-notes, mon bloc-notes. Une page blanche sur laquelle j'écris tout et n'importe quoi, pour peu que j'y trouve un quelconque intérêt. Avec des billets sur une mésaventure cocasse, un site qui m'a paru amusant, un film ou un concert que je suis allé voir, la republication de textes préparés dans d'autres contextes (cf. la rubrique "Logiciel libre" qui est la reprise de textes préparés dans le cadre d'un projet de longue durée ; vu que je trouve dommage de laisser perdre le travail effectué sur le sujet, je republie ces synthèses dans ces colonnes), des questionnaires ...
Difficile de nier qu'un weblog, c'est un peu le degré ultime de l'égo. Alors, autant jouer le jeu à fond et ne pas se freiner par une charte rédactionnelle ou quelque chose du même genre ... Tel est mon point de vue.
NB : ce billet a été écrit avant que je n'apprenne la décision de Laurent de fermer Navire.net.
Dans la grande majorité des cas, un weblog n'a qu'un seul et unique tenancier. Il en résulte une personnalité très marquée du lieu. Mais à force d'évoluer dans ce milieu, la vanité de la démarche nous devient parfois difficile à supporter. Une impression de tourner en rond.
Nous suivons toujours plus de weblogs, mais sans conviction. Nous devenons des blogovoraces, qui enchaînons les lectures, qui accumulons des dizaines, voire des centaines de billets lus par jour. Et à un moment, le trop-plein.
Je me demande si on ne peut faire que du blogging. Pour ma part, le weblog est une activité secondaire, tant du point de vue de la lecture que de l'écriture. La blogosophère est une sphère dans laquelle j'évolue, mais pas la seule.
J'ai besoin d'évoluer dans des sphères différentes. De diversifier les approches du monde. De sortir d'une sphère, de rentrer dans une autre. Fréquenter des personnes différentes, s'intéresser à des sujets radicalement opposés. De la même manière que je passe de Star Academy à France Europe Express, des films d'art et d'essai à Harry Potter, de Natasha St Pier à Stina Nordenstam, de The Economist à VSD ...
Mon weblog, je le conçois comme un bloc-notes, mon bloc-notes. Une page blanche sur laquelle j'écris tout et n'importe quoi, pour peu que j'y trouve un quelconque intérêt. Avec des billets sur une mésaventure cocasse, un site qui m'a paru amusant, un film ou un concert que je suis allé voir, la republication de textes préparés dans d'autres contextes (cf. la rubrique "Logiciel libre" qui est la reprise de textes préparés dans le cadre d'un projet de longue durée ; vu que je trouve dommage de laisser perdre le travail effectué sur le sujet, je republie ces synthèses dans ces colonnes), des questionnaires ...
Difficile de nier qu'un weblog, c'est un peu le degré ultime de l'égo. Alors, autant jouer le jeu à fond et ne pas se freiner par une charte rédactionnelle ou quelque chose du même genre ... Tel est mon point de vue.
NB : ce billet a été écrit avant que je n'apprenne la décision de Laurent de fermer Navire.net.
19.11.03
D'ébats sur un weblog [Weblog]
Cette jeune femme se contentait d'écrire une chronique sur le sexe pour un magazine féminin. Elle a changé de registre cet été, en racontant ses aventures au lit sur un «blogue» Internet, un de ces journaux intimes qui fleurissent sur le Web, jusqu'en Chine. En quelques semaines, le site (www.blogcn.com) est devenu inaccessible en raison du nombre de connexions.
Dans Libération du mercredi 19 novembre 2003, un article, intitulé Révocul à la cantonaise sur le Web , est consacré à une cantonaise qui détaille ses ébats amoureux sur son weblog. Une sorte de Maïa Mazaurette chinoise ?
En tout cas, l'histoire semble faire grand bruit par là-bas.
16.11.03
Gentimentaire [Weblog]
Généralement, un webloggeur est très curieux de lire les réactions de ses lecteurs. Il les attend, il les espère. Quelque part, il sent, dans ces quelques lignes que viennent parfois écrire ses visiteurs, une forme de reconnaissance.
Aujourd'hui, j'ai envie de faire un renvoi d'ascenseur, de remercier tous ceux qui lisent, voire commentent mes billets.
Merci ! Tout simplement.
Aujourd'hui, j'ai envie de faire un renvoi d'ascenseur, de remercier tous ceux qui lisent, voire commentent mes billets.
Merci ! Tout simplement.
Neuf mois et demi de Blogging - Bilan [Weblog]
Excellent billet chez Merriadoc qui nous offre un bilan de son activité de bloggeur. Un extrait, pour vous donner envie de lire le texte en question :
[...] Une blogroll, c'est un peu comme se créer son propre village, ses propres voisins. Sans limite géographique. "Veillons sur les autres comme des sentinelles responsables, créons des liens partout où ils sont rompus."
11.11.03
Un peu d'action [Weblog]
La nouvelle affaire mediaTIC fait grand bruit. Je cite Be-rewt pour le résumé de l'histoire :
Je rejoins totalement l'avis de IokanaaN et de Be-rewt.
Ce qui me paraît le plus ennuyeux, dans cette histoire, c'est l'importance qu'a pris mediaTIC au fil du temps. Un peu comme si un seul weblog était devenu représentatif de l'univers des weblogs.
mediaTIC est un weblog qui a acquis une visibilité certaine dans les medias traditionnels (cité dans la presse, à la radio, etc.). Dans ce domaine-ci, il s'est retrouvé, grosso modo, en situation de monopole. Or, c'est bien connu, un monopole est dangereux. L'affaire du billet effacé à propos de 20Six.fr et cette affirmation tendancieuse à l'encontre de Stéphane ... Voilà les gouttes qui ont fait déborder un vase déjà trop plein d'effets d'annonce et de liens pas toujours fiables.
mediaTIC vis-à-vis de Joueb.com me rappelle L'Equipe vis-à-vis d'Aimé Jacquet en 1998.
LE problème, c'est qu'il n'y a pas de vrai "contre-pouvoir".
Et si l'axe du mal s'unissait pour bâtir un weblog collaboratif sur les weblogs, quelque chose qui constituerait l'Alternative avec un grand "A" à mediaTIC pour tous ceux qui arrivent dans la Blogosphère ?
En résumé, JLR (mediatic) estime que Stéphane (joueb) cherche à doper ses statistiques sur weblogues.com en ajoutant des publicités vers cerains jouebs. Problème, en publiant cet article, JLR n'a pas pensé une seconde que Stéphane n'était pas Machiavel.
Je rejoins totalement l'avis de IokanaaN et de Be-rewt.
Ce qui me paraît le plus ennuyeux, dans cette histoire, c'est l'importance qu'a pris mediaTIC au fil du temps. Un peu comme si un seul weblog était devenu représentatif de l'univers des weblogs.
mediaTIC est un weblog qui a acquis une visibilité certaine dans les medias traditionnels (cité dans la presse, à la radio, etc.). Dans ce domaine-ci, il s'est retrouvé, grosso modo, en situation de monopole. Or, c'est bien connu, un monopole est dangereux. L'affaire du billet effacé à propos de 20Six.fr et cette affirmation tendancieuse à l'encontre de Stéphane ... Voilà les gouttes qui ont fait déborder un vase déjà trop plein d'effets d'annonce et de liens pas toujours fiables.
mediaTIC vis-à-vis de Joueb.com me rappelle L'Equipe vis-à-vis d'Aimé Jacquet en 1998.
LE problème, c'est qu'il n'y a pas de vrai "contre-pouvoir".
Et si l'axe du mal s'unissait pour bâtir un weblog collaboratif sur les weblogs, quelque chose qui constituerait l'Alternative avec un grand "A" à mediaTIC pour tous ceux qui arrivent dans la Blogosphère ?
05.11.03
Joueb.com [Weblog]
Voilà déjà quelques temps que je voulais revenir sur l'évolution de ma perception de Joueb.com au cours des derniers mois, et en profiter pour tirer mon chapeau à Stéphane, le créateur de cette solution. Ce dernier recherchant quelques témoignages concernant l'expérience Joueb.com, c'est une parfaite occasion pour que j'évoque enfin ce sujet.
Joueb.com a contre lui un nom qui peut faire tiquer ; personnellement, et je l'ai déjà dit à Stéphane, je trouve que le terme "Joueb" est trop proche de "Jouet". Cela a eu pour conséquence que j'ai longtemps eu l'image "classique" de cette solution : une sympathique communauté, mais sur laquelle des weblogs plus sérieux ne semblaient pas se développer.
Et puis, Mouche a déménagé, Corinne a débarqué, un certain nombre de webloggeurs réputés A/C (pour Adulte/Chiant) ont commencé des expérimentations (à l'instar de be-rewt) ... ; je me suis alors penché un peu plus sur la question.
J'ai découvert une solution enthousiasmante par les nombreuses possibilités offertes à l'utilisateur (qu'il soit néophyte ou informaticien confirmé). J'ai aussi beaucoup apprécié la qualité d'écoute de Stéphane, qui accorde beaucoup d'importance aux remarques qui lui sont adressées, et qui n'hésite pas à donner de sa personne pour satisfaire les demandes que lui adressent les utilisateurs de Joueb.com.
Si je n'étais pas un vrai Jouebidouilleur (comprendre : un informaticiens qui aime pouvoir tout modifier sur son weblog, même si cela passe par une plongée dans le code PHP/MySQL de l'ensemble), je switcherais certainement vers Joueb.com.
Bref, vous m'aurez compris : en dépit d'un nom qui peut faire grincer quelques dents (;-)), Joueb.com mérite vraiment qu'on s'y attarde.
Joueb.com a contre lui un nom qui peut faire tiquer ; personnellement, et je l'ai déjà dit à Stéphane, je trouve que le terme "Joueb" est trop proche de "Jouet". Cela a eu pour conséquence que j'ai longtemps eu l'image "classique" de cette solution : une sympathique communauté, mais sur laquelle des weblogs plus sérieux ne semblaient pas se développer.
Et puis, Mouche a déménagé, Corinne a débarqué, un certain nombre de webloggeurs réputés A/C (pour Adulte/Chiant) ont commencé des expérimentations (à l'instar de be-rewt) ... ; je me suis alors penché un peu plus sur la question.
J'ai découvert une solution enthousiasmante par les nombreuses possibilités offertes à l'utilisateur (qu'il soit néophyte ou informaticien confirmé). J'ai aussi beaucoup apprécié la qualité d'écoute de Stéphane, qui accorde beaucoup d'importance aux remarques qui lui sont adressées, et qui n'hésite pas à donner de sa personne pour satisfaire les demandes que lui adressent les utilisateurs de Joueb.com.
Si je n'étais pas un vrai Jouebidouilleur (comprendre : un informaticiens qui aime pouvoir tout modifier sur son weblog, même si cela passe par une plongée dans le code PHP/MySQL de l'ensemble), je switcherais certainement vers Joueb.com.
Bref, vous m'aurez compris : en dépit d'un nom qui peut faire grincer quelques dents (;-)), Joueb.com mérite vraiment qu'on s'y attarde.
24.09.03
Lectomat [Weblog]
Jeune (et moins jeune) Bloggeur, ne t'es-tu jamais juré(e) que, non, tu ne feras pas partie de ces gens qui consultent compulsivement leurs statistiques de fréquentation tous les matins comme Jean-Luc Delarue lit fébrilement les chiffres d'audimat de son émission de la veille ?
Tu t'es dit que tu éviterais ce chausse-trappe vicieux. Tu (t')es convaincu(e) que la qualité n'est pas proportionnelle au nombre de lecteurs. Mais voilà, il arrive toujours un moment où l'on tombe dans ce piège. Pour peu qu'on ait déjà un outil de statistique installé de base sur son serveur (en ce qui me concerne, Webalizer), l'épée de Damoclès ne demande qu'à s'abattre.
Il viendra, ce jour où , même toi, jeune Bloggeur, tu iras consulter cette page qui t'indique le nombre de personnes ayant accédé à ton royaume. Ce genre d'information ne te suffit pas ? Pas de problèmes, tu peux savoir bien d'autres choses sur les personnes passées par chez toi. Certes, aucun outil n'est encore capable de te renseigner sur leur âge, ou sur leurs mensurations, mais nul doute que des petits malins sont déjà en train de coder ce logiciel pour geek en puissance.
En attendant, tu te demandes peut-être comment les gens sont arrivés sur ton site, sur quel lien ils ont cliqué avant d'atterir sur ton modeste territoire ? Tout ça, tu le sauras. Tu esquissera enfin un début de réponse à la terrible interrogation "un lien sur un "petit" Blog qui fait son petit bonhomme de chemin n'attire-t-il pas plus de visiteurs qu'un lien chez mediaTIC ?oue que tu te l'aies posée cette question, petit Bloggeur.
Tu as vaguement entendu dire qu'un lien chez bingirl ou Nacara, c'était la mine d'or en terme de visites, et tu voudrais bien savoir si ce n'est que mythe ou si une réalité concrète se cache derrière cette rumeur ?
Grâce à un bon outil statistique, tu auras ta propre idée sur la question.
Tu pourras aussi savoir les mots-clefs tapés par les visiteurs qui sont passés par Google avant de lire ta prose. Tu apprendras alors que certains sont venus chercher des rapports de stage chez Pimkie, à Lyon. D'autres étaient simplement en quête d'information sur la manière de cuisiner la choucroute garnie à la Belge, avec des frites et du Nutella dessus.
Et puis, tu visionneras l'historique des visites. Tu seras hypnotisé par cette courbe donnant le nombre de visiteurs en fonction des quinze derniers jours. Est-ce que le post que tu avais jugé si bon t'a attiré des visites ? Est-ce qu'au contraire, ces textes peu intéressants ont éloigné tes fans ? Ah, je sais ce que tu te dis au fond de toi, là. Je suis persuadé que tu dis que jamais, tu ne tomberas dans ce piège. Jamais tu ne relieras la fréquentation de ta page avec la qualité de ce que tu pourrais y avoir écris. Oh, ça, c'est que tu prétendais avant ... Avant ce moment où la page de statistiques est devenue ta drogue quotidienne. Celle qui te dit si tu écris bien ou mal.
S'il te plait, ne me dis pas que tu ne tomberas jamais dans cet excès. Ne le REPETE pas, tu attirerais sur toi la malédiction de la Blogosphère. Tu te retrouverais, comme moi il y a quelques semaines, à faire de ta page de stats l'une des tes visites prioritaires la matin, au moment de l'allumage du PC. Tu douterais de la qualité de textes qui sont pourtant très biens, mais qui ont le seul tort de ne pas être "populaires".
Qu'importe ?
Que cherches-tu finalement ? Te faire plaisir et donner aussi un peu de plaisir à tes lecteurs ? Ou souhaites-tu seulement que le nombre de tes visiteurs soit un nombre de quatre chiffres ? Si c'est la deuxième éventualité que tu choisis, pars tout de suite t'inscrire pour L'Île de la Tentation version 2004 ou Koh Lanta. Dépêches-toi. Ou alors, si tu es un homme, change de sexe. Car, c'est bien connu, dans la Blogosphère, tu feras plus d'audience si tu descends de Vénus plutôt que de Mars. Conséquence bien logique d'une certaine masculinisation du monde Internaute ? Ou phénomène seulement temporaire ? L'avenir nous le dira.
Mais si ton coeur se sent plutô attiré par la première voie, alors n'hésite pas à prendre un break si tu sens que la qualité de tes posts commence à décliner (et ce, quelque soit le signe de la dérivée de la fonction donnant, en fonction du temps, le nombre de tes visiteurs), souffle, arrête de consulter ta page de stats. Arrête d'écrire en pensant aux lecteurs. Fais-toi simplement plaisir.
L'écriture doit être un plaisir sans cesse renouvelé, plutôt qu'une triste routine.
Tu t'es dit que tu éviterais ce chausse-trappe vicieux. Tu (t')es convaincu(e) que la qualité n'est pas proportionnelle au nombre de lecteurs. Mais voilà, il arrive toujours un moment où l'on tombe dans ce piège. Pour peu qu'on ait déjà un outil de statistique installé de base sur son serveur (en ce qui me concerne, Webalizer), l'épée de Damoclès ne demande qu'à s'abattre.
Il viendra, ce jour où , même toi, jeune Bloggeur, tu iras consulter cette page qui t'indique le nombre de personnes ayant accédé à ton royaume. Ce genre d'information ne te suffit pas ? Pas de problèmes, tu peux savoir bien d'autres choses sur les personnes passées par chez toi. Certes, aucun outil n'est encore capable de te renseigner sur leur âge, ou sur leurs mensurations, mais nul doute que des petits malins sont déjà en train de coder ce logiciel pour geek en puissance.
En attendant, tu te demandes peut-être comment les gens sont arrivés sur ton site, sur quel lien ils ont cliqué avant d'atterir sur ton modeste territoire ? Tout ça, tu le sauras. Tu esquissera enfin un début de réponse à la terrible interrogation "un lien sur un "petit" Blog qui fait son petit bonhomme de chemin n'attire-t-il pas plus de visiteurs qu'un lien chez mediaTIC ?oue que tu te l'aies posée cette question, petit Bloggeur.
Tu as vaguement entendu dire qu'un lien chez bingirl ou Nacara, c'était la mine d'or en terme de visites, et tu voudrais bien savoir si ce n'est que mythe ou si une réalité concrète se cache derrière cette rumeur ?
Grâce à un bon outil statistique, tu auras ta propre idée sur la question.
Tu pourras aussi savoir les mots-clefs tapés par les visiteurs qui sont passés par Google avant de lire ta prose. Tu apprendras alors que certains sont venus chercher des rapports de stage chez Pimkie, à Lyon. D'autres étaient simplement en quête d'information sur la manière de cuisiner la choucroute garnie à la Belge, avec des frites et du Nutella dessus.
Et puis, tu visionneras l'historique des visites. Tu seras hypnotisé par cette courbe donnant le nombre de visiteurs en fonction des quinze derniers jours. Est-ce que le post que tu avais jugé si bon t'a attiré des visites ? Est-ce qu'au contraire, ces textes peu intéressants ont éloigné tes fans ? Ah, je sais ce que tu te dis au fond de toi, là. Je suis persuadé que tu dis que jamais, tu ne tomberas dans ce piège. Jamais tu ne relieras la fréquentation de ta page avec la qualité de ce que tu pourrais y avoir écris. Oh, ça, c'est que tu prétendais avant ... Avant ce moment où la page de statistiques est devenue ta drogue quotidienne. Celle qui te dit si tu écris bien ou mal.
S'il te plait, ne me dis pas que tu ne tomberas jamais dans cet excès. Ne le REPETE pas, tu attirerais sur toi la malédiction de la Blogosphère. Tu te retrouverais, comme moi il y a quelques semaines, à faire de ta page de stats l'une des tes visites prioritaires la matin, au moment de l'allumage du PC. Tu douterais de la qualité de textes qui sont pourtant très biens, mais qui ont le seul tort de ne pas être "populaires".
Qu'importe ?
Que cherches-tu finalement ? Te faire plaisir et donner aussi un peu de plaisir à tes lecteurs ? Ou souhaites-tu seulement que le nombre de tes visiteurs soit un nombre de quatre chiffres ? Si c'est la deuxième éventualité que tu choisis, pars tout de suite t'inscrire pour L'Île de la Tentation version 2004 ou Koh Lanta. Dépêches-toi. Ou alors, si tu es un homme, change de sexe. Car, c'est bien connu, dans la Blogosphère, tu feras plus d'audience si tu descends de Vénus plutôt que de Mars. Conséquence bien logique d'une certaine masculinisation du monde Internaute ? Ou phénomène seulement temporaire ? L'avenir nous le dira.
Mais si ton coeur se sent plutô attiré par la première voie, alors n'hésite pas à prendre un break si tu sens que la qualité de tes posts commence à décliner (et ce, quelque soit le signe de la dérivée de la fonction donnant, en fonction du temps, le nombre de tes visiteurs), souffle, arrête de consulter ta page de stats. Arrête d'écrire en pensant aux lecteurs. Fais-toi simplement plaisir.
L'écriture doit être un plaisir sans cesse renouvelé, plutôt qu'une triste routine.
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Les vignettes ci-dessus correspondent à mes coups de coeur du moment. Elles représentent :
- Nantes : la ville dans laquelle j'étudie depuis plus de deux ans. Un climat et un cadre des plus agréables.
- K's Choice : c'est au cours de mon séjour en Belgique que j'ai découvert ce groupe de pop-rock belge. K's Choice a percé sur la scène internationale en 1996, avec le tube "I'm not an addict". Pourtant, le talent de Sarah et Gert Bettens ne saurait se résumer à ce seul titre. Une compilation, intitulée "10" et résumant les dix années d'existence du groupe est disponible en CD et en DVD.
- Keren Ann : elle s'était fait un nom en travaillant avec Benjamin Biolay sur l'album "Vue sur ..." de Salvador. Après une très belle "Disparition", elle nous revient avec un album anglais tout en délicatesse, Not Going Anywhere. Un pur bonheur.
- Cali : révélation musicale de cette rentrée, Cali a composé un album traitant d'un seul et unique thème : l'amour. Il en parle avec réalisme et humour. A découvrir.
- Wolf's Rain : série d'animation réalisée par le prolifique et talentueux Studio Bones, Wolf's Rain se situe dans un futur dont les loups auraient disparu. Pourtant, eux seuls connaîtraient le chemin vers l'Eden. Et si des loups solitaires rôdaient encore en ce monde ?
- Lene Marlin : révélation musicale de la rentrée 1999, la jeune norvégienne nous propose enfin son second album (Another Day). Les textes sont plus mâtures, la voix toujours aussi douce, bien soutenus par une musique efficace.
- 24 : dans le seconde saison de 24 (renommée 24h Chrono sur Canal +), Jack Bauer et David Palmer, devenu le premier Noir président des Etats-Unis, doivent empêcher qu'une bombe nucléaire n'explose à Los Angeles. Un compte-à-rebours tendu, avec toujours plus de rebondissement, de retournements de situations, de pression.
- Buffy The Vampire Slayer : la septième et dernière saison de Buffy sera diffusée bientôt en France. 22 derniers épisodes qui concluent en beauté la série, avec un ennemi plus redoutable que jamais. Cette saison, tout sera une question de pouvoir.
- Witch Hunter Robin : série TV de 26 épisodes produite en 2002 par Sunrise. Une ambiance prenante, un scénario intelligent.
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