10.04.05
Hemisphair : Deuxième Saison ! [Weblog]
La première "saison" d'Hemisphair est désormais terminée. Afin de redynamiser mon weblog, de saisir l'occasion d'utiliser un nouvel outil (le logiciel de gestion de contenu Wordpress), j'ai décidé de lancer dans la foulée la "seconde saison" de mon weblog.
Notez bien toutefois que l'ancien flux RSS et cette page-ci ne seront plus mis à jour. Pour lire mes nouveaux billets, il faut vous rendre sur http://www.hemisphair.net/blog. L'adresse du nouveau flux RSS est http://hemisphair.net/blog/feed/. Merci d'avance de mettre à jour vos favoris et vos agrégateurs !
Au plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle partie de la vie d'Hemisphair, que j'espère aussi riche et variée que la précédente.
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04.03.05
Meme musical [Musique]
LordB m'ayant convié à cette sympathique chaîne musicale, je vais essayer de lui rendre honneur.
Quelle est la dernière chanson que vous avez écoutée avant de lire ce message ?
Carpe Diem, d'Aldebert.
Combien y a-t-il de fichiers de musique sur votre ordinateur ?
1445 fichiers, 5.02 Go m'indique iTunes. La numérisation d'une partie de ma collection personnelle en fait, celle que j'écoute le plus souvent.
Quel est le dernier CD que vous avez acheté ?
Le Fil, par Camille. Un disque de chanson fran?aise, très beau, très original.
Donnez cinq chansons que vous écoutez souvent ou qui comptent beaucoup pour vous.
L'horreur. Déjà, sélectionner cinq albums aurait été mission impossible, alors cinq chansons ... Bon, tentons malgré tout.
* La Nuit je mens, par Alain Bashung : certainement la chanson qui continue à m'intriguer par ses sens, par la voix inimitable de Bashung.
* On ira, par Jean-Jacques Goldman. Parce que Goldman a profondément marqué ma jeunesse, parce que cette chanson réveille des tentations auxquelles j'aurais volontiers cédé dans une autre vie, parce que l'appel au voyage.
* La Disparition, par Keren Ann. pour ses paroles sublimes.
* Just like Honey par The Jesus and Mary Chain : une très belle chanson que l'on retrouve dans le générique de fin de Lost In Translation, un de mes films cultes.
* Graines d'Etoiles, un duo entre Emilie Simon et Perry Blake. Deux voix atypiques, une musique envoûtante.
A qui allez-vous passer le relais (3 personnes) et pourquoi ?
Tout comme IokanaaN, je n'ai pas vraiment l'habitude de faire suivre les chaînes, mais celle-ci me paraît amusante, donc ...
* Bertrand, parce qu'il a déjà abordé la question de l'évolution de ses goûts musicaux et que j'aimerais bien en connaître plus sur ses goûts du moment ;
* David, parce qu'on n'a jamais eu l'occasion de vraiment aborder ce sujet quand nous nous côtoyions tous les jours et que c'est, je pense, un tort.
* Tonionio, parce que ses goûts musicaux, s'ils sont assez éloignés des miens, m'inspirent parfois de très bonnes surprises. Et que, fanboy comme il est, je suis convaincu qu'il saura faire vivre la chaîne comme il se doit.
Quelle est la dernière chanson que vous avez écoutée avant de lire ce message ?
Carpe Diem, d'Aldebert.
Combien y a-t-il de fichiers de musique sur votre ordinateur ?
1445 fichiers, 5.02 Go m'indique iTunes. La numérisation d'une partie de ma collection personnelle en fait, celle que j'écoute le plus souvent.
Quel est le dernier CD que vous avez acheté ?
Le Fil, par Camille. Un disque de chanson fran?aise, très beau, très original.
Donnez cinq chansons que vous écoutez souvent ou qui comptent beaucoup pour vous.
L'horreur. Déjà, sélectionner cinq albums aurait été mission impossible, alors cinq chansons ... Bon, tentons malgré tout.
* La Nuit je mens, par Alain Bashung : certainement la chanson qui continue à m'intriguer par ses sens, par la voix inimitable de Bashung.
* On ira, par Jean-Jacques Goldman. Parce que Goldman a profondément marqué ma jeunesse, parce que cette chanson réveille des tentations auxquelles j'aurais volontiers cédé dans une autre vie, parce que l'appel au voyage.
* La Disparition, par Keren Ann. pour ses paroles sublimes.
* Just like Honey par The Jesus and Mary Chain : une très belle chanson que l'on retrouve dans le générique de fin de Lost In Translation, un de mes films cultes.
* Graines d'Etoiles, un duo entre Emilie Simon et Perry Blake. Deux voix atypiques, une musique envoûtante.
A qui allez-vous passer le relais (3 personnes) et pourquoi ?
Tout comme IokanaaN, je n'ai pas vraiment l'habitude de faire suivre les chaînes, mais celle-ci me paraît amusante, donc ...
* Bertrand, parce qu'il a déjà abordé la question de l'évolution de ses goûts musicaux et que j'aimerais bien en connaître plus sur ses goûts du moment ;
* David, parce qu'on n'a jamais eu l'occasion de vraiment aborder ce sujet quand nous nous côtoyions tous les jours et que c'est, je pense, un tort.
* Tonionio, parce que ses goûts musicaux, s'ils sont assez éloignés des miens, m'inspirent parfois de très bonnes surprises. Et que, fanboy comme il est, je suis convaincu qu'il saura faire vivre la chaîne comme il se doit.
03.03.05
Mangajima n°4 [Publications]
Courrez vite dans le magasin de journaux le plus proche de chez vous !
Car, le voilà enfin, en vente depuis hier : le quatrième numéro de Mangajima !
Sous une belle couverture Full Metal Alchemist, la série phare actuellement diffusée sur Canal+, vous pourrez y trouver les rubriques habituelles (dont le "trombinoscope", les chroniques manga et anime, le portrait, la couv', ... et, bien sûr, l'inénarrable rubrique Nani, qui, à chaque numéro, renforce un peu plus ma légende).
En marge de ces rendez-vous réguliers, ce numéro renferme des articles sur des oeuvres passionnantes : Death Note, Monster, Ping Pong, Slam Dunk, Gunslinger Girl, Full Metal Alchemist, Chrno Crusade, ... Une diversité qui constitue l'empreinte Mangajima !
Rien de tel qu'un petit séjour sur l'île Manga (la signification du mot "Mangajima") pour faire le plein de bonne humeur !

Car, le voilà enfin, en vente depuis hier : le quatrième numéro de Mangajima !
Sous une belle couverture Full Metal Alchemist, la série phare actuellement diffusée sur Canal+, vous pourrez y trouver les rubriques habituelles (dont le "trombinoscope", les chroniques manga et anime, le portrait, la couv', ... et, bien sûr, l'inénarrable rubrique Nani, qui, à chaque numéro, renforce un peu plus ma légende).
En marge de ces rendez-vous réguliers, ce numéro renferme des articles sur des oeuvres passionnantes : Death Note, Monster, Ping Pong, Slam Dunk, Gunslinger Girl, Full Metal Alchemist, Chrno Crusade, ... Une diversité qui constitue l'empreinte Mangajima !
Rien de tel qu'un petit séjour sur l'île Manga (la signification du mot "Mangajima") pour faire le plein de bonne humeur !

17.02.05
De la mauvaise utilisation de la technologie [Weblog]
Quand les gens utilisent des technologies qu'ils ne se donnent même pas la peine de maîtriser, cela donne ça. Une requête par seconde sur le flux RSS : il faut le faire !
14.02.05
Des nouvelles [Weblog]
Certains se demandent ce qui est arrivé à mon weblog. Très bonne question.
En fait, mercredi (9 février), j'ai été victime d'une attaque massive de spam de commentaires qui, en dépit des filtres installés sur mon weblog, ont submergé la base de données d'Hemisphair de requêtes.
Mon hébergeur m'a donc écrit en expliquant suspendre temporairement ma base de données, arguant que ma "base surcharge le serveur (500% de charge)". J'ai demandé la réactivation de la-dite base, sachant que je vais changer de système de gestion de weblogs (ou, au moins, passer à la toute dernière version de b2evolution).
Le "restricted access" de ces derniers jours n'était là que pour me permettre de faire ces modifications tranquillement. Certains ont cru que je désirais rendre mon weblog privé, ce qui n'est absolument pas le cas. De même, il ne s'agit pas d'une fermeture : j'aurais écrit un message pour prévenir s'il s'agissait de cela. Mon weblog est plus que jamais d'actualité, j'ai différents projets pour animer mon domaine. Vous êtes loins d'en avoir fini avec moi.
Pour le moment, je suis dépendant de la remise en marche de ma base et aussi de mon temps disponible (qui est réduit comme peau de chagrin en ce mois de février). Mais je travaille sur la bonne remise en ordre de l'ensemble, croyez-le-bien.
Voyons le bon côté des choses : cette mésaventure va m'amener à redynamiser un peu ce weblog, dont la charte graphique avait été gelée depuis octobre 2003. Je vais aussi en profiter pour remettre un peu d'ordre à l'ensemble. Hemisphair va donc tourner un peu au ralenti pendant quelques jours. Ce n'est que transitoire.
Mon hébergeur m'a donc écrit en expliquant suspendre temporairement ma base de données, arguant que ma "base surcharge le serveur (500% de charge)". J'ai demandé la réactivation de la-dite base, sachant que je vais changer de système de gestion de weblogs (ou, au moins, passer à la toute dernière version de b2evolution).
Le "restricted access" de ces derniers jours n'était là que pour me permettre de faire ces modifications tranquillement. Certains ont cru que je désirais rendre mon weblog privé, ce qui n'est absolument pas le cas. De même, il ne s'agit pas d'une fermeture : j'aurais écrit un message pour prévenir s'il s'agissait de cela. Mon weblog est plus que jamais d'actualité, j'ai différents projets pour animer mon domaine. Vous êtes loins d'en avoir fini avec moi.
Pour le moment, je suis dépendant de la remise en marche de ma base et aussi de mon temps disponible (qui est réduit comme peau de chagrin en ce mois de février). Mais je travaille sur la bonne remise en ordre de l'ensemble, croyez-le-bien.
Voyons le bon côté des choses : cette mésaventure va m'amener à redynamiser un peu ce weblog, dont la charte graphique avait été gelée depuis octobre 2003. Je vais aussi en profiter pour remettre un peu d'ordre à l'ensemble. Hemisphair va donc tourner un peu au ralenti pendant quelques jours. Ce n'est que transitoire.
20.01.05
Coincidences [Insolite]
Dans la série "le monde est petit", ces six derniers mois, j'ai découvert :
- que Batou, personnalité connue du fandom manga/anime français, est le frère d'un ami que je me suis fait au cours de mes deux dernières années en école ;
- que l'un de mes copains de bureau avait fait son stage ingénieur avec Merriadoc ;
- qu'un weblogger doctorant, toutankh, fait sa thèse dans le même laboratoire que moi (mais pas sur le même site) ;
- que LordB avait passé trois ans à Annecy à l'époque où j'y résidais.
Internet ne réduit pas les fameux six degrés de séparation. Mais il les rend beaucoup plus palpables.
- que Batou, personnalité connue du fandom manga/anime français, est le frère d'un ami que je me suis fait au cours de mes deux dernières années en école ;
- que l'un de mes copains de bureau avait fait son stage ingénieur avec Merriadoc ;
- qu'un weblogger doctorant, toutankh, fait sa thèse dans le même laboratoire que moi (mais pas sur le même site) ;
- que LordB avait passé trois ans à Annecy à l'époque où j'y résidais.
Internet ne réduit pas les fameux six degrés de séparation. Mais il les rend beaucoup plus palpables.
18.01.05
Par ici la sortie, de Jean-Marc Moutout [Cinéma]
Pour Noël, je me suis fait offrir le DVD de Violence des Echanges en Milieu Tempéré. Sur la galette dédiée aux suppléments figure un documentaire inédit de Jean-Marc Moutout, Par ici la sortie dans lequel le réalisateur revient sur la campagne de promotion du film. On y trouve les réactions de nombreux spectateurs à l'issue de projections en avant-première. Car, comme pour tout long-métrage qui se respecte, la campagne de promotion s'est accompagnée d'une série de rencontre-débats à travers toute la France. L'ensemble se révèle très intéressant et permet éventuellement d'éclairer l'oeuvre de Moutout sous un jour nouveau. On y voit beaucoup de réactions de personnes issues des fameuses classes ouvrières ; l'occasion de débattre autour de ce qu'il faudrait faire pour résister face à des mécanismes qui semblent dépasser les destinées individuelles ou collectives (puisque de grandes entreprises peuvent mettre à la porte des usines de 200 à 500 salariés sans devoir se préoccuper de considérations éthiques). Et aussi de réfléchir aux limites de chacun par rapport à la compromission de ses propres valeurs : n'est-il pas dangereux de laisser couler les choses, de laisser les audits et la consultance régner sous prétexte que les décisions viennent d'en-haut ? Les ouvriers ne font rien car ils n'ont pas le pouvoir. Les consultants acceptent de faire le sale travail car il y aura toujours quelqu'un d'autre pour les remplacer au cas où ils refuseraient de faire le sale travail. Les chefs d'entreprises recourent aux techniques d'audit et d'optimisation des flux de production car ils se retrouveront à la porte s'ils ne satisfont pas leurs actionnaires ... Le cercle est vicieux et nul ne voit comment en sortir. C'est la faute aux consultants, aux patrons, aux actionnaires, à la mondialisation. Et l'on ne peut rien y faire. Cette acceptation passive d'une évolution qui nous dépasserait, ce fatalisme serait, selon une spectatrice, le premier pas vers la barbarie. La même que le monde a connu pendant la seconde guerre mondiale.
Le reportage fait aussi ressortir les limites du long-métrage de Jean-Marc Moutout : le film est un révélateur de la situation actuelle, il pose des questions mais n'esquisse guère de solution. Une spectatrice regrettera ainsi de ne pas y trouver d'espoir. Mais le réalisateur semble avoir délibérément préféré faire de son oeuvre le support d'un dialogue plutôt qu'un manifeste de résistance aux dogmes du néo-libéralisme. La création de ce documentaire en témoigne. Jean-Marc Moutout précise d'ailleurs que filmer ses rencontres avec les spectateurs a énormément nourri sa réflexion.
Seul bémol : à l'exception de quelques étudiants marchant sur les traces des personnages de Violence des Echanges en Milieu Tempéré et d'une personne passée de la consultance à l'animation radiophonique, on ne voit aucun consultant donner ses impressions. Choix délibéré du réalisateur ? Absence de cette "catégorie" de population lors des projections ? La question reste posée.
Le reportage fait aussi ressortir les limites du long-métrage de Jean-Marc Moutout : le film est un révélateur de la situation actuelle, il pose des questions mais n'esquisse guère de solution. Une spectatrice regrettera ainsi de ne pas y trouver d'espoir. Mais le réalisateur semble avoir délibérément préféré faire de son oeuvre le support d'un dialogue plutôt qu'un manifeste de résistance aux dogmes du néo-libéralisme. La création de ce documentaire en témoigne. Jean-Marc Moutout précise d'ailleurs que filmer ses rencontres avec les spectateurs a énormément nourri sa réflexion.
Seul bémol : à l'exception de quelques étudiants marchant sur les traces des personnages de Violence des Echanges en Milieu Tempéré et d'une personne passée de la consultance à l'animation radiophonique, on ne voit aucun consultant donner ses impressions. Choix délibéré du réalisateur ? Absence de cette "catégorie" de population lors des projections ? La question reste posée.
13.01.05
Un Mac dans Gravion Zwei [Apple/Mac]
Image tirée du huitième épisode de Gravion Zwei, une série de mechas (comprendre "robots") réalisée par le prolixe studio Gonzo.


10.01.05
Emilie Simon et la Marche de l'Empereur [Musique]
C'est aujourd'hui qu'est sortie la bande-originale de La Marche de l'Empereur, un long-métrage de Luc Jacquet sortant sur les écrans le 25 janvier prochain. Pourquoi parler de cette BO alors que le film n'est même pas encore projeté dans les salles ?
Tout simplement parce qu'elle est l'oeuvre d'Emilie Simon, une jeune et talentueuse compositrice française (qui a d'ailleurs reçu, en 2004, la Victoire de la Musique du meilleur album de musiques électroniques). Son premier album était enthousiasmant, celui-là l'est tout autant. Les morceaux nous plongent dans l'univers glacé du film. Un film que j'attends maintenant avec encore plus de curiosité.
Tout simplement parce qu'elle est l'oeuvre d'Emilie Simon, une jeune et talentueuse compositrice française (qui a d'ailleurs reçu, en 2004, la Victoire de la Musique du meilleur album de musiques électroniques). Son premier album était enthousiasmant, celui-là l'est tout autant. Les morceaux nous plongent dans l'univers glacé du film. Un film que j'attends maintenant avec encore plus de curiosité.
Bloc-notes : chiffre surprenant [Thèse]
Je viens de réaliser que, dans mon labo (d'un point de vue "localisation physique" - en pratique, le laboratoire s'étend sur trois sites), parmi les 27 doctorants en Sciences et Technologies de l'Information et des Matériaux, 23 sont ingénieurs.
09.01.05
Bloc-notes : sur la diminution des bourses de thèse [Recherche]
Pour ce qui est du CNRS et des bourses de docteur-ingénieur attribuées à des personnes déjà titulaires d'un diplôme d'ingénieur : en 2003, le CNRS accueillait 805 boursiers BDI contre 860 fin 2002.
Source : Bilan Social 2003 du CNRS
Source : Bilan Social 2003 du CNRS
07.01.05
Rois et reine d'Arnaud Desplechin / Mauvais génie de Marienne Denicourt et Judith Perrignon [Littérature, Cinéma]
Arnaud Desplechin est considéré comme l'un des cinéastes les plus talentueux de sa génération. Son dernier film, Rois et Reine, a été unanimement salué par la critique (Les Inrockuptibles l'ont élu meilleur long-métrage de 2004 tandis que Télérama le classait deuxième). Des louanges largement mérités au vu de la complexité et de la densité de l'ensemble, soutenu par des acteurs flamboyants (Mathieu Amalric campe un personnage d'un impressionnante complexité tandis qu'Emmanuelle Devos, dans la peau de Nora, arrive à faire jaillir chez le spectateur des sentiments très contradictoires).
Oui, mais ...
Cette semaine est sorti Mauvais génie, un roman de Marianne Denicourt, actrice, ancienne compagne de Desplechin, et Judith Perrignon, journaliste à Libération. Un livre qui constitue la réponse de Marianne Denicourt à son ancien compagnon : elle l'accuse d'avoir travesti son histoire. Car pour Rois et Reine, Desplechin s'est volontiers inspiré de la vie de celle qu'il avait dirigé dans Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle) : que de similitudes entre Nora, le personnage principal de Rois et Reine, et Marianne Denicourt, mère d'un fils qui n'a jamais connu son père (ce dernier étant mort alors qu'il n'était même pas né) et dont le propre père est mort d'un cancer généralisé en 1995 !
Marianne Denicourt explique cette semaine dans Le Nouvel Observateur qu'elle ne "pouvait pas laisser passer ça", qu'"elle ne pouvait pas accepter que soit ainsi jetée dans la boue la mémoire de [son] père, du père de [son] fils, qu'il ne connaît pas, et la vie de [son] fils.". Que "film après film, [Arnaud Desplechin] écrase les gens. Mais il a une telle légitimité artistique que personne ne dit rien."
Mauvais génie aurait-il eu moins d'écho s'il ne s'agissait pas d'un roman à "clefs" (mais peut-on seulement encore parler ici d'un roman à clefs ?) ? Peut-être pas. Car Marianne Denicourt et Judith Perrignon n'adressent pas seulement un droit de réponse à Arnaud Desplechin, réalisateur culte des milieux branchés, ce "jeune cinéaste surdoué à l'âge de son plus total accomplissement" (Les Inrockuptibles, 22 décembre 2004), elle dépeignent pertinemment tout un pan de la création cinématographique française. Et épinglent ce micro-milieu qui se gargarise des éloges de Télérama, des Inrockuptibles, de Libération ou des Cahiers du Cinéma.
Interrogé sur l'ouvrage de Marianne Denicourt, Desplechin se contente de dire : "Il paraît que Marianne a fait un livre d'autofiction où elle me fait jouer le rôle du méchant. Alors tout ce que je peux lui souhaiter, c'est d'avoir réussi son autofiction, et d'avoir fait de moi un personnage de méchant réussi." (Les Inrocks, cf. supra)
Une réponse qui n'étonne guère.
A ce sujet, il est passionnant de mettre en regard les entretiens données par Arnaud Desplechin et Mauvais génie. Une manière de faire un peu la lumière sur une "affaire" qui rappelle l'agitation causée, en septembre dernier, par la sortie du nouvel Angot, Les Désaxés (roman pour lequel l'auteur se serait fortement inspirée du quotidien d'un réalisateur bien connu).
Où l'on sent rejaillir le débat autour de la création artistique : jusqu'où peut-on s'inspirer de la vie des personnes qui nous entourent pour créer un livre/un film ? Une discussion décidément très à la mode.
Oui, mais ...
Cette semaine est sorti Mauvais génie, un roman de Marianne Denicourt, actrice, ancienne compagne de Desplechin, et Judith Perrignon, journaliste à Libération. Un livre qui constitue la réponse de Marianne Denicourt à son ancien compagnon : elle l'accuse d'avoir travesti son histoire. Car pour Rois et Reine, Desplechin s'est volontiers inspiré de la vie de celle qu'il avait dirigé dans Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle) : que de similitudes entre Nora, le personnage principal de Rois et Reine, et Marianne Denicourt, mère d'un fils qui n'a jamais connu son père (ce dernier étant mort alors qu'il n'était même pas né) et dont le propre père est mort d'un cancer généralisé en 1995 !
Marianne Denicourt explique cette semaine dans Le Nouvel Observateur qu'elle ne "pouvait pas laisser passer ça", qu'"elle ne pouvait pas accepter que soit ainsi jetée dans la boue la mémoire de [son] père, du père de [son] fils, qu'il ne connaît pas, et la vie de [son] fils.". Que "film après film, [Arnaud Desplechin] écrase les gens. Mais il a une telle légitimité artistique que personne ne dit rien."
Mauvais génie aurait-il eu moins d'écho s'il ne s'agissait pas d'un roman à "clefs" (mais peut-on seulement encore parler ici d'un roman à clefs ?) ? Peut-être pas. Car Marianne Denicourt et Judith Perrignon n'adressent pas seulement un droit de réponse à Arnaud Desplechin, réalisateur culte des milieux branchés, ce "jeune cinéaste surdoué à l'âge de son plus total accomplissement" (Les Inrockuptibles, 22 décembre 2004), elle dépeignent pertinemment tout un pan de la création cinématographique française. Et épinglent ce micro-milieu qui se gargarise des éloges de Télérama, des Inrockuptibles, de Libération ou des Cahiers du Cinéma.
Interrogé sur l'ouvrage de Marianne Denicourt, Desplechin se contente de dire : "Il paraît que Marianne a fait un livre d'autofiction où elle me fait jouer le rôle du méchant. Alors tout ce que je peux lui souhaiter, c'est d'avoir réussi son autofiction, et d'avoir fait de moi un personnage de méchant réussi." (Les Inrocks, cf. supra)
Une réponse qui n'étonne guère.
A ce sujet, il est passionnant de mettre en regard les entretiens données par Arnaud Desplechin et Mauvais génie. Une manière de faire un peu la lumière sur une "affaire" qui rappelle l'agitation causée, en septembre dernier, par la sortie du nouvel Angot, Les Désaxés (roman pour lequel l'auteur se serait fortement inspirée du quotidien d'un réalisateur bien connu).
Où l'on sent rejaillir le débat autour de la création artistique : jusqu'où peut-on s'inspirer de la vie des personnes qui nous entourent pour créer un livre/un film ? Une discussion décidément très à la mode.
06.01.05
XVIII [Citations]
Dans l'épisode 9 de la saison 1 de Six Feet Under.
En version originale :
En version originale :
Nate: You know, sometimes I wish I could be this completely selfish asshole that didn't give a shit about anything and I could just work at some mindless job that paid me a fuckload of money.En français :
Brenda: (laughs) No, you don't.
Nate: It would make my life a lot easier.
Brenda: You don't want your life to be easier.
Nate : Si je pouvais être comme ce type égoiste qui se fout de tout ... qui ferait n'importe quoi pourvu que ça rapporte !
Brenda (rires) : Tu pourrais pas.
Nate : Ma vie serait plus facile.
Brenda: T'as pas envie d'une vie plus facile.
05.01.05
Solidarité mondiale [Actualité]
Dès le départ, participer à l'incroyable élan de solidarité mondiale me paraissait une évidence. Mais en faveur de quelle ONG ? Après réflexion, c'est sur MSF que ma décision s'est arrêtée (pour des raisons liées à l'histoire de cette organisation). Au vu de la transparence dont MSF fait preuve dans sa gestion de l'urgence humanitaire en Asie, je ne regrette pas ce choix.
Mais si MSF a décidé de suspendre l'appel au don pour l'Asie (l'organisation continue toutefois de recevoir les dons en faveur de causes moins médiatiques, pour le Darfour ou le Congo notamment), ce n'est pas pour autant que l'aide ait été suffisante. Les dons sont plus que jamais nécessaires : les ONG ont besoin de soutien pour mener des actions à long terme. Que ce soit là-bas ou dans d'autres contrées du monde, le travail est colossal pour venir en aide à tous ceux qui souffrent.
Mais si MSF a décidé de suspendre l'appel au don pour l'Asie (l'organisation continue toutefois de recevoir les dons en faveur de causes moins médiatiques, pour le Darfour ou le Congo notamment), ce n'est pas pour autant que l'aide ait été suffisante. Les dons sont plus que jamais nécessaires : les ONG ont besoin de soutien pour mener des actions à long terme. Que ce soit là-bas ou dans d'autres contrées du monde, le travail est colossal pour venir en aide à tous ceux qui souffrent.
04.01.05
Corporatisme mon amour ! [Réflexif]
Un billet à débattre chez Berewt :
J'ai toujours détester l'idée que l'on devait constituer un esprit de corps autour de son école, de son cursus, de son outil de blogging ou de son choix de sous-vètements. Je pense sincèrement qu'il y a à peu près autant de vision de son école ou d'une thèse qu'il y a d'étudiants dans une promo ou de thésards. Oui, la vie des thésards est constitué d'événements souvent similaires. Et alors ?
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Les vignettes ci-dessus correspondent à mes coups de coeur du moment. Elles représentent :
- Nantes : la ville dans laquelle j'étudie depuis plus de deux ans. Un climat et un cadre des plus agréables.
- K's Choice : c'est au cours de mon séjour en Belgique que j'ai découvert ce groupe de pop-rock belge. K's Choice a percé sur la scène internationale en 1996, avec le tube "I'm not an addict". Pourtant, le talent de Sarah et Gert Bettens ne saurait se résumer à ce seul titre. Une compilation, intitulée "10" et résumant les dix années d'existence du groupe est disponible en CD et en DVD.
- Keren Ann : elle s'était fait un nom en travaillant avec Benjamin Biolay sur l'album "Vue sur ..." de Salvador. Après une très belle "Disparition", elle nous revient avec un album anglais tout en délicatesse, Not Going Anywhere. Un pur bonheur.
- Cali : révélation musicale de cette rentrée, Cali a composé un album traitant d'un seul et unique thème : l'amour. Il en parle avec réalisme et humour. A découvrir.
- Wolf's Rain : série d'animation réalisée par le prolifique et talentueux Studio Bones, Wolf's Rain se situe dans un futur dont les loups auraient disparu. Pourtant, eux seuls connaîtraient le chemin vers l'Eden. Et si des loups solitaires rôdaient encore en ce monde ?
- Lene Marlin : révélation musicale de la rentrée 1999, la jeune norvégienne nous propose enfin son second album (Another Day). Les textes sont plus mâtures, la voix toujours aussi douce, bien soutenus par une musique efficace.
- 24 : dans le seconde saison de 24 (renommée 24h Chrono sur Canal +), Jack Bauer et David Palmer, devenu le premier Noir président des Etats-Unis, doivent empêcher qu'une bombe nucléaire n'explose à Los Angeles. Un compte-à-rebours tendu, avec toujours plus de rebondissement, de retournements de situations, de pression.
- Buffy The Vampire Slayer : la septième et dernière saison de Buffy sera diffusée bientôt en France. 22 derniers épisodes qui concluent en beauté la série, avec un ennemi plus redoutable que jamais. Cette saison, tout sera une question de pouvoir.
- Witch Hunter Robin : série TV de 26 épisodes produite en 2002 par Sunrise. Une ambiance prenante, un scénario intelligent.
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A propos :
Hemisphair est né en juin 2003. Il constitue mon second weblog après une expérience menée de décembre 2001 à novembre 2002.Hemisphair est géré à l'aide de l'outil b2evolution ; son design est adapté d'un modèle de mise en page proposé par François Planque.
L'ancienne version, réalisée avec b2, reste consultable ici.
